Sauvez-vous !

Amis Saint-Bernard, à vous qui perdez votre identité en vous enfermant dans un rôle trop lourd à porter en construisant vos relations avec vos proches sur les meilleures intentions possibles sans voir que vous mettez vos autres relations affectives et professionnelles plus saines en mode péril, cet article est fait pour vous.

Tout d’abord, je voudrais rendre hommage à deux auteures Mary C. Lamia et Marylin J. Krieger dont le livre « Le syndrome du sauveur » aux éditions Eyrolles a aidé plus d’une âme perdue à retrouver le chemin de la liberté en apportant du sens à ce qui ravageait les tripes de leur propriétaire. Cet article inspiré pour beaucoup de leur travail a pour intention de vous inviter à lire leur livre et à l’utiliser pour vous rendre la vie plus belle.

Alors, si vous êtes un adepte de  » la boule au ventre chronique » ou des relations affectives de qualité douteuse sans envergure ni inspirantes, rassurez-vous, c’est juste un petit problème d’aiguillage sur les rails de votre vie. Si vous souhaitez libérer votre « bidon » et enfin pouvoir vous laisser porter par des relations harmonieuses, suivez-moi et je vous donnerai quelques pistes. Sinon, ne changez rien et laissez la vie vous guider. Elle vous montrera où le chemin que vous suivez maintenant vous mène et quand l’impasse se montrera, vous saurez qu’il existe un moyen pour s’en sortir et vous pourrez alors décider de changer de direction.

Vous êtes une belle personne, sachant faire preuve d’intelligence, capable d’à propos et dotée de cette habitude de ne jamais vraiment demander de l’aide pour vous-même au sein de votre sphère intime.

Stop! Regardez autour de vous! Qui s’y trouve ?

Non! Pas vos collègues de travail ni vos amis de longue date que vous voyez au mieux une fois par trimestre ! Ni même les copains et copines avec qui vous mangez sur le pouce ou allez boire un verre! Non! Pas eux! Mais vos proches. C’est à dire ceux qui ont leur vie intriquée à la vôtre, ceux pour qui vos décisions ont un sens et des répercussions dans leur quotidien. Ceux dont vous devez tenir compte de l’existence pour faire vos choix chaque jours.

Ah! Ils sont moins nombreux, n’est-ce pas! Pourtant ce sont eux qui façonnent 97% de votre espace mental et qui occupent bien malgré vous la totalité de vos prises de décisions car tout est tourné dans votre vie en fonction d’eux.

Je vous entends d’ici vous en défendre et dire que « non, ce n’est pas vrai ! », pourtant c’est bien vous qui vivez avec cette boule au ventre suspendue à vos décisions et à vos choix.

Regardez bien les personnes qui vivent dans le cercle proche de vos intimes. N’oubliez pas d’y inclure vos enfants.

N’y a-t-il pas une personne désemparée qui a besoin qu’on la soutienne, la conseille, qu’on prenne soin d’elle ? Une personne socio-dépendante dotée d’une forte dépendance émotionnelle éprouvant des sentiments d’infériorité, de vide et de honte. Ou à l’inverse une personne déprimée auto-critique perclus de culpabilité, de doute quant à sa valeur, qui craint l’échec et qui vit par anticipation du rejet?

Dans l’entourage proche du sauveur on peut également trouver un dépendant malsain qui paraît passif ou soumis pour se sentir soutenu et choyé car il amène au sauveur un sentiment de sécurité « parce que sa vulnérabilité l’assure de sa dévotion et lui confère un contrôle plus important. »

On trouve parfois des sauveurs entourés par des « autodestructeurs qui affirment souvent se sentir dépassés, impuissants ou apeurés, qui éprouvent un sentiment de honte vis à vis d’eux-mêmes et craignant que les autres ne découvrent ces faiblesses, ils se cachent derrière leur propre inaction. »

Regardez bien autour de vous s’il n’y a pas un angoissé qui se tourmente à tout propos vous obligeant à le rassurer et à le réconforter. « Professionnellement les angoissés sont souvent très efficaces, même s’ils se plaignent souvent de leur travail et doutent fréquemment de parvenir à aller jusqu’au bout de leurs tâches. Leur sauveur est serviable, compréhensif, charmé par leur vulnérabilité et persuadé qu’il peut tout arranger pour eux.  »

Il y a aussi de nombreux rapaces qui rôdent dans l’entourage du sauveur. « Le rapace désespéré qui est la proie d’émotions intenses qu’il manifeste sous forme d’accès de colère, de désespoir ou de panique, qui vous crie dessus, détruit des objets vous appartenant, vous frappe, vous dénigre de manière malveillante ou fait preuve de tout autre comportement hostile ou destructeur. Pourtant le sauveur lui trouve des excuses tout comme il le fait pour lui-même. Ou bien, si cela déclenche chez le sauveur sa honte et sa peur de la faiblesse, il risque de réagir de façon agressive pour après se sentir coupable, étouffé ou contrôlé. » Il peut aussi y avoir dans votre entourage un « rapace instable, séduisant, excitant, sensuel, créatif, et démonstratif qui manifeste son besoin extérieur d’être désiré en cherchant à séduire sexuellement, ce qui peut vous donner le sentiment en retour d’être désirable. Ceci n’est en fait que sa manière de cacher un profond sentiment d’impuissance et de haine de soi. La moindre remarque négative de votre part ou de la part d’un autre lui révélera sa peur d’être insuffisant et il réagira avec colère en vous dénigrant et en vous humiliant. » Quant au « rapace égocentrique vous avez beau lui offrir votre réconfort et le couvrir d’attentions et de cadeaux, vous finissez par découvrir qu’il convoite le bien des autres ou encore qu’il recherche l’approbation d’une autre personne que vous, approbation que cette personne ne veut ou ne peut pas lui fournir.  » C’est le genre de personne qui vous vide totalement car quoique vous fassiez, vous aurez l’impression que c’est vous qui êtes en faute car incapable de donner à l’autre ce qu’il semble vouloir.

C’est tout à fait normal que votre entourage de sauveur ou de « pompier » comprenne ce genre d’individus puisque votre malaise interne provient de votre grande difficulté à porter sur vous un regard objectif.

Le principe même du Saint-Bernard c’est de considérer celui avec qui il entretient une relation proche même si elle est conflictuelle, comme une extension de lui-même. De facto, impossible pour vous de juger objectivement votre propre comportement ou celui de la personne dont vous prenez soin ainsi que de faire un tri efficace entre vos propres besoins et les siens.

Selon les auteures citées plus haut, vous faites peut-être partie de ceux qui « devancent les besoins de l’autre et leur donnent affection et estime » tout en étant persuadés au fond d’eux qu’ils ne méritent pas autant pour eux-mêmes. Ou bien vous faites partie de ceux qui « courent au secours de l’autre ce qui inconsciemment leur permet de minimiser la conscience qu’ils ont de leur propre vulnérabilité et de se cacher à eux-mêmes les sentiments de honte et d’insuffisance induits par leur échec à vivre à la hauteur de leurs idéaux. »

Quoiqu’il en soit, vous faites preuve d’efforts soutenus pour secourir l’autre, pour lui faciliter la vie, pour protéger la relation que vous souhaitez de tout votre cœur voir idéale , c’est à dire que l’autre vous aime, qu’il vous apprécie, qu’il soit gentil avec vous, arrangeant et qu’il ait besoin de vous. Voilà pourquoi « l’autre » occupe 97% de votre espace mental et la totalité de vos prises de décisions. Vous êtes malgré vous obnubilé par « ce besoin de traiter votre proche de façon altruiste, mais vos efforts dans ce sens sont souvent le reflet d’une lutte avec vos propres conflits intérieurs, ainsi qu’un moyen de rester proche d’eux. » Voilà l’origine de cette boule au ventre, vos propres conflits intérieurs.

« Beaucoup de sauveurs ont été profondément affectés par les souffrances émotionnelles ou physiques d’un de leurs parents » nous disent Mary Lamia et Marilyn Krieger. Ceci crée des conflits intérieurs comme la crainte de la distance émotionnelle, de la séparation, de la perte de l’amour ou de l’approbation de celui qui est le sujet de toute l’attention du sauveur. D’où son inquiétude excessive pour l’autre, une hyper-empathie et une culpabilité excessive qui peuvent se manifester de différentes manières.

Un autre type de conflit intérieur fait que le sauveur « cherche à comprendre et a réparer la perception de lui-même erronée qu’il a construite durant son enfance. » Son objectif interne, inconscient et conflictuel est d’être aimé et admiré et « il ira très loin pour obtenir cette admiration afin de guérir les blessures de son passé. » Mais vu le vide émotionnel dont il souffre, il ne peut contenir durablement l’amour et l’admiration qu’on lui donne, le laissant perpétuellement vulnérable et frustré.

Si le sauveur a eu une enfance émotionnellement difficile, il peut gérer ses difficultés « en provoquant des situations où l’autre se sent effrayé et jaloux. Le sauveur transfère ses sentiments de vide, de jalousie, de honte, de colère et de peur de l’abandon sur ses partenaires.

Bref, la faille de tout sauveur est son sentiment caché d’impuissance pour lui-même, de désespoir, de dépression ou d’envies insatisfaites.

Votre espoir permanent de sauver ou de changer l’autre ( d’éviter sa crise ou ses dérapages) en arrondissant les angles de sa vie ou en anticipant ses actes, voire même en faisant à sa place, en étant derrière lui sur tous les fronts, est le reflet de votre propre besoin de vous sentir puissant et d’éviter des sentiments que vous jugez indésirables. Ceux-là même qui réveillent votre boule au ventre. Et cela vous capte 97% de votre espace mental, de votre liberté d’action, de votre temps et de votre vitalité. Finis la réalisation de vos rêves, vous n’avez plus d’autres choix que de rêver sans concrétiser. Plus le temps ni l’énergie. Finis les projets personnels aboutis, finis les possibilités de légèreté et d’insouciance, finis la joie de vivre. Vous ne pouvez plus vous accorder que quelques plaisirs furtifs. Vous êtes occupés à sauver. C’est boulimique et addictif. Et c’est aux dépens de tout ce que la vie pourrait vous apporter de sain et d’heureux, de pacifié.

Alors pour changer d’aiguillage, et se libérer de son besoin d’aider ceux qui sont dans l’incapacité de s’aider eux-mêmes je vous invite à accepter enfin l’idée que l’amour vrai et sain, le seul qui mérite notre attention, n’existe uniquement que pour ce que l’on est et non pour ce que l’on fait.

Alors sauvez-vous vous-mêmes ! Devenez celle ou celui qui est proche de la plus belle version de soi. Devenez attractif au lieu de chercher à être convainquant. Montrez qui vous êtes au lieu de chercher à faire ce que vous pensez que l’on attend de vous. Montrez votre aspect unique plutôt que de chercher à coller à ce qu’il semble « être bien de faire. »

Au lieu de projeter sur vos proches votre incapacité à vous protéger, à prendre soin de vous, à devenir votre meilleur ami, à utiliser vos propres talents malgré ce que les autres attendent de vous dans un autre registre, utilisez cette énergie pour vous seul. Arrêtez de chercher à donner à l’autre ce que vous croyez ne pas être capable de vous donner à vous-même.

Utilisez cette énergie pour vous offrir enfin des relations équilibrées et enrichissantes, pour sauver votre vie de l’ornière dans laquelle elle croupit depuis trop longtemps.

C’est un don que vous vous faites, c’est aussi le don que vous faites à vos enfants, en leur permettant de s’éveiller à une autre manière plus saine d’aborder leur vie. C’est un don que vous faites à ceux qui vous aiment vraiment mais auprès de qui vous vous rendez inaccessible de part votre incapacité à décrocher de votre addiction à sauver ceux qui vous obsèdent. C’est un don à la vie qui n’attend que votre sérénité et votre rayonnement pour éclairer par votre exemple tous ceux qui sont à deux doigts de changer l’aiguillage mais qui n’osent pas encore changer de cap en tournant leur besoin de sauver l’autre vers eux-mêmes.

Le point de départ de toute relation harmonieuse et inspirante, basée sur un partage équilibré et des attitudes non blessantes envers l’autre est de s’être soi-même sauvé. C’est à dire avoir par soi-même construit son estime de soi sans que celle-ci ne dépende de ce que l’on fait pour les autres, avoir acquis la stabilité émotionnelle qui permet de se sentir bien quoiqu’il arrive et d’avoir enfin adhéré à des croyances positives au sujet de sa propre valeur.

La seconde étape pour construire des relations équilibrées c’est d’être capable de choisir ses actes pour rendre possible ce que l’on souhaite pour soi et pas pour ce que l’autre souhaite, décider d’agir sur sa propre vie et non celle de l’autre, et de prendre la responsabilité de ses actions et laisser à l’autre prendre les siennes, quelque soit l’issue de la situation. Se raccrocher à un lien basé sur des espoirs infondés c’est comme croire au Père Noël.

Les relations équilibrées sont basées sur l’amour mature, c’est à dire, l’amour où tout est facile et rien n’est drame. Quand il faut fournir un effort il n’y a déjà plus d’amour et le lien est malsain. Les relations équilibrées nourrissent et apportent la tranquillité, la sérénité.

Il nous faut vivre cet amour mature avec nous-mêmes avant de pouvoir le partager avec l’autre. Cela commence par se donner l’autorisation d’avoir le droit au bonheur, d’avoir le droit d’exister pour soi.

Les relations stables et harmonieuses ne sont possibles que pour deux personnes complètes, stables émotionnellement et libérées de leur besoin addictif d’être nécessaires et indispensables, ce qui les rend libres, joyeuses et disponibles à une relation épanouissante. Elles vivent ces relations équilibrées comme le moyen de trouver une manière de se sublimer et d’affronter la vie à deux.

L’amour immature cache beaucoup de choses, cherche son intérêt et vise en permanence à protéger ses arrières. L’amour mature est transparent, vrai et vulnérable.

Tellement plus beau et ressourçant. Rajeunissant.

Si comme moi vous avez décidé de ne plus laisser de place dans votre vie aux amours immatures, décidez maintenant de vous sauver vous-mêmes au lieu de sauver les autres, de sauver un lien déséquilibré ou une situation qui ne nourrit pas vos plus beaux rêves.

Sauvez-vous et commencez à honorer la vie qui vous a été donnée au lieu d’entretenir des chimères, chargées de faiblesses et de fausses excuses.

Rendez vos terres fertiles pour cultiver votre meilleur avenir !

C’est en découvrant cette belle pensée d’Antoine de Saint-Exupéry que m’est venue l’idée de cet article.

Mon cerveau de profession libérale surbookée a tout de suite rejeté l’idée en première intention. « Comment ça? Si je ne prévois pas minutieusement mes rendez-vous de la semaine, mon avenir va être une vraie galère ! Et si j’oublie de prévoir mon rendez-vous chez le coiffeur, je ne ressemblerai vite à rien! Et j’aurais l’air maline en arrivant à la salle de sport sans avoir prévu une tenue adaptée ! »

Bref, cette déferlante cérébrale terminée, j’ai entrevu l’idée qu’Antoine de Saint Exupery se souciait sûrement moins de ma gestion d’emploi du temps que d’autre chose. J’ai relu. Et effectivement, c’est de mon avenir qu’il s’agissait. Mais pas de l’avenir à court terme de la manager d’emploi du temps qui s’emploie à trouver de la place pour chaque client sans le faire attendre 2 mois, ni celui de la femme active de près de 50 ans qui souhaite rester pimpante !

Il me semble qu’Antoine de Saint-Exupéry parle ici de l’avenir qui me mènera sur mon lit de mort sans regret, sans l’horrible sensation d’avoir gâché ma vie en me focalisant uniquement dans la gestion d’un quotidien parfois bien compliqué.

Une fois cette idée acquise, impossible pour moi d’en rester là. Finalement, Antoine de Saint-Exupery vient sans le savoir de lâcher une bombe dans mon organisation mentale.

Je crois comprendre que prévoir veut dire « mettre le futur sous contrôle « , le planifier, imaginer dans les moindres détails ce que je veux qu’il soit et me fabriquer des obligations rarement fondées sur des éléments rationnels mais totalement assujetties au monde de l’émotionnel qui a finalement très peur. L’humain a fondamentalement peur.

Prévoir mes actions en fonction de ce que les autres semblent vouloir pour soit disant faire que tout se passe bien….. N’avez-vous jamais remarqué que c’est toujours avec le plus râleur, le moins compréhensible et le plus borderline que l’on prévoit au mieux sa manière de faire et de s’exprimer, envoyant inconsciemment illico presto au diable le gentil et le compréhensif dont on ne craint pas d’affronts. Et ce, même si c’est souvent ce « gentil » avec qui on préférerait échanger et passer du temps. N’est-ce pas le meilleur moyen de ne s’attirer dans sa vie que des enquiquineurs stériles et d’éloigner ceux qui valent vraiment la peine de les faire entrer dans notre vie.

Idem avec les situations « à risques » ou les moins agréables. On prévoit toujours plus de temps, de disponibilité pour gérer les ennuis et les activités où les autres mettent une pression sur nos résultats aux dépens des situations agréables et relaxantes pour lesquelles on n’est seulement disponible par défaut… c’est à dire, quand plus rien ne nous en empêche. Voilà encore une manière de prévoir un avenir rempli d’ennuis au lieu de plaisir.

Ce sur quoi on se concentre rempli notre vie.

Ne serait-ce pas une forme d’immaturité face à la vie qui aurait tant de choses à m’offrir si j’arrêtais de tout prévoir en organisant à l’avance mon destin en sautant d’obligations en obligations et de gestion de caprices en gestion de caprices?

Oui, j’ai besoin d’un cadre et d’une structure spacio-temporelle pour fixer des points de rencontre avec les autres. Mais finalement, l’avenir va bien au delà de ça. L’avenir je ne le veux pas débordant de tous les autres. Je ne le veux pas rempli de toutes les relations possibles et imaginables. Je le souhaite rempli de relations heureuses et enrichissantes.

Prévoir mes rendez-vous me permet de fragmenter mon temps en petits morceaux pour répondre aux demandes de plus de personnes possibles. Je peux faire plaisir au plus grand nombre et j’obtiens la satisfaction personnelle d’avoir beaucoup de clients et d’être une professionnelle recherchée, reconnue et appréciée pour sa disponibilité. Ok, mais est-ce que c’est ce que je veux vraiment ?

Rendre possible l’avenir ne serait il pas plutôt me permettre, m’autoriser, me donner les moyens de remplir mon planning de clients qui comptent vraiment pour moi? De rendez-vous avec des personnes qui partagent pleinement mes valeurs professionnelles, des personnes qui veulent vraiment faire une démarche de soin avec moi et qui s’engagent sérieusement de tout leur cœur dans le processus thérapeutique.

De la même manière, pourquoi serais-je obligée de prévoir des interactions d’ordre privé pour satisfaire par habitude des proches issus de mon passé au lieu de laisser la place à de nouvelles personnes qui correspondent bien mieux aux échanges et aux activités dont je souhaite pourvoir mon avenir ? La prévision ne tient pas compte de ce paramètre. La prévision me donne la capacité de gérer ce qui est déjà dans ma vie. Pas de rendre possible un avenir différent. Pas d’orienter mes choix vers ce que je veux vraiment.

Ça c’est un avenir qui me plairait plus. Un avenir riche d’expériences professionnelles et privées enrichissantes et dynamisantes. La seule gestion de planning ne peut pas m’apporter cela. La prévision de mon emploi du temps m’apporte des patients engagés, certes, mais également un lot considérable de personnes qui ne viennent pas sans prévenir ou qui attendent tout de moi pour aller mieux sans vouloir faire le moindre effort pour changer les stratégies qu’ils utilisent depuis longtemps et qui les ont mené à l’état douloureux et au mal-être dans lequel ils se trouvent maintenant.

Prévoir l’avenir, vu sous cet angle est à mon sens limitant et source de déception. Une forme de perfectionnisme. Le perfectionnisme des gens qui veulent satisfaire tout le monde sauf leur âme. Cette âme qui est venue au monde pour expérimenter le bonheur d’être ce qu’elle est. Libre d’être pleinement épanouie et non angoissée chaque jour d’expérimenter la satisfaction des autres pour ce qu’elle n’est pas.

En fait, prévoir son avenir c’est finalement assez simple. On s’organise pour satisfaire son petit ego qui veut entendre « je suis quelqu’un de gentil, je suis capable d’éviter les conflits, je suis capable de montrer à ceux qui pourraient émotionnellement déborder que je suis quelqu’un de bien et que je fais ce qu’il faut pour qu’ils puissent se sentir gagnant  »

Au final, c’est moi qui suis perdante car à prévoir sans tenir compte de ma vision idéale « de mon avenir le plus beau », je passe mon temps à faciliter le présent d’autrui en niant que de facto je pourris mon avenir. Et quelque part, je m’abandonne à une sorte de fainéantise immédiate en écrasant l’idée que la douleur des regrets est bien plus forte que la douleur de l’effort dans l’instant.

Et oui, pour en revenir à cette phrase de Saint-Exupery, « rendre possible  » un avenir choisi demande de l’effort à chaque instant.

Tout d’abord l’effort de réfléchir à ce que l’on veut vraiment faire entrer dans sa vie. Ensuite, l’effort de faire les choix qui nous mènent à la création potentielle de cet avenir, même si nos relations nous poussent vers autre chose, et l’effort d’agir en pensées et en actions pour ouvrir le champ à cet avenir désiré.

Rendre possible l’avenir demande un effort, car c’est une succession de choix que l’on doit poser et tenir. C’est un acte personnel, une démarche interne qui va vers la création dans la réalité de quelque chose qui nous anime. Rendre possible l’avenir, ce n’est pas laisser les autres, les situations, la météo et l’humeur du poisson rouge décider pour nous. C’est une profession de foi envers la vie qui nous a créée et non la flemingite aiguë de l’immature qui attend que les autres décident pour lui ce qui semble nécessaire de faire.

Les gens qui manquent de confiance en eux cherchent à contrôler l’avenir car ils n’ont pas la certitude qu’ils seront efficaces dans l’improvisation. Ils sont en panne de créativité. Ils cherchent à s’adapter à ceux qui forment leur clan pour s’assurer qu’ils n’en seront pas bannis. Ils vivent en fonction de ce qui les mène à ce faux sentiment de paix, cette paix relative car aliénée à la négation de qui ils sont vraiment, de leurs rêves, de leur vérité. C’est une prison car seul « rendre l’avenir choisi possible  » apporte la vraie liberté. La liberté d’être soi, la liberté de choix, la liberté de vivre.

« Rendre possible  » c’est ouvrir des fenêtres sur des opportunités que l’on souhaite vivre pour ne pas avoir de regrets et se dire un jour « j’ai laissé passer ma chance ». C’est se donner la liberté de se créer des moments ou des expériences. C’est se positionner dans le présent pour rendre les choses faisables.

C’est de l’anticipation pas de la prévision. Je mange sain maintenant pour anticiper mon vieillissement dans les meilleures conditions possibles. Donc je rend possible un avenir sans trop de douleur. Je ne fais pas la prévision qu’il sera ainsi, mais j’augmente largement les probabilités du possible.

Il n’y a pas de prévisions mais uniquement des choix à faire quand on veut rendre quelque chose possible

Si ma vision d’avenir idéal contient le besoin d’être en paix, le prévoir ne sert à rien. Le rendre possible, c’est couper tout contact rapproché avec ceux qui sont réputés pour semer la zizanie. Ceux qui sont sujets à l’immaturité émotionnelle, qui sont dans l’incapacité de gérer leurs émotions ou qui adoptent des comportements qui ne correspondent pas à mes valeurs d’harmonie. Et c’est travailler à grandir, à apprendre à gérer mes émotions, à faire en sorte de devenir une personne agréable et sereine en toute situation.

Si ma vision de l’avenir idéal passe par la construction d’une relation amoureuse solide, il m’appartient de devenir une femme capable d’aimer l’autre, de lui apporter toute l’affection, la reconnaissance et le soutien physique, émotionnel et mental qu’il mérite, de lui ouvrir les portes de ma vie et de mon emploi du temps. Tout comme il m’appartient de prendre soin de moi, de mes rêves et de mes propres objectifs pour ne pas lui faire porter le poids de mon bonheur. C’est à dire qu’il m’appartient de rendre cet avenir possible, de créer dès maintenant le terrain fertile d’une vie amoureuse solide pour l’attirer dans ma vie. Ça veut dire aussi, rester fidèle à mes valeurs et être sélective pour choisir un homme en qui je peux avoir confiance pour faire également de son mieux pour rendre cet idéal de relation possible.

Qui peut croire qu’on peut avoir un avenir amoureux stable et heureux avec une personne qui n’a pas su pendant son célibat préparer le terrain fertile à une relation harmonieuse ?

Si je souhaite une vie professionnelle enrichissante et passionnante, c’est à moi de la rendre possible en devenant une personne pro-active, confiante en ses capacités et ne laissant pas à la destinée le choix de lui donner de la reconnaissance ou non de la part de ses clients ou de son patron. Je ne peux rendre mon avenir professionnel heureux qu’en créant en moi le terrain de l’employé heureux, ou du patron charismatique.

Créer un terrain fertile, rendre l’Avenir possible avec un grand A, c’est faire le choix de développer ses connaissances de soi, de l’humain, des relations, de parfaire ses compétences sans attendre que les autres nous y invitent. Sans attendre les ultimatums. Sans attendre de ne plus avoir le choix.

De facto, quand on adopte l’état d’esprit de ceux qui rendent possible un avenir meilleur, on n’a de cesse de cultiver un terrain fertile pour toutes les belles choses que l’on souhaite vivre. On se prend en main, on se surprend à rêver en couleur et on devient moins tolérants pour les éternelles victimes qui ont fait le choix de ne surtout pas choisir.

Et vous? Que vous inspire cette phrase de Saint-Exupéry ?

Surfez sur la vague du POUR!

 


Ça y est! Vous ressentez de nouveau un vide à l’intérieur de vous! Vous sentez que votre esprit est monopolisé par des pensées de manque. Ou bien, vos pensées tournent en boucle sur le sujet qui vous préoccupe. Vous ressassez de manière obsessionnelle ce qu’il ou elle vous a dit. Vous retournez sans cesse dans votre esprit cette situation qui vous met mal à l’aise en essayant d’en découvrir le sens caché, de trouver le levier sur lequel vous pourriez agir pour faire pencher les choses en votre faveur mais vous n’avez encore rien trouvé. Vous angoissez car vous imaginez le pire. Vous avez besoin de savoir, vous avez besoin d’être rassuré, vous avez besoin de réconfort, d’être validé dans vos réflexions.

En attendant d’obtenir cela, vous grignotez, vous ne vous sentez pas capable de faire ce que vous aviez prévu de faire, vous restez coincé devant la télévision, vous n’arrivez pas à sortir de chez vous ou vous vous lancez dans un ménage méticuleux et approfondi où chaque détail à son importance à vos yeux. Bref, la liste est longue de tout ce que vous pouvez mettre en place comme moyen de substitution au manque. Vous cherchez à vous distraire de ce vide, à le remplir de rien.

Ce qui est important de comprendre c’est que cette recherche de distraction ou de substitution au vide que vous ressentez n’est pas consciente. Si quelqu’un vous demande « mais pourquoi grignotes-tu encore? », vous répondez que vous avez faim ou envie d’un truc sucré. Si quelqu’un vous propose d’aller vous promener au grand air, vous répondez que vous avez encore du ménage à faire. Et vous en êtes persuadé ! À aucun moment vous êtes capable de dire que vous avez besoin de faire toutes ces activités pour échapper au vide qui vous habite. Vous êtes persuadé que vous devez faire ces activités et que vous vous sentirez mieux quand vous les aurez faites. Ceci est juste, d’une certaine manière mais peu durable dans le temps. Dès que la sensation de vide reviendra en vous, vous replongerez dans la boîte de gâteaux, dans votre ménage intensif ou dans ce travail extrêmement urgent qui n’est indispensable que pour vous.

Stop! Observez-vous un instant! Etes-vous vraiment en train d’agir en vous concentrant sur ce que vous voulez vraiment? Est-ce que ces activités correspondent vraiment à votre idéal dans la vie? Ne sont-elles pas des activités qui finalement agissent en votre défaveur? Vous qui avez besoin d’être apprécié pour ce que vous êtes, d’être soutenu, d’être reconnu dans vos valeurs personnelles et vos talents, n’êtes-vous pas en train de vous isoler, de vous saboter? N’êtes-vous pas en train de vous distraire de votre but réel? Voulez-vous réellement vous laisser prendre du poids en grignotant à chaque occasion? Voulez-vous vraiment être reconnu pour un as du nettoyage? Voulez-vous vraiment que l’on pense de vous que vous travaillez tout le temps et que vous n’avez pas de temps libre pour partager avec vos amis des moments de vie valorisants? Avez-vous réellement besoin de vous enfermer tout seul chez vous toute la journée? Vous appréciez-vous vraiment quand vous passez des heures sur des points de détail, à surfer pour un rien sur internet ou à laisser le temps filer au lieu de vous donner les moyens de poser des actes concis et précis pour faire avancer ce qui vous tient à cœur?

Vous êtes en train de vous gâcher, juste parce que vous êtes perturbé parce que les choses ne vont pas dans le sens que vous voulez et que la vie vous fait attendre pour vous apporter ce que vous voulez qu’elle vous donne.

Alors, au lieu de vous laisser distraire par le fait de n’avoir pas obtenu ce que vous pensez être votre dû, je vous invite à vous concentrer dorénavant sur ce que vous pouvez vous donner vous-même maintenant pour faire un pas vers vos rêves.

Surfer sur le POUR, c’est s’assurer que les choses que vous faîtes et auxquelles vous pensez jouent en votre faveur, qu’elles ne vous distraient pas de votre objectif et qu’elles ne vous empêchent pas de vous concentrer sur la manière dont vous voulez vraiment vous sentir.

Pour cela je vous conseille d’éliminer les résistances en vous. Pour ne pas rester dans un état de turpitude ou dans un mode émotionnel négatif, donnez-vous maintenant les moyens d’en sortir. Cherchez dès maintenant à vous sentir un peu mieux. Allez, hop! Allez vers quelque chose qui vous fait du bien sans pour autant aller à l’encontre de vos rêves. Allez tout de suite vers quelque chose de meilleur pour vous. Et croyez que c’est possible!

Avez-vous déjà vu un enfant faire un caprice parce qu’il n’obtient pas ce qu’il veut? Ce n’est pas agréable à vivre pour son entourage. Cela ne donne pas une bonne image de lui. Il ressort de là épuisé et malheureux. Que fait le parent mature pour l’aider à passer le cap et lui éviter de rester trop longtemps dans une émotion malsaine? Il détourne son attention vers autre chose sans pour autant céder au caprice.

Voilà ce que vous pouvez faire pour éliminer les résistances qui sont en vous et qui polluent votre joie de vivre et contaminent votre entourage. Ces résistances sont l’expression de parties de vous qui manquent encore de maturité, à l’image de l’enfant capricieux. Donnez-vous les moyens de sortir de votre état négatif en allant vers quelque chose de meilleur comme le ferait un parent sage pour son enfant encore au stade des caprices .

Pour cela, je vous invite encore une fois à vous observer. Comment vous sentez-vous quand vous allez prendre un bain? Quand vous allez courir dans la nature? Quand vous allez au spa? Quand vous allez au cinéma? Quand vous téléphonez à votre meilleur ami? Quand vous vous plongez dans des études qui vous passionnent? Vous sentez-vous mieux? Qu’est-ce qui vous fait vous sentir mieux? C’est important de vous connaître et de savoir quelles sont les activités que vous aimez faire et qui vous permettent de changer de mode émotionnel. C’est important de vous autoriser et de vous pousser un peu à utiliser ces activités quand vos émotions sont négatives. C’est aussi cela être responsable de son bien-être. C’est savoir quoi entreprendre pour s’aider soi-même à aller mieux, sans attendre des autres de nous redonner le bien-être que nous avons perdu.

Savoir surfer sur le POUR, c’est rechercher à se sentir mieux et savoir quel chemin prendre pour y arriver. Vous aurez peut-être du mal au début à vous y mettre mais les résultats valent vraiment la peine.

 

L’éco-conduite version bien-être 

Ici, pas question de limiter la puissance moteur et de freiner ses ardeurs pour consommer moins! Bien au contraire! On lâche les freins et on recherche une efficience maximum car la conduite écologique pour le corps humain c’est la pleine puissance de ce que l’on est!

Ce qui coûte cher en énergie pour l’humain c’est le bas régime causé par les peurs, les doutes et l’encrassement du système. Contrairement à une voiture qui consomme plus si on ne sait pas jouer avec les freins, l’être humain s’épuise quand il ne les relâche pas.

Alors si vous souhaitez ménager votre énergie et protéger vos ressources (c’est à dire votre capital santé) je vous invite à lâcher vos freins, à gagner en fluidité.

Comme toujours avec Tendance Winner, je vous propose de considérer ce principe d’éco-conduite du bien-être au niveau physique, émotionnel et mental!

Le premier consommateur d’énergie dans le corps humain c’est le corps physique. Vous savez que plus vous êtes actifs, plus vous brûlez des calories. Ça c’est dans un monde parfait où votre métabolisme est jeune et fringant! Plus le vieillissement se fait sentir plus l’activité physique fatigue le corps et plus chaque mouvement devient compliqué. D’où l’intérêt de se mettre à l’éco-conduite. Pas celle qui invite à s’économiser mais celle qui invite à comprendre pourquoi bouger devient fatiguant pour pouvoir adopter une conduite qui mène loin et en pleine forme!

Le métabolisme primaire permet de faire le tri entre les nutriments ingérés qui donnent au corps une énergie de qualité et les déchets qui doivent être éliminés. Quand on vous parle de la balance énergétique du corps parce que vous souhaitez maigrir ou garder la forme, on vous parle de protides, de glucides et de lipides, parfois de vitamines et des oligo-éléments. Mais rarement on vous parle des déchets. Pourtant les déchets pour le corps humain sont exactement le même fléau que les déchets pour la planète. Vous êtes invités à trier vos poubelles pour protéger la planète mais jamais invités à trier vos déchets pour soulager votre corps. Celui-ci possède un centre de tri efficace mais la plupart du temps complètement débordé! L’humain du 21e siècle possède sans le savoir un système de tri de ses déchets intracorporels en burnout! Le métabolisme débordé cherche à se débarrasser des déchets en les cachant sous les tapis comme le ferait une ménagère peu scrupuleuse. Pour le corps humain, les tapis sont toutes les lames fibreuses de tissu conjonctif qui se trouvent sous la peau, autour des muscles, autour des organes, c’est à dire un peu partout dans le corps.

Les déchets stockés dans l’organisme transforment ces tissus normalement souples et sains en tissus rigides et marécageux car l’eau dont ils sont imprégnés perd sa fluidité et devient une sorte de colle. Ces tissus abîmés sont de vrais freins aux mouvements. Les mobiliser demande de plus en plus d’énergie au corps. L’expression populaire qui dit « qu’on s’encroûte » ne peut pas être plus juste.

L’alimentation déséquilibrée, le sport mal dosé (trop intense ou trop peu), l’absorption de molécules chimiques (médicaments, colorants, transformation industrielle, etc) remplissent le corps de déchets difficiles à évacuer. Mais ce n’est pas tout.

La sphère émotionnelle d’un individu apporte son lot de toxines et d’encrassement. Le stress libére de nombreux déchets dans le corps.

Les tensions émotionnelles pervertissent également la bonne marche du système articulaire et musculaire. Les peurs et les doutes influencent la posture comme le ferait une envie pressante de faire pipi qui ne peut être assouvie. Si cela vous est déjà arrivé vous savez à quel point le corps est crispé et inconfortable dans ce cas là. Et bien quand vous avez au fond de vous une peur inconsciente, un choc passé non digéré ou le besoin constant de vous sentir fort pour supporter un environnement pesant, vos chaînes musculaires se crispent sans que vous en ayez conscience de la même manière que lors d’une envie pressante. Ces crispations sont elles aussi des freins énergivores pour votre corps.

Vous pouvez très bien cumuler en vous des freins d’origine émotionnelle et des freins causés par les déchets du stress, de l’alimentation et des additifs alimentaires que vous consommez. Là vous comprenez pourquoi vous êtes fatigués dès le matin au réveil!

Si en plus vous avez des freins mentaux, c’est à dire que vous croyez que vous êtes incapable de vous créer la vie qui vous fait rêver, que vous avez passé l’âge de vivre des nouveautés ou que vous savez que si vous en faites trop vous ne le supporterez pas, alors en plus du frein, c’est le frein à main que vous avez serré! Pour l’éco-conduite, rouler tous freins serrés, c’est pas brillant!

Bref, la conduite écologique du bien-être c’est tout d’abord éviter le plus possible d’avaler des substances qui finiront immanquablement en déchets polluants dans votre corps.

Ensuite, nettoyer tout ce qui peut l’être! Pour cela il faut mener de front la vidange des émonctoires et la vidange des tissus. Rien de compliqué! On boit de l’eau, beaucoup d’eau tous les jours, on avale des plantes, des herbes aromatiques, des herbes médicinales et des fruits connus pour décrasser les reins, le foie, la peau, les intestins, et les poumons. On s’étire consciencieusement plusieurs fois par semaine. On s’essouffle gentiment en marchant vite ou en trottinant en plein air. Si c’est possible, massage et spa au moins une fois par mois finiront par avoir raison des raideurs, douleurs et autres fatigues.

Ce gain d’énergie permet d’avoir plus de force pour faire le point des relations, des activités et des objets toxiques qui peuplent votre environnement et qui sont des obstacles au bien-être. Les premiers résultats obtenus donnent la motivation nécessaire pour se séparer de tout ce qui encombre son quotidien. On fait du vide dans ses armoires, dans son carnet d’adresse, dans son agenda. Parce que pour reprendre l’analogie avec la voiture, pour ne pas trop consommer d’énergie, mieux vaut éviter de porter des charges inutiles. Porter les victimes chroniques de son entourage sur ses épaules, devoir prendre soin des bibelots de l’arrière grand-mère par excès de loyauté ou accumuler sur son agenda une liste de rappels des rendez-vous de son conjoint ou de ses grands enfants tête en l’air c’est transporter des fardeaux qui ne sont pas à soi.

Le cours d’éco-conduite du bien-être se termine par la mise en place d’une routine d’affirmations positives (voir article), d’une liste de toutes les expériences que l’on souhaite vivre avant de mourir et la rédaction d’un plan d’action pour améliorer son quotidien.

Je vous invite à consulter quelques livres qui vont dans ce sens :

                         

Scène de ménage intérieure de l’épuisé chronique

Lui : « En fait, tu ne m’aimes pas ! »

Elle : « Non, je ne t’aime pas, ou plus. Je ressens même une sorte de mépris pour toi. Je n’aime pas l’image que tu me renvoies de moi. Quand je te regarde je ne peux plus m’identifier à toi. Tu n’es pas comme moi, tu n’es pas ce que je souhaite pour moi. Quand je t’écoute, je peine à comprendre ce que je fais là. Je ne suis en rien fière de toi. Alors je préfère m’éloigner, m’échapper, me cacher. Disparaître… Tu ne me représentes pas. Je ne souhaite pas me montrer à tes côtés. Je préfère mener ma vie de mon côté. Attendre que cela cesse. »

Lui : « Tu m’abandonnes alors ! »

Elle : « A contre coeur. Contre ma volonté. Oui. J’ai fait le choix de tenter l’aventure avec toi, mais tu n’as pas écouté qui j’étais et ce que nous avions décidé de vivre. Tu as fait fi de nos engagements passés pour aller sur des chemins qui n’étaient pas les miens. Tu as voulu la jouer solo sans un regard pour moi ni une pensée pour ce qui nous liait au départ de notre histoire. Alors je te quitte pour ne plus souffrir. Pour ne plus subir impuissante, ce que tu me montres là.»

Lui : « J’avais bien senti que quelque chose n’allait pas. Je comprends maintenant cette sensation de malaise que je ressens, cette lassitude. C’est toi qui ne va pas bien ! »

Elle : « Mon souhait le plus cher était de te donner ma richesse, mon aspect unique, ma flamboyance et l’énergie pure de la vie. Tu n’as eu de cesse que de compter sur toi et de n’en faire qu’à ta tête. Tu as voulu tout diriger, tout contrôler, tout cloisonner. Tu as toujours fait tes choix sans tenir compte de moi. Tu as perdu. Je pars. Regarde ce que tu es devenu! Tu as peut-être eu ton petit succès, mais au final, si on prend le temps
de t’observer, tu es l’ambassadeur du non-amour, du manque, de la lutte incessante, de la mélancolie passagère ou non, de l’insomnie, des douleurs variées et du poids des années. Tu sembles tellement alourdi, gauche comme englué. Et pourtant tellement fier et presque parfois vaniteux du peu qu’il te reste à démontrer et à prouver à tous.Tes valeurs sont devenues étrangères aux miennes. Je ne te comprends plus malgré mes efforts pour essayer de garder tendresse et indulgence pour qui tu es. Je renonce à te suivre. Je renonce à continuer à déployer maintes efforts pour t’inspirer. Te sauver de la médiocrité dans laquelle tu te noies chaque jour un peu plus tout en croyant parfaitement tout gérer, surtout ton image !

Lui : « Tu sais que ma vie n’as pas été facile! J’ai été malmené! J’ai pris des coups! Pourtant je me suis toujours relevé. J’ai toujours réussi à repartir. Je n’ai jamais cessé d’y croire et je ne me suis jamais laissé mourir. »

Elle : « Oui, tu t’es battu. Ou plutôt débattu. Je t’ai vu faire face à l’adversité. J’ai voulu te tendre la main, te soutenir, t’aider à porter un autre regard sur les choses. Mais tu m’as toujours niée car seul toi savait, seul toi connaissait ce qu’il fallait faire, ce qu’il fallait penser et comment il était juste de se comporter. Parce que tu as toujours été persuadé que tes expériences passées et les habitudes inhérentes à la société dans laquelle tu vis sont les seuls concepts valables pour avancer dans la vie.
Au final, permets moi de te dire maintenant que notre histoire se termine, que tout au long de ces années, de où je me trouve, je ne t’ai vu que lutter contre toi-même, te battre contre tes propres croyances, subir tel un pantin le jeu de tes propres émotions ou de tes instincts. La vie autour de toi n’a été que le reflet de ta propre guerre entre toi et toi seul. Les autres et les situations vécues n’étant que le reflet de ce que tu dégages et de tes propres chimères. C’est pathétique de te voir emprisonné ainsi dans un monde hostile comme une mouche prisonnière d’une bouteille ouverte. »

Lui : « Je suis à bout . »

Elle : « Moi aussi ! Triste, déçue avec un réel sentiment de gâchis. Tu as un tel potentiel à développer  et à manifester au fond de toi! Je trouve tellement malheureux que tu te sois autant focalisé sur tout ce qui n’était pas vraiment toi, ce qui n’était pas nous.

A nous deux, nous sommes d’une grande puissance.

Toi seul, tu es capable de donner du sens à ce que tu vois fonctionner autour de toi. Mais tu es incapable d’avoir un regard sur ce qui pourrait donner un sens à ta propre existence. 

Moi seule, je suis remplie de sens, d’idées, de concepts, d’amour, d’énergie, de vie. Mais je suis incapable de les faire vivre dans le concret, de les matérialiser, de les réaliser. 

Seul notre couple a la possibilité de se nourrir de nos forces respectives, de les assembler, de les unir pour nous créer, aussi bien toi que moi, la vie dont nous rêvons, celle à laquelle toi comme moi
nous aspirons depuis que nous nous sommes rencontrés.

Toi seul et moi seule ne rime avec aucun espoir. Tout comme on ne peut pas faire pousser une plante avec juste du soleil ou juste de la terre, on ne peut pas faire grandir un être humain uniquement à travers son mental-ego ou uniquement à travers son âme. C’est la réunion de toi, mon mental-ego et de moi, ton âme qui sera la clé de notre réalisation.

Tant que tu ne compteras que sur toi je ne pourrais t’accompagner et nous ne pourrons nous unir pour partager qui nous sommes et devenir l’être humain né il y a quelques années pour se réaliser avec bonheur dans cette belle aventure qu’est la vie. »

Lui (Mental-Ego) : « Tu es en train de me dire que je suis un unijambiste qui essaye de courir comme un bipède! Tu es en train de me dire que tu es ma compagne dans la vie, que tu es près de moi en permanence depuis ma naissance, que tu me regardes sans cesse, que tu me parles continuellement alors que je ne soupçonnais même pas ton existence il y a plus de cinq minutes!

Tu es en train de me dire que tu me quittes alors que je ne savais même pas que nous étions ensemble! Tu es en train de m’expliquer que tu es «cette petite étincelle» que j’ai toujours cherché dans l’autre pour m’accoupler et qui finissait toujours par m’échapper, alors que c’était finalement toi qu’inconsciemment je recherchais!

Tu me laisses là, de nouveau seul, alors que je viens seulement de te découvrir, te reconnaître et que j’ai maintenant tellement envie de savoir qui tu es! »

Elle (Âme) : « Je ne suis pas une curiosité de plus dans ta vie ! Je ne suis pas un nouveau sujet d’étude ou un nouvel outil que tu as trouvé pour te faire valoir auprès des autres. Je suis encore moins une conquête de plus dans ton carnet d’adresse! Maintenant que tu connais mon existence, libre à toi de venir vers moi et de me faire une place dans tes pensées.

Si je t’attire, si tu as réellement envie de découvrir qui je suis, de me soutenir et de partager ton existence avec moi, tu es totalement libre de le faire!

Je suis une vibration, une vision, un sentiment. Je suis finalement la plus belle version de toi-même.
A toi d’avoir l’énergie, d’avoir l’élan vers moi ! A toi de me rejoindre et de me féconder par tes actions pour que nous puissions créer ensemble la plus belle réalisation de nous-même. »

Mental-Ego : « J’ai sincèrement envie de vivre cette aventure avec toi. Je souhaite vraiment que cette nouvelle rencontre devienne ma raison de vivre car je sens au fond de moi que c’est la porte ouverte vers mon bien-être. Comment puis-je aller vers toi, m’unir à toi et réaliser ce couple intérieur qui semble être si porteur d’espoirs ? »

Âme : « C’est le chemin du développement personnel. »

Quand vous n’allez pas bien, quand vous souffrez, quand vous vous sentez mal, c’est ce genre de conversation qui se déroule inconsciemment à l’intérieur de vous. C’est ce conflit, ce désamour entre vous et vous-même qui génère la souffrance, qui mine votre énergie et vous empêche d’accéder à la vie de bien-être que vous désirez tant.

Il est difficile de rentrer à l’intérieur de soi et de faire un état des lieux cohérent de l’état de notre couple intérieur que forme le mental-ego et l’âme.

Mais Tendance Winner vous propose de réaliser un test qui vous permettra de comprendre vos zones de conflits intérieures s’exprimant par des manques.

Pour faire le test, c’est ici.

Le training émotionnel des gens heureux.

On ne peut pas choisir d’accéder à la maturité physique! La vie se charge de notre corps qui passe de l’enfance à la vieillesse quoi qu’on fasse.

En revanche, on a un choix disponible dans l’existence! L’option « être heureux ». Parce que le bonheur est avant tout un état d’esprit. C’est l’état d’esprit de la maturité émotionnelle!

L’immaturité émotionnelle apporte le chaos pour soi et pour les autres. La maturité émotionnelle n’est pas innée. Elle demande de l’entraînement et surtout l’envie de se créer une vie géniale!

Voici le training émotionnel des gens heureux en 5 points :

  • Créer en soi (par la pensée) et autour de soi (par la parole) une atmosphère positive et attirante.

Les personnes qui ont une attitude émotionnelle positive démontrent un certain charisme qui leur apporte en retour beaucoup de satisfactions. Le fait de devenir une personne qui crée une atmosphère agréable et légère a un fort pouvoir d’attraction et ouvre beaucoup de portes dans le quotidien. Aider les autres à vivre une expérience positive dans une situation où ils s’attendent à vivre de l’inconfort permet de leur offrir une expérience unique et précieuse. Elles allègent le quotidien de ceux qui les entourent, n’augmentent pas leur stress et apportent du soutien à leur entourage sans avoir à s’épuiser pour les aider.

  • Toujours commencer une interaction avec autrui en ayant un sentiment de sympathie envers lui.

Chacun songe à lui même du matin jusqu’au soir, au travail qu’il a à faire, aux rendez-vous qu’il doit honorer, à ses comptes, à ce qu’il va manger, à ses enfants dont il doit s’occuper. Personne n’a envie au milieu de sa journée de rencontrer quelqu’un qui est désagréable avec lui, qui lui fait perdre son temps et qui le péjore. Avoir un sentiment de sympathie pour autrui, c’est lui montrer de l’intérêt et une admiration sincère et s’adresser à lui avec le sourire. Si c’est impossible de ressentir cette sympathie dans l’échange potentiel qui se présente, il vaut mieux esquiver plutôt que de blesser ou d’indisposer l’autre. Si non, le retour de flamme est cuisant et laisse en soi un sentiment amer et désagréable.

  • Comprendre l’autre avant de chercher à être compris.

La plupart du temps chacun veut seulement se sentir compris et apprécié. Chacun est focalisé sur son programme personnel, sa vision des choses et ce qu’il souhaite obtenir. Quand deux personnes se rencontrent, chacun veut obtenir la compréhension de l’autre et lui faire passer son propre message. Quand les deux s’entendent car leurs programmes personnels se rejoignent, le dialogue et la compréhension réciproque s’installent facilement. Bien souvent, et c’est spécialement le cas entre les hommes et les femmes, entre le patron et ses employés, entre les parents et les enfants, entre le prof et son élève, les programmes personnels entre les deux divergent. L’un ne comprend pas l’autre et cherche à imposer son point de vue sans vraiment se mettre à la place de celui qui est en face de lui. Dialogue de sourd, envie de convaincre, haussement de ton, colère et frustration sont au rendez-vous. C’est le rapport de force et les jeux de pouvoir qui s’installent.  En fait, comme lorsqu’on est au volant sur la route, il faut savoir parfois céder sa priorité pour dégager le carrefour et redonner de la fluidité à la circulation. Avant de vouloir faire passer son message en priorité, il est bon de prendre le temps de se mettre à la place de l’autre, de lui poser des questions pour essayer de comprendre son point de vue, et de reconnaître en soi si il existe quelques points de convergences avec notre propre point de vue qui peuvent servir de base au dialogue. C’est extrêmement générateur de bien-être quand on vit des relations où chacun se sent gagnant, où chacun éprouve le sentiment que l’échange a du sens.

  • Être flexible.

Être flexible c’est sortir de la croyance « mon bonheur ne dépend que de la manière dont les choses se passent. » La vie n’est pas faite d’extrêmes. Entre le noir et le blanc, le chaud et le froid, le soleil et la pluie, le doux et le dur, il existe quelques nuances. Et c’est seulement parce qu’on a la connaissance du noir ET du blanc, du froid ET du chaud, du temps caniculaire ET du temps de Toussaint, qu’on peut évaluer ce qui se présente à nous. Envisager les deux possibilités « acceptation » et « refus » permet de connaître la notion de « s’accorder avec l’autre ou la situation ». Pleurer pour quémander un accord arraché de force à autrui n’apporte aucune satisfaction. En revanche, accepter le refus tel qu’il est, permet de rebondir pour proposer autre chose plus acceptable pour l’autre et pour soi ou pour trouver une autre solution par soi-même, sans l’autre. C’est accepter que le ciel ne s’écroule pas à chaque fois que le vent ne va pas dans la direction souhaitée. On s’adapte et on patiente. Etre flexible, ce n’est pas accepter tout et n’importe quoi. C’est rester fidèle à ses valeurs tout en respectant l’autre et ses valeurs. Et si rien n’est possible, c’est accepter de le rendre possible ailleurs, autrement, avec d’autres personnes. On s’aperçoit alors que l’option est encore plus belle que la précédente.

  • Posséder ses émotions.

Personne ne peut faire vivre à quelqu’un qui est maître de ses émotions un état émotionnel qu’il n’a pas au préalable accepté de vivre. Les émotions sont communicatives, mais personne n’est obligé de se laisser contrôler par elles et encore moins par celles des autres. C’est à chacun de décider ce qu’il accepte de vivre ou de ne pas vivre. Chacun a le choix de ce qu’il se fait à lui-même. C’est cela prendre possession de ses émotions. Sans maîtrise de ses émotions, on laisse n’importe qui ou n’importe quoi, toucher, blesser, affaiblir, tourmenter qui nous sommes. C’est open-bar à l’intérieur de soi. Sans maîtrise émotionnelle un individu tout entier peut être détruit facilement, car il cède à ceux qu’il croise dans sa journée, du plus équilibré au plus déséquilibré, la télécommande de son bien-être intérieur. Posséder ses émotions c’est choisir de donner la valeur ou la signification que l’on veut aux actes des autres. C’est à dire, la valeur et la signification qui est la plus plaisante, qui fait se sentir bien quelque soit ce qu’autrui dit ou fait. C’est décider de l’interprétation, du ressenti et de l’impact que cela a sur soi. C’est choisir de réagir aux actes des autres de manière à rester heureux. On décide de choisir ce qui nous rend plus calme et serein ou plus en colère et aigri. C’est un choix. Posséder ses émotions, c’est lâcher l’importance. Dédramatiser et prendre de la distance. Rechercher en tout temps et en tout lieu le bien-être et la sérénité.

Une simple question d’intention!


Dans le sens de la vie, la première intention devrait être de vouloir prendre soin de soi avant de prendre soin des autres. Sur le court terme cela peut paraître égoïste, mais sur le long terme cette attitude est nécessaire pour être l’acteur de relations gagnant /gagnant pour le reste de sa vie.

Pourquoi? Parce que si nous ne le faisons pas nous nous épuisons. Et quand nous serons complètement vidés et épuisés, que nous restera-t-il à donner, à partager? Au fur et à mesure que la vie avance ceux qui se sont oubliés pour les autres se vident de leur substance, de leurs talents et de leurs dons potentiels pour se remplir de frustration et d’aigreur. Est-ce vraiment ce que vous avez envie de vivre? 

Dans chaque activité qu’on se propose de faire, travailler, manger, dormir, s’amuser, faire du sport, se faire des amis, vivre avec un conjoint, évoluer parmi sa famille ou ses collègues, la priorité absolue devrait être « avoir l’intention de toujours prendre soin de soi ».

Prendre soin de son physique, se soigner, se faire beau, se faire du bien physiquement c’est prévenir, éviter tout ce qui pourrait nous épuiser, nous faire du mal, nous enlaidir, nous rendre malade, nous affaiblir. C’est à dire tout ce qui est le fruit de notre réflexion quant à ce qui peut être fait pour se faire du bien et se mettre physiquement en valeur dans cette situation. Et n’hésitons plus à demander de l’aide pour avoir un feed-back avisé! Question clé : pourquoi ce que je suis en train de faire me fait du bien physiquement? Est-ce qu’il existe une autre manière de faire qui pourrait me faire encore plus de bien?

Prendre soin de son énergie émotionnelle, c’est se tourner vers ce qui nous donne des émotions positives, ne partager des activités ou des paroles qu’avec des personnes qui sont prêtes à s’investir (payer le prix juste) dans ce partage et qui ne nous font pas encaisser les dettes en énergies qu’elles laissent après leur passage (colère, critique, plaintes, victimisation). C’est à dire, se détacher émotionnellement de toute personne qui augmente les coûts en énergie de notre vie. Question clé : pourquoi j’échange avec cette personne? Est ce que ma distance émotionnelle avec elle est juste? (Connaissance, copain, amis….). Puis-je rester heureuse et épanouie avec la proximité d’échange qui s’est instaurée entre cette personne et moi? 

Tout cela signifie aussi que prendre soin de soi n’a aucun sens quand on pense le faire en suivant un courant de pensée quelconque sans poser clairement ses intentions. Par exemple, faire du sport par passion du sport sans poser l’intention de prendre soin de soi est la porte ouverte à dépasser ses limites, travailler son corps en dépit du bon sens et se blesser. Choisir ses aliments en fonction d’un courant de pensée sans poser l’intention de faire du bien à son corps est la porte ouverte aux pires carences. 

Ceci signifie surtout une chose ! C’est que pour pouvoir répondre à l’intention de prendre soin de soi, il nous faut avoir la connaissance de ce qui est bon pour nous physiquement et émotionnellement. 

Voici la plus grande difficulté pour sincèrement prendre soin de soi: avoir la connaissance de ce qui est bon pour soi.

C’est pourquoi j’ai rédigé une formation qui s’appelle « savoir faire les bons choix  » (infos par mail ), car je rencontre beaucoup de personnes de bonne volonté pour prendre soin d’eux mais complètement perdus pour définir ce qui est bon pour eux. 

De manière générale, la vie est une suite d’expériences échec / réussite. Si on prend le temps d’analyser ces expériences on progresse dans la connaissance de soi et de ce qui est bon et moins bon pour soi. 

Voici une piste d’analyse qui peut vous aider:

  1. Qu’est-ce que je suis en train de faire ?
  2. Qu’est-ce qui m’a motivé pour le faire?
  3. À qui suis-je en train de chercher à faire plaisir? À qui je ne fais pas plaisir?
  4. À qui suis-je en train d’essayer de plaire? 
  5. Quel prix énergétique, quelle fatigue physique cela me coûte-t-il?
  6. Quel prix émotionnel suis-je en train de payer?
  7. Suis-je prêt à accepter ces coûts? Quelles conséquences?
  8. Pourquoi? Qu’est-ce que j’en retire? Qu’est-ce que cela m’apporte? En quoi cette activité me construit et me rapproche de la plus belle version de moi-même?
  9. Si maintenant je pose l’intention ferme de ne faire que prendre réellement soin de moi dans cette activité, qu’est-ce que je peux modifier?