Rendez vos terres fertiles pour cultiver votre meilleur avenir !

C’est en découvrant cette belle pensée d’Antoine de Saint-Exupéry que m’est venue l’idée de cet article.

Mon cerveau de profession libérale surbookée a tout de suite rejeté l’idée en première intention. « Comment ça? Si je ne prévois pas minutieusement mes rendez-vous de la semaine, mon avenir va être une vraie galère ! Et si j’oublie de prévoir mon rendez-vous chez le coiffeur, je ne ressemblerai vite à rien! Et j’aurais l’air maline en arrivant à la salle de sport sans avoir prévu une tenue adaptée ! »

Bref, cette déferlante cérébrale terminée, j’ai entrevu l’idée qu’Antoine de Saint Exupery se souciait sûrement moins de ma gestion d’emploi du temps que d’autre chose. J’ai relu. Et effectivement, c’est de mon avenir qu’il s’agissait. Mais pas de l’avenir à court terme de la manager d’emploi du temps qui s’emploie à trouver de la place pour chaque client sans le faire attendre 2 mois, ni celui de la femme active de près de 50 ans qui souhaite rester pimpante !

Il me semble qu’Antoine de Saint-Exupéry parle ici de l’avenir qui me mènera sur mon lit de mort sans regret, sans l’horrible sensation d’avoir gâché ma vie en me focalisant uniquement dans la gestion d’un quotidien parfois bien compliqué.

Une fois cette idée acquise, impossible pour moi d’en rester là. Finalement, Antoine de Saint-Exupery vient sans le savoir de lâcher une bombe dans mon organisation mentale.

Je crois comprendre que prévoir veut dire « mettre le futur sous contrôle « , le planifier, imaginer dans les moindres détails ce que je veux qu’il soit et me fabriquer des obligations rarement fondées sur des éléments rationnels mais totalement assujetties au monde de l’émotionnel qui a finalement très peur. L’humain a fondamentalement peur.

Prévoir mes actions en fonction de ce que les autres semblent vouloir pour soit disant faire que tout se passe bien….. N’avez-vous jamais remarqué que c’est toujours avec le plus râleur, le moins compréhensible et le plus borderline que l’on prévoit au mieux sa manière de faire et de s’exprimer, envoyant inconsciemment illico presto au diable le gentil et le compréhensif dont on ne craint pas d’affronts. Et ce, même si c’est souvent ce « gentil » avec qui on préférerait échanger et passer du temps. N’est-ce pas le meilleur moyen de ne s’attirer dans sa vie que des enquiquineurs stériles et d’éloigner ceux qui valent vraiment la peine de les faire entrer dans notre vie.

Idem avec les situations « à risques » ou les moins agréables. On prévoit toujours plus de temps, de disponibilité pour gérer les ennuis et les activités où les autres mettent une pression sur nos résultats aux dépens des situations agréables et relaxantes pour lesquelles on n’est seulement disponible par défaut… c’est à dire, quand plus rien ne nous en empêche. Voilà encore une manière de prévoir un avenir rempli d’ennuis au lieu de plaisir.

Ce sur quoi on se concentre rempli notre vie.

Ne serait-ce pas une forme d’immaturité face à la vie qui aurait tant de choses à m’offrir si j’arrêtais de tout prévoir en organisant à l’avance mon destin en sautant d’obligations en obligations et de gestion de caprices en gestion de caprices?

Oui, j’ai besoin d’un cadre et d’une structure spacio-temporelle pour fixer des points de rencontre avec les autres. Mais finalement, l’avenir va bien au delà de ça. L’avenir je ne le veux pas débordant de tous les autres. Je ne le veux pas rempli de toutes les relations possibles et imaginables. Je le souhaite rempli de relations heureuses et enrichissantes.

Prévoir mes rendez-vous me permet de fragmenter mon temps en petits morceaux pour répondre aux demandes de plus de personnes possibles. Je peux faire plaisir au plus grand nombre et j’obtiens la satisfaction personnelle d’avoir beaucoup de clients et d’être une professionnelle recherchée, reconnue et appréciée pour sa disponibilité. Ok, mais est-ce que c’est ce que je veux vraiment ?

Rendre possible l’avenir ne serait il pas plutôt me permettre, m’autoriser, me donner les moyens de remplir mon planning de clients qui comptent vraiment pour moi? De rendez-vous avec des personnes qui partagent pleinement mes valeurs professionnelles, des personnes qui veulent vraiment faire une démarche de soin avec moi et qui s’engagent sérieusement de tout leur cœur dans le processus thérapeutique.

De la même manière, pourquoi serais-je obligée de prévoir des interactions d’ordre privé pour satisfaire par habitude des proches issus de mon passé au lieu de laisser la place à de nouvelles personnes qui correspondent bien mieux aux échanges et aux activités dont je souhaite pourvoir mon avenir ? La prévision ne tient pas compte de ce paramètre. La prévision me donne la capacité de gérer ce qui est déjà dans ma vie. Pas de rendre possible un avenir différent. Pas d’orienter mes choix vers ce que je veux vraiment.

Ça c’est un avenir qui me plairait plus. Un avenir riche d’expériences professionnelles et privées enrichissantes et dynamisantes. La seule gestion de planning ne peut pas m’apporter cela. La prévision de mon emploi du temps m’apporte des patients engagés, certes, mais également un lot considérable de personnes qui ne viennent pas sans prévenir ou qui attendent tout de moi pour aller mieux sans vouloir faire le moindre effort pour changer les stratégies qu’ils utilisent depuis longtemps et qui les ont mené à l’état douloureux et au mal-être dans lequel ils se trouvent maintenant.

Prévoir l’avenir, vu sous cet angle est à mon sens limitant et source de déception. Une forme de perfectionnisme. Le perfectionnisme des gens qui veulent satisfaire tout le monde sauf leur âme. Cette âme qui est venue au monde pour expérimenter le bonheur d’être ce qu’elle est. Libre d’être pleinement épanouie et non angoissée chaque jour d’expérimenter la satisfaction des autres pour ce qu’elle n’est pas.

En fait, prévoir son avenir c’est finalement assez simple. On s’organise pour satisfaire son petit ego qui veut entendre « je suis quelqu’un de gentil, je suis capable d’éviter les conflits, je suis capable de montrer à ceux qui pourraient émotionnellement déborder que je suis quelqu’un de bien et que je fais ce qu’il faut pour qu’ils puissent se sentir gagnant  »

Au final, c’est moi qui suis perdante car à prévoir sans tenir compte de ma vision idéale « de mon avenir le plus beau », je passe mon temps à faciliter le présent d’autrui en niant que de facto je pourris mon avenir. Et quelque part, je m’abandonne à une sorte de fainéantise immédiate en écrasant l’idée que la douleur des regrets est bien plus forte que la douleur de l’effort dans l’instant.

Et oui, pour en revenir à cette phrase de Saint-Exupery, « rendre possible  » un avenir choisi demande de l’effort à chaque instant.

Tout d’abord l’effort de réfléchir à ce que l’on veut vraiment faire entrer dans sa vie. Ensuite, l’effort de faire les choix qui nous mènent à la création potentielle de cet avenir, même si nos relations nous poussent vers autre chose, et l’effort d’agir en pensées et en actions pour ouvrir le champ à cet avenir désiré.

Rendre possible l’avenir demande un effort, car c’est une succession de choix que l’on doit poser et tenir. C’est un acte personnel, une démarche interne qui va vers la création dans la réalité de quelque chose qui nous anime. Rendre possible l’avenir, ce n’est pas laisser les autres, les situations, la météo et l’humeur du poisson rouge décider pour nous. C’est une profession de foi envers la vie qui nous a créée et non la flemingite aiguë de l’immature qui attend que les autres décident pour lui ce qui semble nécessaire de faire.

Les gens qui manquent de confiance en eux cherchent à contrôler l’avenir car ils n’ont pas la certitude qu’ils seront efficaces dans l’improvisation. Ils sont en panne de créativité. Ils cherchent à s’adapter à ceux qui forment leur clan pour s’assurer qu’ils n’en seront pas bannis. Ils vivent en fonction de ce qui les mène à ce faux sentiment de paix, cette paix relative car aliénée à la négation de qui ils sont vraiment, de leurs rêves, de leur vérité. C’est une prison car seul « rendre l’avenir choisi possible  » apporte la vraie liberté. La liberté d’être soi, la liberté de choix, la liberté de vivre.

« Rendre possible  » c’est ouvrir des fenêtres sur des opportunités que l’on souhaite vivre pour ne pas avoir de regrets et se dire un jour « j’ai laissé passer ma chance ». C’est se donner la liberté de se créer des moments ou des expériences. C’est se positionner dans le présent pour rendre les choses faisables.

C’est de l’anticipation pas de la prévision. Je mange sain maintenant pour anticiper mon vieillissement dans les meilleures conditions possibles. Donc je rend possible un avenir sans trop de douleur. Je ne fais pas la prévision qu’il sera ainsi, mais j’augmente largement les probabilités du possible.

Il n’y a pas de prévisions mais uniquement des choix à faire quand on veut rendre quelque chose possible

Si ma vision d’avenir idéal contient le besoin d’être en paix, le prévoir ne sert à rien. Le rendre possible, c’est couper tout contact rapproché avec ceux qui sont réputés pour semer la zizanie. Ceux qui sont sujets à l’immaturité émotionnelle, qui sont dans l’incapacité de gérer leurs émotions ou qui adoptent des comportements qui ne correspondent pas à mes valeurs d’harmonie. Et c’est travailler à grandir, à apprendre à gérer mes émotions, à faire en sorte de devenir une personne agréable et sereine en toute situation.

Si ma vision de l’avenir idéal passe par la construction d’une relation amoureuse solide, il m’appartient de devenir une femme capable d’aimer l’autre, de lui apporter toute l’affection, la reconnaissance et le soutien physique, émotionnel et mental qu’il mérite, de lui ouvrir les portes de ma vie et de mon emploi du temps. Tout comme il m’appartient de prendre soin de moi, de mes rêves et de mes propres objectifs pour ne pas lui faire porter le poids de mon bonheur. C’est à dire qu’il m’appartient de rendre cet avenir possible, de créer dès maintenant le terrain fertile d’une vie amoureuse solide pour l’attirer dans ma vie. Ça veut dire aussi, rester fidèle à mes valeurs et être sélective pour choisir un homme en qui je peux avoir confiance pour faire également de son mieux pour rendre cet idéal de relation possible.

Qui peut croire qu’on peut avoir un avenir amoureux stable et heureux avec une personne qui n’a pas su pendant son célibat préparer le terrain fertile à une relation harmonieuse ?

Si je souhaite une vie professionnelle enrichissante et passionnante, c’est à moi de la rendre possible en devenant une personne pro-active, confiante en ses capacités et ne laissant pas à la destinée le choix de lui donner de la reconnaissance ou non de la part de ses clients ou de son patron. Je ne peux rendre mon avenir professionnel heureux qu’en créant en moi le terrain de l’employé heureux, ou du patron charismatique.

Créer un terrain fertile, rendre l’Avenir possible avec un grand A, c’est faire le choix de développer ses connaissances de soi, de l’humain, des relations, de parfaire ses compétences sans attendre que les autres nous y invitent. Sans attendre les ultimatums. Sans attendre de ne plus avoir le choix.

De facto, quand on adopte l’état d’esprit de ceux qui rendent possible un avenir meilleur, on n’a de cesse de cultiver un terrain fertile pour toutes les belles choses que l’on souhaite vivre. On se prend en main, on se surprend à rêver en couleur et on devient moins tolérants pour les éternelles victimes qui ont fait le choix de ne surtout pas choisir.

Et vous? Que vous inspire cette phrase de Saint-Exupéry ?

Arrêtons de chercher à nous vendre!

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Quand nous rencontrons quelqu’un, que ce soit dans un cadre professionnel ou privé, notre ego ne sait pas faire autrement que d’avoir peur que nous ne soyons pas assez bien perçu. Alors il se met à surjouer son rôle pour nous faire « gagner des points » dans la relation. Aussi, la plupart du temps nous entrons en relation en ayant la tête remplie de nous, nous et encore nous. Comme bien souvent nous rencontrons des personnes qui fonctionnent sur le même mode, nous voilà engagés dans un jeu de rôle entre deux ego qui cherchent à s’impressionner mutuellement. Finalement peu de vérités sortent de tels échanges. C’est cela le jeu de la séduction. Et ce jeu n’a pas uniquement lieu entre un homme et une femme qui cherchent à se plaire. Ce jeu de la séduction est courant dans chaque nouvelle rencontre, même professionnelles.

Quand on se connait mieux et que ce petit jeu continue, on rentre alors dans les jeux de pouvoir ou chacun cherche inconsciemment à se sentir gagnant. Bref, voilà le jeux des conflits et autres dépendances qui s’annonce.

Quand on souhaite sortir de tous ces jeux il vaut mieux adopter une autre tactique et arrêter de se vendre. Après tout, on est ce que l’on est, ni plus ni moins et celui ou celle qui n’est pas capable de s’en rendre compte n’est pas fait pour rester dans notre univers. De toute manière, chercher à le séduire n’est pas vraiment chercher à lui montrer qui on est. Alors on risque vite de se retrouver entouré de personnes qui ne nous connaissent pas vraiment et qui nous apprécient pour ce qu’ils croient connaitre de nous. Mauvaise idée!

Au lieu de se mettre en avant, il serait peut-être judicieux de laisser l’autre se montrer tel qu’il est. Au lieu de chercher à montrer notre bel esprit, il serait peut-être heureux de laisser l’autre exprimer qui il est. Plus on cherche à se montrer grand et fort, plus celui qui est en face de soi cherche instinctivement à se montrer à la hauteur, voir plus. Plus vous chercherez à obtenir quelque chose de l’autre, plus il cherchera à vous donner moins. Plus vous cherchez à montrer que vous êtes beau et exceptionnel, plus vous montrez à l’autre à quel point il est moche et faible par rapport à vous. Il ne vous laissera pas faire. Soit il se détournera, soit il se ralliera à votre cause parce que vous l’avez subjugué, mais il ne faudra pas vous étonner qu’il ne vous lâche plus. Il est devenu dépendant.

Pourquoi ne pas vous mettre à la place de l’autre quand vous le rencontrez? Après tout, vous avez envie de mieux le connaitre et de vous en faire un ami. Le mieux n’est-il pas d’enfiler ses chaussures pour mieux comprendre le chemin qu’il a fait jusqu’à maintenant pour arriver aujourd’hui dans votre réalité.
C’est un bon moyen de comprendre ce qu’il recherche chez vous et de quoi il pourrait avoir besoin. Au moins si vous ne vous sentez pas capable de répondre à ce besoin, vous pouvez vous éclipser sans dommages. Si vous sentez que vous pouvez lui apporter quelque chose de positif, alors vous avancerez dans la relation détendu et heureux de vous sentir bénéfique.

Arrêtons aussi d’employer des phrases toutes faites. Vous savez, les phrases que l’on sert à tout le monde sans plus même s’en apercevoir. Pourquoi ne pas essayer d’utiliser le langage de l’autre, d’écouter ses particularité, ses intonations, souligner ce qu’il dit et ce qui lui tient à coeur. Arrêtons de servir à l’autre des stéréotypes tout préparés pour enfin participer à un vrai échange qui pourrait avoir comme point de départ ce qu’on a réellement perçu et écouté dans ce qu’il a déjà dit, dans les attitudes physiques qu’il nous a montré jusque là. Parfois, repérer le manque d’assurance de quelqu’un et simplement lui dire, « oh, moi aussi je suis parfois un peu angoissée quand je rencontre quelqu’un pour la première fois! » peut libérer une conversation et l’orienter vers un beau moment de partage de deux personnes vraies, sans masque de pudeur ou de timidité.

Quand on souhaite sincèrement rencontrer l’autre, il me semble juste d’arrêter de focaliser son attention sur soi uniquement. « Je dois dire cela et pas cela… », « Il doit savoir que je fais ça…. », « je dois lui montrer comment je suis belle, ou intelligente…. », « Elle doit pouvoir comprendre que je suis quelqu’un de bien qui a réussi…. » sont des pensées qui recentrent en permanence notre attention sur nous-même au lieu de la laisser se poser sur l’autre que l’on cherche à rencontrer. Rencontrer réellement quelqu’un pour partager un moment amical ou professionnel avec lui nécessite à mon sens de focaliser nos intentions et nos pensées sur ce qu’on peut apporter à l’autre, sur ses besoins, ses rêves, ses doutes, et jamais sur la reconnaissance qu’il nous apportera, jamais sur l’argent qu’il pourrait nous donner, jamais sur ce qu’il nous donnera ou apportera, jamais sur nos envies à nous que l’on espère voir se réaliser grâce à l’autre.

Capter l’esprit de l’autre pour qu’il nous perçoive comme l’un des siens demande de s’ouvrir à l’autre pour en faire réellement la connaissance au lieu de vouloir lui planter dans le crâne notre argumentaire de vente personnel. C’est apprendre à connaitre de quoi il est particulièrement demandeur, quelles sont ses valeurs, qu’est-ce qui le distingue des autres, quel est son mode de communication favori, et qu’est-ce qu’il apprécie le plus concernant l’attitude au travail ou en amour, ou en amitié en fonction du cadre de la relation.

Et pour faire lâcher un peu notre cher ego qui a une trouille bleu que l’on passe pour un idiot aux yeux de l’autre, il nous faut avant chaque rencontre, nous accorder une indulgence pour nos défauts et nos manques de qualités.
« Je m’accepte tel (telle) que je suis et l’autre m’acceptera ou pas. C’est ainsi, je ne peux rien y changer. »  Il n’existe pas de professionnel parfait comme il n’existe pas de client idéal. Il n’existe pas d’amant ou d’ami idéal. Il existe juste des personnes qui peuvent nous correspondre ou pas. Il existe juste des personnes a qui on peut apporter quelque chose de positif ou non. Qui peuvent aussi nous faire du bien, ou pas.
Ne nous justifions plus ni pour nous-même ni devant qui que ce soit.

Lâchons l’inquiétude: le seul moyen de se débarrasser de l’inquiétude est d’accepter l’échec à l’avance.

Renonçons à notre désir d’être accepté(e), apprécié(e). Ce désir génère des potentiels excessifs qui génèrent des troubles et une attitude empruntée qui nous péjorent et ne nous rendent pas service. Toujours vouloir être validé par l’autre est le meilleur moyen de se faire harponner par un manipulateur toxique qui aura trouvé là une victime parfaite qui s’oubliera complètement pour être à son service.

Concentrons nous juste sur le processus de la rencontre et prenons simplement du plaisir au processus d’échange même si cela se passe dans le cadre d’un entretien commercial.

Accordons nous lors de toutes nos interactions avec les autres à l’énergie de la détente et du plaisir.

Une simple question d’intention!


Dans le sens de la vie, la première intention devrait être de vouloir prendre soin de soi avant de prendre soin des autres. Sur le court terme cela peut paraître égoïste, mais sur le long terme cette attitude est nécessaire pour être l’acteur de relations gagnant /gagnant pour le reste de sa vie.

Pourquoi? Parce que si nous ne le faisons pas nous nous épuisons. Et quand nous serons complètement vidés et épuisés, que nous restera-t-il à donner, à partager? Au fur et à mesure que la vie avance ceux qui se sont oubliés pour les autres se vident de leur substance, de leurs talents et de leurs dons potentiels pour se remplir de frustration et d’aigreur. Est-ce vraiment ce que vous avez envie de vivre? 

Dans chaque activité qu’on se propose de faire, travailler, manger, dormir, s’amuser, faire du sport, se faire des amis, vivre avec un conjoint, évoluer parmi sa famille ou ses collègues, la priorité absolue devrait être « avoir l’intention de toujours prendre soin de soi ».

Prendre soin de son physique, se soigner, se faire beau, se faire du bien physiquement c’est prévenir, éviter tout ce qui pourrait nous épuiser, nous faire du mal, nous enlaidir, nous rendre malade, nous affaiblir. C’est à dire tout ce qui est le fruit de notre réflexion quant à ce qui peut être fait pour se faire du bien et se mettre physiquement en valeur dans cette situation. Et n’hésitons plus à demander de l’aide pour avoir un feed-back avisé! Question clé : pourquoi ce que je suis en train de faire me fait du bien physiquement? Est-ce qu’il existe une autre manière de faire qui pourrait me faire encore plus de bien?

Prendre soin de son énergie émotionnelle, c’est se tourner vers ce qui nous donne des émotions positives, ne partager des activités ou des paroles qu’avec des personnes qui sont prêtes à s’investir (payer le prix juste) dans ce partage et qui ne nous font pas encaisser les dettes en énergies qu’elles laissent après leur passage (colère, critique, plaintes, victimisation). C’est à dire, se détacher émotionnellement de toute personne qui augmente les coûts en énergie de notre vie. Question clé : pourquoi j’échange avec cette personne? Est ce que ma distance émotionnelle avec elle est juste? (Connaissance, copain, amis….). Puis-je rester heureuse et épanouie avec la proximité d’échange qui s’est instaurée entre cette personne et moi? 

Tout cela signifie aussi que prendre soin de soi n’a aucun sens quand on pense le faire en suivant un courant de pensée quelconque sans poser clairement ses intentions. Par exemple, faire du sport par passion du sport sans poser l’intention de prendre soin de soi est la porte ouverte à dépasser ses limites, travailler son corps en dépit du bon sens et se blesser. Choisir ses aliments en fonction d’un courant de pensée sans poser l’intention de faire du bien à son corps est la porte ouverte aux pires carences. 

Ceci signifie surtout une chose ! C’est que pour pouvoir répondre à l’intention de prendre soin de soi, il nous faut avoir la connaissance de ce qui est bon pour nous physiquement et émotionnellement. 

Voici la plus grande difficulté pour sincèrement prendre soin de soi: avoir la connaissance de ce qui est bon pour soi.

C’est pourquoi j’ai rédigé une formation qui s’appelle « savoir faire les bons choix  » (infos par mail ), car je rencontre beaucoup de personnes de bonne volonté pour prendre soin d’eux mais complètement perdus pour définir ce qui est bon pour eux. 

De manière générale, la vie est une suite d’expériences échec / réussite. Si on prend le temps d’analyser ces expériences on progresse dans la connaissance de soi et de ce qui est bon et moins bon pour soi. 

Voici une piste d’analyse qui peut vous aider:

  1. Qu’est-ce que je suis en train de faire ?
  2. Qu’est-ce qui m’a motivé pour le faire?
  3. À qui suis-je en train de chercher à faire plaisir? À qui je ne fais pas plaisir?
  4. À qui suis-je en train d’essayer de plaire? 
  5. Quel prix énergétique, quelle fatigue physique cela me coûte-t-il?
  6. Quel prix émotionnel suis-je en train de payer?
  7. Suis-je prêt à accepter ces coûts? Quelles conséquences?
  8. Pourquoi? Qu’est-ce que j’en retire? Qu’est-ce que cela m’apporte? En quoi cette activité me construit et me rapproche de la plus belle version de moi-même?
  9. Si maintenant je pose l’intention ferme de ne faire que prendre réellement soin de moi dans cette activité, qu’est-ce que je peux modifier?