L’art de transformer une toxicité en bain de Jouvence.

Dans toute situation toxique traîne un ou des individus toxiques. Mais souvent cette toxicité est au départ tapie en nous, dans notre champ inconscient. Prendre conscience de cela et faire un retour à soi peut être une excellente source de développement de soi. Regarder le toxique extérieur comme une projection inconsciente de la faille qui nous habite est la voie de l’amour pour soi. Rejeter la situation toxique et ses protagonistes c’est la voie de la peur et le rejet de soi.

On parle beaucoup des toxiques non pathologiques comme les dépendants affectifs, les narcissiques, les manipulateurs en tout genre et autres passifs-agressifs. On les perçoit à l’extérieur de soi et il est tellement facile de les rendre responsables de nos mauvaises récoltes. Stop! On a tous un toxique intérieur qui attire nos toxiques extérieurs. Il est bon d’éviter d’entretenir des relations avec des personnes toxiques pour nous. C’est vrai. Mais parfois, ce n’est pas si simple car même si la tête sait, le cœur refuse la distanciation. Un petit quelque chose nous empêche de lâcher la relation et on ne sait pas pourquoi, on y retourne. C’est notre faille à nous qui s’exprime.

Dans une relation ou une situation toxique, adopter la solution de la fuite peut être nécessaire et indispensable lorsqu’on est cruellement en danger. Mais il faut garder à l’esprit que dans ces conditions la leçon de vie ne pourra pas être apprise et intégrée totalement. Aussi, une situation moins toxique mais assez désagréable à vivre pourrait se représenter ultérieurement. Gardez ça en tête. Tôt ou tard la faille qui nous habite devra être regardée et corrigée car elle nous fragilise. Et la vie le sait ! La vie nous poussera toujours à trouver le moyen de remplacer la peur par l’amour.

La souffrance provient de la lutte. D’où l’idée d’arrêter de se blâmer d’avoir un cœur attiré par la toxicité et décider en conscience de lâcher prise sur ce qui est. « J’accepte de ne pas savoir pourquoi je vis cela et quelle leçon va en sortir et je décide en conscience d’expérimenter cet état de fait en me plaçant dans la vie tel un étudiant face à une leçon. »

Personne ne peut souiller votre vie sans votre accord tacite. Point n’est question ici de dire qu’à la première attitude désagréable d’un tiers il est nécessaire de couper court. Ne pas savoir faire preuve de compréhension et de patience nous rendrait rigide et même malveillant. La maladresse existe et n’est pas forcément intentionnelle. En revanche, se laisser embourber dans la frustration et le sentiment récurrent d’être sali et saccagé dans son estime de soi de manière quasi systématique par l’autre nécessite une action ferme et irrévocable. Le cœur doit être parfois mis sous la protection de la rationalité.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, adopter une attitude réactive de reproche teintée d’agressivité, se mettre en colère et crier fort est à mon sens une solution de « survie » émotionnelle qui n’apporte qu’un soulagement à court terme et qui est la porte ouverte à beaucoup de gaspillage d’énergie pour rien. Rien ni personne ne mérite qu’on dilapide sa propre énergie chèrement capitalisée dont on a cruellement besoin pour être en bonne santé et créatif. Et surtout pas un pollueur de bien être et d’instants heureux. Même si c’est notre enfant ou un parent.

En revanche, je vous invite à utiliser la présence de cette relation ou de cette situation toxique pour apprendre à renforcer votre capital vitalité et affûter vos outils intérieurs. Comme j’aime à le dire, ce qui ne tue pas renforce. Rester paisible et zen dans le métro parisien aux heures de pointe permet d’accéder a bien plus de maîtrise de soi que de trouver la zen attitude au bord d’une plage de Bali en regardant le soleil se coucher. De la même manière il est plus favorable à un jeune enfant de booster son système immunitaire en lui permettant de se rouler parfois dans la boue plutôt que de le nourrir aux antibiotiques. Savoir stimuler ses défenses et renforcer sa capacité à surmonter les problèmes est préférable à la fuite et à l’esquive. C’est une porte ouverte vers la pleine liberté d’être quelque soit l’environnement.

Donc, quand un toxique quelconque s’infiltre dans votre champ de vision, une personne ou une situation, ça peut être un bel exercice que propose la vie pour apprendre à développer sa force intérieure et sa puissance émotionnelle.

Des éléments toxiques il y en aura toujours autour de nous. Et on peut aussi se révéler être toxique pour quelqu’un à un moment de notre vie quand on n’a pas appris à cultiver en soi l’art de la maturité.

Aussi, en adoptant volontairement une attitude d’apprenant pour décupler sa survie face à une situation remplie de toxicité on fait d’une pierre deux coups. On se renforce face aux éventuelles situations délicates futures et en même temps au lieu de se laisser détruire par le gêneur on utilise son énergie à lui pour renforcer notre propre valeur. Être dans un état d’esprit apprenant signifie être bien informé que ce qui se joue est une scène de théâtre qu’on accepte de vivre en conscience dans un but précis. Se renforcer. Cela signifie très clairement que chaque pas doit donner lieu à une leçon apprise sur soi et surtout que cette situation doit un jour prendre fin de manière ferme. Quand on a le diplôme, il faut quitter l’école pour se réaliser fort de cet enseignement reçu. Le toxique peut être une excellente école si on joue le jeu en conscience mais on ne fait pas sa vie en restant à l’école.

Ce serait nier la beauté de la vie et tout le potentiel dont elle regorge qui est en permanence à notre portée pour nous épanouir.

Devenir apprenant c’est accepter de vivre une situation inconfortable momentanément pour vivre une expérience riche d’enseignements sans jamais s’identifier à la situation. Vous n’êtes pas une personne en difficulté mais une personne qui a choisi d’apprendre face à une difficulté. C’est un choix à faire. Une décision à prendre. Ce point est crucial pour ne pas vous sentir nul et malheureux face aux difficultés de la matière à apprendre.

Attention, quand vous allez à l’école vous n’y restez que quelques heures par jours et vous rentrez chez vous étudier et vous détendre. Vous n’êtes pas en classe 24h sur 24! Assurez vous que face à votre toxique vous avez toute latitude pour vous replier régulièrement dans vos pénates pour digérer les leçons. Si ce n’est pas encore le cas, ne vous lancez pas dans l’expérience. Prenez d’abord vos distances.

De la même manière, si vous avez trop d’intérêts en jeux et que vous mettez trop de critères d’importance dans la situation vous êtes sûrement dans un stade où la toxicité risque d’être trop forte et même dangereuse. Vous devez vous protéger avant tout car une dose toxique massive tue sur le champ. Récupérez avant tout vos billes, mettez vous en sécurité, prenez de la distance. Si vous ne l’avez pas fait avant c’est que quelque chose en vous a déjà été vampirisé par cet élément toxique. Ce qui peut vous rendre également très toxique pour vous-même car vous ne possédez plus qu’une partie de vous-même. Un travail en profondeur avec un thérapeute peut être nécessaire pour retrouver de la sécurité.

L’idée ici, c’est d’apprendre de la toxicité d’autrui ou d’une situation sans être en danger.

Et ce qu’on apprend d’une relation ou d’une situation toxique peut être un véritable bain de Jouvence. Une sorte de révélateur de nos trésors cachés et une libération de nos pleins potentiels. La leçon une fois que vous l’aurez apprise, vous comprendrez que vous ne pourrez jamais assez remercier ce toxique de vous avoir autant permis de vous révéler à vous-même.

En revanche vous pourrez vous remercier tous les jours d’avoir su utiliser le challenge pour acquérir cette belle liberté que vous possédez maintenant.

C’est d’ailleurs à cela que vous saurez naturellement que la leçon est terminée. Vous rayonnerez. Votre toxique se sentira de moins en moins confortable à vos côtés. Il finira peut-être même par vous maintenir à distance. La situation toxique disparaîtra sans explication de votre champ de vision car vous vous y positionnez maintenant en permanence et sans le vouloir en pleine possession de votre propre bien être et de vos réussites. Une personne toxique est incapable de modéliser cela pour elle même. Et une situation toxique ne peut exister quand elle n’est plus nourrie par tous les protagonistes. C’est là qu’il est temps de quitter la scène. Vous êtes devenu un individu tout terrain, qui ne confond plus tracas et problème, qui sait garder un haut niveau d’énergie quelque soit l’environnement et qui a confiance en ses talents puisqu’ils ont été découverts et mis en pratique. Bref, vous êtes libre avec les deux yeux bien ouverts. En pleine conscience.

Comment apprendre d’une situation ou d’une relation toxique ? En apprenant à ne pas adhérer à l’état du toxique pour sortir du jeu, en développant en soi les qualités anti-toxicité, en enrichissant sa connaissance de soi et de l’humain, en acceptant de vivre toutes les émotions que l’élément toxique nous pousse à vivre sans les rejeter ni pleurer sur son sort, pour libérer des émotions cachées en nous et souvent liées à des blessures passées et en se rappelant tous les jours que le soleil radieux est toujours là, au dessus de nous, même quand les nuages le cache. C’est à dire, garder la foi en nos capacités à rayonner même dans l’épreuve.

L’état toxique est de nos jours bien identifié. À vous d’y prendre garde pour ne pas le reproduire chez vous.

Les toxiques vivent en groupe. Ils ont toujours dans leur entourage des alliés conscients ou inconscients qui entretiennent des liens douloureux avec eux. Impossible pour les toxiques de créer des liens équilibrés et harmonieux. C’est obligatoire puisqu’un toxique a toujours besoin d’une bonne excuse pour dire qu’il est victime et que sa vie est moche à cause des autres. Ou qu’il doit se battre contre la bêtise humaine. Ou qu’il doit se comporter ainsi parce qu’il le faut. Pas le choix, il n’y est pour rien et il ne peut rien y faire. C’est ainsi. Ce statut de victime ou de va-t-en-guerre ou même de gentil-sacrifié le place systématiquement dans une incapacité à être en joie. Il ramène cela dans votre champ de vision et pourquoi pas vous intègre également dans ses misères en vous rendant responsable d’une souffrance supplémentaire parce que vous ne comprenez pas à quel point il n’a aucun choix autre dans sa vie. En plus vous ne l’acceptez pas tel qu’il est surtout quand il se montre être le pire des lâches et qu’il vous fait les pires vacheries. Et ça, il n’aime pas car s’il acceptait d’entendre vos ressentis il devrait se remettre en question. Parfois il peut même s’auto-humilier pour vous montrer à quel point il passe sa vie à devoir choisir entre la peste et le choléra et c’est ainsi… il faudra bien que vous l’acceptiez tel qu’il est. Il n’a pas d’efforts à fournir pour considérer vos besoins. Ça jamais. C’est un bon moyen très positif pour vous permettre d’apprendre à combler vos besoins par vous-même. Une belle leçon pour cultiver votre indépendance. Mais ne poussez pas le bouchon trop loin pour développer le stade ultime de l’interdépendance heureuse avec lui. Pour cela il vous faudra vous entourer de personnes plus matures émotionnellement.

En sa présence, soit vous perdez votre joie de vivre, vous vous étiolez, soit encore plus grave vous accédez à la croyance que vous êtes méchant, vous doutez de votre bienveillance qui vous a pourtant toujours caractérisée . Vous cherchez à redoubler de patience, d’écoute et de compréhension pour l’autre. Voilà des excellentes qualités que vous êtes en train de développer qui vous serviront pour le reste de votre vie. Appréciez ! Mais c’est maigre récompense face à votre joie de vivre qui s’éloigne.

La magnifique leçon ici, c’est qu’avec un peu d’entraînement vous allez découvrir que face à une situation glauque vous pouvez choisir en conscience de rester tel que vous êtes. Gai et enthousiaste à l’intérieur de vous. Vous arriverez à écouter les gérémiades d’autrui et à avaler leurs excuses bidons et prétextes en tout genre sans être dupe et sans souffrir, vous arriverez à comprendre pourquoi ils en sont arrivés là sans vous impliquer émotionnellement parce que vous avez compris que votre survie dépend de votre manière de rester centré sur votre bonheur intérieur d’être en vie et d’avoir su faire les bons choix pour vous-même. Car tout comme en temps de disette la moindre miette de pain est une aubaine, dans une ambiance glauque le moindre rayon de soleil qui vient vous chatouiller la peau est une caresse de la vie. Face à cette glauque attitude, tous les petits instants de bonheur, toutes les petites réussites que vous avez su obtenir, le sourire de la boulangère, l’oiseau qui vient sur votre rebord de fenêtre et le parfum de votre rosier sur le balcon auront enfin une importance dans votre vie. Vous saurez apprécier les petits bonheurs de tous les jours. Et ça c’est une grande richesse. Bingo!

Les toxiques sont toujours fatigués, malades de quelque part , et nécessitent une énergie terrible pour les bouger, les intéresser à prendre soin d’eux. Ils sont épuisants physiquement. Quand tout va plutôt bien, ils vous font (sans faire exprès !) le coup de crasse du siècle qui se répète 10 fois par mois. Avec eux vos émotions prennent à longueur de temps l’ascenseur. Un coup en haut, un coup en bas. C’est le sport favori du toxique. Semer la confusion en vous pour vous déstabiliser et obtenir de vous selon ses seuls intérêts. Ça aussi c’est nerveusement épuisant.

Alors, vous allez tout d’abord apprendre à devenir de plus en plus conscient de vos émotions parce que pour survivre vous devrez apprendre la stabilité émotionnelle. C’est extrêmement utile dans la vie. Une bonne émotion permet une bonne décision ! Mais pour y arriver, vous devrez être rempli d’énergie afin de garder la tête hors de l’eau. La leçon magnifique ici c’est que vous allez réaliser que vous pouvez par vous-même augmenter votre niveau d’énergie. Parce que vous n’avez pas le choix sinon vous sombrez. Comment ? En faisant très attention à votre alimentation, en ayant des heures de sommeil régulières, en faisant un peu de sport tous les jours et en buvant beaucoup d’eau . Vous n’imaginez pas les bénéfices collatéraux ! Plus d’énergie c’est plus de réussite professionnelle, une meilleure santé, la capacité de découvrir de nouvelles activités enrichissantes ! Tout bénéfice ! Sans ce toxique l’auriez-vous découvert ?

De part ses actes incompréhensibles et souvent blessants, le toxique pousse votre cerveau dans ses derniers retranchements. Il creuse, dissèque, tourne et retourne les informations verbales et non verbales que votre toxique vous livre car on a tous besoin de trouver du sens pour ne pas exploser de souffrance. C’est une magnifique méthode de développement de soi car le cerveau ayant besoin de réponses il nous pousse à nous instruire sur le thème des sciences humaines. Qu’est-ce qu’un manipulateur ? Qu’est-ce qu’un dépendant? Qu’est-ce que les blessures d’âme, les mécanismes de survie qui y font face et donc les croyances limitantes associées. Quels sont les différents profils amoureux liés à ces blessures . Passionnant ! Jamais vous n’auriez eu ce courage et cette motivation pour plonger dans le développement personnel si vous n’aviez pas eu cet empêcheur de tourner en rond dans les pieds! Vous voilà finalement en possession de la troisième grande richesse de l’expérience. En cherchant le sens de toutes ces absurdités toxiques vous avez trouvé le sens de vous-même, vous avez touché du doigt ce qui vous habite et comment vous fonctionnez. Vous avez appris à vous connaître. Ou du moins vous avez mis le doigt dans un engrenage positif de développement de soi et de créativité. Bravo!

C’est un dur labeur, je le sais! Mais rassurez-vous, il existe aussi quelques avantages secondaires et passagers avec les toxiques. Sautez dessus quand ils se présentent! C’est la petite friandise qui permet de se redonner le cœur aux études ! Mais j’espère que vous-même vous n’agissez pas ainsi!

Leur faible estime d’eux-mêmes les poussent à séduire. Aussi, en public ils ont l’art d’être avenants, gentils et beaux parleurs. Ils savent s’exprimer sur beaucoup de sujets et plaisent à l’auditoire. Tout cela reste au stade très superficiel. Ça peut être flatteur de faire partie de leur cercle social en étant considéré comme leur proche. On brille un peu par procuration ! Mais cela reste de la procuration…. D’autre part ils aiment ne pas être considérés comme tout le monde. Ils savent réclamer un petit service supplémentaire, un sur-classement ou des réductions de prix avantageuses. En tant que proche vous en bénéficiez également. Si vous y regardez bien, c’est quand même un peu cher payé pour vous en terme d’énergie dépensée ! Pour finir, ils se veulent être plus attractifs que les autres pour vous garder sous la main. Vue leur incapacité à rayonner, ils préfèreront soit vous faire jouir plus que quelqu’un d’autre soit vous couvrir de cadeaux, de gentillesse et d’attentions pour se rendre merveilleux à vos yeux ! Ou les deux à la fois! Profitez ! C’est unique ! Mais ne soyez pas dupe ! Ça ne durera que le temps d’obtenir de vous ce dont ils veulent profiter. Tachez de profiter aussi. Vous le méritez bien. Mais gardez en tête que tout geste vide d’amour vous retire plus de vous-même que cela vous apporte. Ça laisse toujours un goût amer… et l’amertume crée la grimace qui rend moche.

Bon, plaisanteries misent à part, il y a un chemin nettement moins compliqué pour apprendre tout cela! Trouver tout seul la motivation pour mieux se connaître et décupler son énergie. Prendre soin de soi, croquer la vie à pleine dent et poser des limites claires à ceux qui font ressentir du désagrément.

Mais parfois, ce n’est pas le chemin le plus simple que l’on arrive à emprunter parce que c’est seulement dans l’adversité qu’on a le courage de faire face. Nous sommes humains. Alors si c’est le cas, pardonnez vous, remerciez la vie pour ce si bon professeur qu’elle vous livre et apprenez avec beaucoup de tendresse pour vous-même à sortir rayonnant de cette leçon de vie si nécessaire.

Au final, votre toxique vous aura bien malgré lui, permis de vous libérer de vos propres blessures. Vous ne vous rejetterez plus puisque vous avez pris le temps de vous découvrir. Vous ne vous abandonnerez plus puisque maintenant vous savez que vous pouvez être votre plus grand soutien dans l’adversité. Vous ne vous humilierez plus puisque vous savez à quel point vous pouvez être fier de vous de ne pas avoir fuit et d’avoir réussi à devenir rayonnant. Vous ne vous trahirez plus puisque vous savez maintenant être conscient de vos émotions et décider en fonction de qui vous êtes et non plus en fonction de votre environnement. Et vous ne souffrirez plus du sentiment d’injustice puisque vous savez maintenant que la puissance est en vous et pas dans la situation qui se présente.

Vous serez donc débarrassé de vos peurs d’être rejeté, abandonné, humilié, trahit et de vivre des injustices pour démarrer vos nouvelles relations ou projets ! En plus de votre gain de confiance en vous et votre nouvelle estime pour vous, vous voilà fin prêt pour vivre le plus grand amour de votre vie. Celui avec vous-même.

Vous voilà donc rayonnant et fermement décidé à le rester. C’est ce « fermement décidé  » qui attirera à vous des personnes engagées sur la notion de relations équilibrées et harmonieuses et qui fera fuir d’autres toxiques qui verront très vite que vous ne laisserez pas leur attitude de clochard émotionnel faire de l’ombre à votre soleil ! Enjoy!

Et si votre nouvelle attitude et votre bonheur rayonnant permettent aux toxiques qui vous entourent d’avoir envie de vous ressembler au lieu de vous détruire, ils monteront peut-être eux aussi dans le train qui fait voyager dans la vie en première classe. C’est le plus beau cadeau que vous pouvez leur faire mais ils ne sont pas obligés de l’accepter. Chacun doit choisir par lui-même ce qu’il a envie d’être.

Sophie

Êtes vous adepte de la double peine?

« Non bis in idem » dit la loi. Cela vous dit quelque chose ?

Cela signifie qu’une personne ne peut pas être poursuivie, jugée et sanctionnée deux fois pour un même fait.

Alors combien d’entre vous sont-ils hors la loi en ce moment ?

Ne vous voilez pas la face, nous sommes quasiment tous des hors la loi dans ce domaine. Nous sommes capables de nous poursuivre toute une vie, de nous juger plusieurs fois par jour et de nous sanctionner à maintes reprises pour le même fait.

Vous ne me croyez pas? Alors comment traitez-vous votre obésité ? Votre incapacité à avoir un job qui vous plaît ? Vos difficultés financières récurrentes ? Votre nouvel échec amoureux ? Vos tracas de santé ?

Combien de fois cela vous a-t-il trotté dans la tête le mois dernier alors que vous aviez déjà pris soin d’y réfléchir longuement, crayon à la main, pour mettre en place une stratégie corrective ou prendre une décision ?

Combien de fois êtes vous passé devant votre juge intérieur la semaine dernière à ce sujet?

Et rien qu’hier, combien de fois vous êtes vous puni pour cela en refusant une invitation, en évitant un regard, en restant enfermé chez vous, en ne vous autorisant pas de vivre à cause de cela ?

Vous voyez, l’être humain est une machine à poursuivre, juger, sanctionner. Un tribunal permanent qui tourne en boucle à toute vitesse et ressasse. Un tribunal qui juge rapidement tout et n’importe quoi, lui même et les autres et qui sanctionne sans même s’en rendre compte.

Le pire, c’est que la loi autorise la double peine. C’est à dire que pour un même motif, une personne peut avoir à subir deux sanctions. Si vous roulez trop vite, vous pouvez devoir payer et perdre des points sur votre permis. Tout comme il semble communément admis de punir très fortement un enfant qui a échoué bien malgré lui. Déjà puni par le manque de réussite, triste d’avoir déçu les attentes de ceux qu’il aime, il se voit en plus coiffé d’un bonnet d’âne et étiqueté « mauvais ». Vous ne trouvez pas que cela frise l’indécence?

Ce n’est peut-être pas votre manière de faire avec vos enfants, mais peut-être que vous êtes finalement un adepte qui s’ignore de la double peine envers soi-même.

Quand vous êtes rejeté, critiqué ou mis en échec est-ce que vous vous dites que vous n’êtes pas à la hauteur, essayez-vous de vous améliorer en espérant ainsi réussir à retourner la situation tout en craignant maintenant d’aller vers de nouvelles personnes ou souriez-vous en disant « c’est parfait ainsi! Nous n’avions pas les mêmes valeurs ! C’était une mauvaise approche !Next! »

Subir l’échec est déjà une sacrée peine à supporter. Alors pourquoi s’en coller une autre sur le dos en se dévalorisant, en se disant que l’on n’a pas été comme il aurait fallu, que l’on n’est pas assez bien et que de facto les autres nous font peur ?

Les adeptes inconscients de la double peine sont ceux qui se sabotent l’existence en croyant que le tribunal intérieur a toujours raison. Ce sont ceux qui se soumettent à ce grand tribunal intérieur constitué par les injonctions parentales maladroites et la pensée unique maladive de nos sociétés qui dit que personne n’a le droit de se sentir parfait dans son imperfection.

Qui a pu vous faire croire avec autant de conviction que vous serez uniquement aimé pour votre beauté ou votre charme, vos capacités, vos talents et vos réussites ?

En croyant cela, vous ne serez pas aimé, peut-être admiré mais sûrement envié, utilisé comme faire-valoir ou comme levier de réussite.

Qui a pu vous faire croire que pour être aimé vous devez à tout prix améliorer vos défauts au lieu de vous appuyer sur vos talents?

En faisant cela, vous ne serez pas aimé mais jugé comme un éternel insatisfait, flatté par des vendeurs de solutions rapides qui veulent s’enrichir sur votre bonne volonté à devenir meilleur et vos talents muselés permettront à d’autres de rayonner à votre place et d’exister.

Qui a pu vous laisser penser que pour être aimé il faut avoir pu cocher en soi toutes les cases qui définissent le genre aimable ?

En pensant cela, vous ne serez pas aimé pour qui vous êtes mais pour votre capacité à être ce que les autres attendent de vous. Vous serez facile à vivre, facile à séduire, facile à berner, facile à maltraiter. Et cette capacité à être aimable sera votre pire ennemie car vous plairez à tout le monde sans plaire à quelqu’un en particulier. Sans couleur particulière, sans signature, sans challenge vous n’attirerez que des relations communes sans lien profond particulier.

La double peine, c’est se faire du mal à soi-même alors que l’on est déjà en difficulté.

La double peine c’est appuyer soi-même là où ça fait déjà mal et garder le doigt dessus.

C’est se culpabiliser de ne pas travailler alors que l’on est malade. C’est s’interdire de s’acheter des beaux vêtements alors que l’on a des rondeurs qui nous déplaisent. C’est s’accrocher à un amour perdu au lieu de lui tourner rapidement le dos pour rencontrer de nouvelles personnes. C’est s’interdire de chercher le job de ses rêves en disant qu’il ne peut pas exister quand on a un job juste correct qui nous pille la tête. C’est se déclarer idiot et propriétaire d’un cerveau lent quand on rencontre des difficultés. C’est punir son enfant intérieur en s’interdisant de vivre des moments de douceur et de légèreté quand on est malheureux.

Les seules antidotes à la double peine sont la bienveillance et la gratitude.

Seules la bienveillance et la gratitude envers nous-mêmes peuvent nous permettre d’aimer nos imperfections et nos incomplétudes et nous donner la force et l’envie de nous valoriser quand même.

Seules la bienveillance et la gratitude envers les autres et le monde qui nous entoure peuvent nous permettre d’aimer notre vie, notre passage sur terre et nous donner la force et l’envie de valoriser notre environnement.

Se valoriser soi-même et valoriser les autres, n’est-ce pas cela une vie idéale, loin du tribunal de « l’humain qui juge et qui sanctionne », loin de l’univers carcéral des croyances limitantes du « je/tu/il ne mérite pas ».

Vous aimerez quand vous aimerez chez l’autre ses imperfections. Vous serez aimé quand l’autre aimera vos imperfections. Car aimer ce qui fonctionne bien, ce n’est pas de l’amour ! C’est juste du bon sens.

Tout comme la vraie sérénité ne se perçoit que dans les passages périlleux, l’amour véritable de soi et de l’autre n’existe que dans le prisme de ce qui est imparfait.

Je suis imparfaite, ce qui n’est déjà pas toujours simple à vivre alors je ne vais pas en plus me punir pour cela. Au contraire, connaissant ma totale imperfection je peux juste tâcher de faire de mon mieux. Ce qui sera déjà pas mal!

Qu’avez-vous à me vendre?

Du fond des âges, Tite-Live, historien de la Rome antique, né au 1er siècle avant J-C, exprimais ceci: « les gens d’esprit et de cœur se font leur fortune eux-mêmes. »

Aujourd’hui, en cette rentrée 2018, certains cherchent à développer leurs affaires pour faire fortune mais la plupart, essayent de garder la tête hors de l’eau en assurant tant bien que mal les charges financières inhérentes à leur train de vie.

Chacun, quelque soit son but se tourne vers l’extérieur pour rechercher des clients ou satisfaire son employeur afin de maintenir ou d’élever son niveau de revenu.

Est-ce cela que Tite-Live veut dire par « faire sa fortune soi-même »?

Je ne le pense absolument pas. Nos standards actuels nous poussent à croire que la richesse arrive par une attitude uniquement orientée vers le gain d’argent à tout prix. On cherche à monnayer notre temps, notre productivité et nos créations matérielles. Et on s’adresse à des clients potentiels qui cherchent davantage à acheter un prix que les caractéristiques intrinsèques d’un produit ou d’un service. C’est la course au meilleur prix aux dépens de la valeur des choses.

Alors l’idée émergente devient, plus je fais en masse, plus je produis en masse, plus je vends en masse et plus je peux faire fortune. On devient alors des chercheurs de quantité au lieu de se focaliser sur la qualité.

Cette seule notion de masse annule celle d’individualité. Et je ne parle pas ici d’individualisme. L’individualité se révèle au sein de l’échange avec l’autre. L’aspect unique de qui nous sommes ne s’exprime pleinement que si nous sommes en interrelations avec les autres sans chercher à ressembler à tous, c’est à dire sans se conformer à la moyenne de ce qui est, sans vouloir plaire aux plus nombreux.

Associer individualité et valeur nous rapproche de la pensée de Tite-Live.

Plus quelque chose est rare plus cela a de la valeur.

Plus l’individu développe en lui des qualités d’esprit et de cœur qui lui sont propres, qui sortent de l’ordinaire, qui sont passées par les tamis successifs du travail sur soi et du développement personnel, plus il possède un aspect unique et riche de bienfaits à partager aux autres.

La moindre conversation avec lui vous transporte dans des sphères où il fait bon être. Il transpire naturellement une énergie positive qui donne envie de plus, de mieux et qui nous fait dire « encore ».

Il apporte un point de vue unique sur les sujets qui semblent voués à s’échouer lamentablement sur les côtes d’une vie compliquée permettant ainsi des résolutions a priori impossibles.

Il sait créer des outils ou des produits qui ont une pertinence d’utilisation hors du commun, qui touchent les autres par l’originalité du concept qui sort du tout rationnel pour apporter une note intuitive à la technique.

Il a, de part son unicité personnelle une capacité naturelle à fédérer une communauté positive autour de lui, des fans et donc des acheteurs potentiels.

Le terme acheter fait peur. Le terme vendre encore plus. Le mot « argent » véhicule dans l’esprit humain des croyances négatives énormes telles que « l’argent est sale », « ceux qui ont beaucoup d’argent sont tous des escrocs », « on ne peut pas être sincère et empathique et en même temps faire payer un prix élevé pour ses services « ….. Bref, dans l’imagerie de nos sociétés, vendre, se vendre, est un acte malsain.

Pourtant nous passons tous nos journées à vendre et ce depuis la nuit des temps. L’enfant vend à ses parents les vertus du jouet qu’il a envie d’avoir ou de la glace au chocolat qu’il souhaite pour son goûter afin de les décider à lui offrir. Les femmes vendent leur qualités féminines en utilisant tous les artifices de séduction et cosmétiques pour se mettre en valeur. Les hommes bombent le torse et posent des actions qui leur permettent de montrer la pertinence de leur savoir-faire et leur touche virile pour faire passer le message qu’ils sont utiles et performants.

Tous les échanges humains sont basés sur la notion de vente, à comprendre dans sa définition initiale, c’est à dire un échange de valeurs. Nous vendons une valeur que nous possédons sous forme de qualité, de talent, ou de bien matériel en échange d’une autre valeur, qui peut être une relation, un sourire, une invitation ou tout simplement une somme d’argent.

L’individu qui aura développé en lui des qualités d’esprit qui lui permettent d’accéder à un savoir-faire faire particulier, de créer des services ou des biens originaux car en adéquation avec sa nature unique aura plus de valeur à échanger avec autrui.

L’individu qui aura développé en lui des valeurs de cœur qui lui permettent de comprendre l’humain de manière particulière, de faire preuve d’une compréhension, d’une bienveillance et d’une empathie hors norme envers autrui aura plus de valeur à échanger également.

Celui qui saura développer en lui ces deux qualités en respectant profondément « qui il est » et « son talent unique » qui lui viennent du plus profond de ses tripes sera une personne d’une extrême richesse intérieure et aura une grande valeur personnelle à partager avec l’humanité pour l’aider à grandir, à vivre dans plus de confort et à elle même élever ses valeurs d’esprit et de cœur.

Cette richesse intérieure, de part la notion d’échange de valeur qu’est la vente quelqu’en soit l’expression, lui apportera la fortune financière ou autre selon la monnaie d’échange qu’il choisira.

C’est pour cela que je vous invite à développer votre richesse intérieure. À rester l’esprit ouvert pour apprendre de nouvelles connaissances, pour toujours découvrir de nouveaux horizons afin de développer votre valeur personnelle. Je vous invite à découvrir votre talent ultime et à développer en vous la maturité émotionnelle inhérente aux qualités du cœur pour que vous ayez de magnifiques valeurs à me « vendre » quand je vous rencontrerai !

L’humanité n’a plus besoin de clones-esclaves enfermés dans la croyance que c’est ce qui est extérieur à eux qui détient la richesse et qu’il faut s’y conformer pour en obtenir quelques miettes. La plus grande richesse de l’humain est en lui, elle est accessible en abondance. Il suffit de se tourner enfin vers soi pour découvrir que chacun est doté d’une grande puissance et d’un talent qui lui est propre. Croyez en ce que vous êtes et croyez toujours que vous avez en vous une richesse qui manque à d’autre. Ne la dépréciez pas.

Je vous rappelle que certains ont été dotés à la naissance du don ultime de chasser les papillons. C’est la chose qu’ils aiment faire le plus et pour laquelle ils connaissent de la réussite. « Ce n’est pas un métier! » diront la plupart . Pourtant tous ceux qui y ont cru et qui ont respecté cette capacité ont su changer positivement leur vie.

Avec son filet à papillon, fait maison à partir d’une moustiquaire, Aïcha poursuit des espèces rares dans les allées sablonneuses de la forêt d’Arabuko Sokode sur la côte Kényane. « J’aime capturer les papillons. Ça me rapporte de l’argent  » explique cette mère de famille. « J’ai besoin de la forêt, parce qu’elle nourrit les papillons  » poursuit-elle essoufflée, le nez perlé de sueur, mais tout sourire. Il y a quelques années pourtant Aïcha Ali, comme la plupart des 100000 villageois qui habitent autour de cette forêt tropicale avait « une image négative de la forêt « , raconte Maria Fungomeli, scientifique kenyane de 29 ans. « Les fermes étaient attaquées par les éléphants et les singes. Les villageois voulaient que la forêt disparaisse. » De nombreux autres habitants coupaient les arbres pour vendre le bois, menaçant les espèces en danger d’oiseaux et d’animaux, comme l’éléphant et le rat-trompette, qui vivent à Arabuko Sokoke, situé à 450 kilomètres au sud-est de Nairobi. Mais aujourd’hui, grâce au projet Kipepeo qui signifie « papillon » en kiswahili, 800 familles vivent grâce aux papillons qui abondent dans la forêt et sont exportés essentiellement en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, pour des expositions et des musées d’histoire naturelle. « Je serai fou aujourd’hui de couper des arbres » lance Suleiman Kachuma, un kenyan de 42 ans qui gagne 1000 à 1500 shillings par mois contre 500 à 800 avec la coupe du bois. « Avant les gens avaient quelques chèvres et poules. Maintenant les paysans ont plus de poules et même du bétail pour certains. Le projet a vraiment changé nos vies », affirme-t-il du haut de son mètre 60. Pelisitna Isaac, une frêle maman, se réjouit, elle, de pouvoir « répondre aux besoins » de ses trois enfants. « Il nous arrivait d’avoir faim », mais plus maintenant, assure-t-elle, avant de confier ses chrysalides à Kipepeo. Le projet, lancé en 1993 et financé à l’époque notamment par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), n’achète en effet pas les papillons, mais les chrysalides. Les villageois doivent donc, après avoir capturé quelques spécimens, les faire reproduire. George Jefwa, qui a abandonné son petit commerce pour l’élevage de papillons, a construit une « ferme » : une grande cage de piquets de bois qui supportent des filets. À l’intérieur, des dizaines de papillons aux ailes tachetées de bleu turquoise, vert luisant ou jaune soleil virevoltent et se reproduisent. George, qui a appris à identifier des dizaines d’espèces, ramasse régulièrement les œufs, de minuscules perles translucides, les enferme dans des boîtes en plastique, pendant environ cinq jours. Une fois les chenilles écloses, il les pose sur une plante dont elles se nourrissent pendant un mois avant de se transformer en chrysalides, prêtes pour l’exportation. Le projet Kipepeo, qui s’autofinance aujourd’hui, est cependant victime de son succès. « On reçoit 200 000 chrysalides par an, mais on ne parvient à en vendre que 25 % », regrette Maria, numéro deux du projet Kipepeo. Seules les chrysalides vendues, qui ressemblent à s’y méprendre à des brindilles, des cailloux verts pigmentés d’or ou encore de grosses graines, sont payées aux fermiers. « Aujourd’hui, explique-t-elle, notre principal défi est de conquérir de nouveaux marchés » pour ne pas décourager les fermiers qui élèvent des papillons et pour convaincre ceux qui coupent encore les jolis arbres d’Arabuko Sokoke qu’une autre alternative est possible.

Source : https://www.lorientlejour.com/article/565268/ENVIRONNEMENT_Metier_%253A_chasseur_de_papillons_au_Kenya.html

Je n’ai pas le temps….

 » J’ai compté mes années et j’ai découvert que j’ai moins de temps à vivre ici que je n’en ai déjà vécu.

Je n’ai désormais pas le temps pour des réunions interminables, où on discute de statuts, de règles, de procédures et de règles internes, sachant qu’il ne se combinera rien…

Je n’ai pas le temps de supporter des gens absurdes qui, en dépit de leur âge, n’ont pas grandi.

Je n’ai pas le temps de négocier avec la médiocrité. Je ne veux pas être dans des réunions où les gens et leur ego défilent.

Les gens ne discutent pas du contenu, à peine des titres

Mon temps est trop faible pour discuter de titres.

Je veux vivre à côté de gens humains, très humains.

Qui savent sourire de leurs erreurs.

Qui ne se glorifient pas de victoires.

Qui défendent la dignité humaine et qui ne souhaitent qu’être du côté de la vérité et de l’honnêteté.

L’essentiel est ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue.

Je veux m’entourer de gens qui savent arriver au coeur des gens.

Les gens à qui les coups durs de la vie ont appris à grandir avec des caresses minces dans l’âme.

Oui… J’ai hâte… de vivre avec intensité, que seule la maturité peut me donner.

J’exige de ne pas gaspiller un bonbon de ce qu’il me reste…

Je suis sûr qu’ils seront plus délicieux que ceux que j’ai mangé jusqu’à présent.- personne n’y échappe riche , pauvre intelligent , démuni …

André-Gide

Le temps qui passe

Arrêtons de nous mentir…

C’est vrai que dans notre vie nous cherchons pour la plupart d’entre nous à être des personnes honnêtes. Parfois un pieu mensonge nous échappe pour protéger notre ego d’une rebuffade désagréable qu’un tiers pourrait nous faire vivre.

Mais là n’est pas mon propos.

Tous les jours je reçois des personnes qui souffrent de divers maux. Elles viennent me voir pour que je les aide à se débarrasser de leurs inconfort ou douleurs. Obtenir du mieux être .

Je suis thérapeute. Ces personnes ont mal. Je propose un plan de traitement. Le rapport semble sain. Je vais travailler, les faire travailler et tout rentrera dans l’ordre.

Y croyez-vous vraiment ?

C’est un deal qui fonctionne effectivement relativement bien face à un problème ponctuel, limité dans le temps et dans l’espace. Dans mon métier, la probabilité de correction d’une entorse est grande, tout comme celle de la consolidation d’un os après fracture.

Mais laissons là ce qui touche à la traumatologie.

Le problème se corse quand il s’agit de rhumatologie. Les douleurs sont liées à des adaptations qu’inconsciemment nous avons demandé à notre corps pour continuer à fonctionner.

Il me faut essayer de comprendre pourquoi le corps en est arrivé là, par quels chemins il s’est tortillé, quelles mobilités essentielles il a dû saboter ou amputer pour continuer à fonctionner alors que son propriétaire n’a pas tenu compte de ses difficultés.

Seule ma capacité à comprendre la voie du « pourquoi ces tensions et ces blocages » peut me permettre d’inviter le corps et son propriétaire à voir les choses autrement.

Et c’est là que les mensonges commencent.

Mes patients veulent aller mieux. C’est leur cap, leur objectif. Ils viennent me demander de l’aide et je suis motivée pour leur en donner.

J’ai la chance d’avoir des patients motivés et agréables. Je travaille avec eux en binôme et en toute confiance. Je leur donne des exercices à faire à la maison pour compléter mes soins. Ils sont assidus dans leur pratique même si ce n’est pas évident de prendre en main son travail corporel.

Tout est parfait dans le meilleur des mondes pensez-vous et cet article est stérile.

Pas vraiment en fait. Car dans la plupart des cas, leurs bonnes résolutions s’arrêtent net si un élément de leur quotidien prend une tournure désagréable.

Je n’ai pas pu faire mes exercices cette semaine car j’ai eu des soucis au travail

Je n’ai pas pu me concentrer sur mon programme de soin parce que mes enfants étaient à la maison cette semaine

Ce sont de bonnes raisons. Mais c’est surtout une belle manière de se détourner de son cap sans culpabiliser.

C’est une belle manière de se mentir à soi-même en se laissant croire que l’on continue à faire tout ce qui est bon pour soi mais que parfois il y a d’autres priorités.

Et ça, c’est la plus grande cause d’échec.

Regardons un peu au fond de nous et laissons un peu mes patients douloureux tranquilles.

N’avons nous pas trop souvent tendance à orienter nos choix d’actions non pas vers l’obtention des résultats que nous souhaitons mais vers quelque chose qui semble plus confortable pour nous dans l’instant ?

Si j’ai un travail à terminer et que cela me tient à cœur pourquoi me voila en train de répondre au téléphone au lieu de bosser? Je réponds en me mentant à moi-même que je risque de perdre un appel important.

Qu’y a-t-il de plus important que ce travail que je dois terminer parce que c’est mon choix? N’y a-t-il pas la possibilité de gérer l’information véhiculée par cet appel téléphonique plus tard?

Tant que nous laissons les événements de notre vie diriger nos actions comme un tapis roulant dirige la cadence de nos pas nous nous mentirons sur notre réelle volonté de nous faire du bien, de progresser, de nous améliorer, de réussir notre vie.

Arrêter de se mentir à soi même c’est orienter toutes nos actions vers l’obtention du résultat que nous souhaitons obtenir, quelque soit ce qui apparaît dans notre environnement.

Par exemple, si mon cap est d’améliorer mes douleurs, je ne laisse pas passer une journée sans faire mes exercices.

Si mon cap est d’avoir beaucoup d’énergie à transmettre à mes patients, je me couche tôt et je ne laisse pas mes yeux me commander d’avaler ce beau gâteau au chocolat plein de sucre qui me mettra chaos dès que ma glycémie aura découvert ce que je viens de faire, même si je suis invitée et que paraît il « ça ne se fait pas »!!! Peut-être mais c’est ma vie et ma santé qui sont en jeux !

Si mon cap est d’avoir de bonnes relations, je ne cède pas à oublier de sourire, d’écouter l’autre, et de lui offrir un mot gentil même si je ne connais pas cette personne ou qu’elle aurait tendance à m’agacer.

Si mon cap est de finir un travail avant ce soir, je ne fais rien d’autre que ça tant que ce n’est pas terminé et j’invite les personnes qui viennent me demander quelque chose à revenir vers moi à une heure précise.

C’est à dire que je décide de me respecter. J’arrête de me mentir en me trouvant des excuses et je me respecte en me donnant enfin la possibilité de réussir ce que j’ai décidé d’entreprendre.

En faisant cela, vous découvrirez le sentiment de satisfaction de soi, vous gagnerez en estime personnelle, vous arrêterez de croire que vous n’êtes vraiment capable de rien de grand et peut-être arriverez vous à vous aimer davantage. Un bon moyen de rester en bonne santé physique et émotionnelle !

Ressentez-vous qui vous êtes vraiment ?

devinette

 

Au fond de vous, quand tout est calme en vous et autour de vous, il existe un frêle mouvement, un léger souffle animé d’une profonde douceur apportant avec lui le sentiment que tout est bien maintenant, que tout est en sécurité et parfait. Même l’esprit à cet instant se sent bien et recherche à sa manière à rester en présence de cette douce brise qui apaise.

Dans cet instant vous vous trouvez au point zéro de votre vie. L’instant où tout est possible car rien n’a commencé. C’est le lieu intérieur où le temps n’existe plus, l’avoir a disparu, seul l’être existe. C’est un espace où on existe sans se rappeler de son prénom, sans statut social, sans profession, sans famille et sans amis. Notre être s’y sent exister pleinement sans qu’il soit rattaché à quoi que ce soit ni à qui que ce soit. Dans cet espace, « je suis » est un fait qui ne supporte aucune autre définition de soi. « Je suis » individualisé mais relié à plus grand que soi car on peut à cet instant sentir la vie qui circule dans un flux constant en soi et autour de soi.

C’est à cet instant, dans cet espace que nous pouvons enfin sentir qui nous sommes vraiment, ressentir nos besoins profonds, nos envies de devenir.

Si dans cet état de quiétude nous projetons dans notre esprit nos buts et qu’une agitation désagréable se fait sentir, c’est que ce ne sont pas nos vrais buts mais ceux de notre mental. Si dans cet état nous projetons dans notre esprit nos buts et que nous sentons une joie s’installer en nous, c’est que ceux-ci sont fait pour nous. c’est alors le moment de commencer à agir pour les atteindre.

Quand le corps absorbe les importances du mental.


L’environnement physique et relationnel dans lequel l’être humain évolue génère un grand nombre d’informations plus ou moins agréables. Tant que l’individu prend note de ces informations sans s’y impliquer personnellement, tout va bien. Au cœur même de l’individu tout reste calme et posé. 

Ceci vous arrive tous les jours quand les informations que votre environnement vous envoie sont d’une nature banale, qui vous laisse indifférent. 

À ce stade, la vie est belle et coule comme un long fleuve tranquille. Les mauvaises langues appellent cela le monde des Bisounours parce qu’eux, ils savent que la réalité est bien plus cruelle et que ce calme plat émotionnel ne peut pas durer bien longtemps. C’est juste le répit naturel avant une grosse tempête. 

L’individu averti a déjà commencé à rentrer la tête dans les épaules et à bander ses muscles pour affronter l’orage qui de toute manière arrivera car la vie est faite de batailles et de luttes permanentes. Luttes contre les évènements, luttes contre ce qui ne doit surtout pas arriver, luttes contre les désirs d’autrui qui ne sont pas bons pour soi. 

Le corps est mis en tension, bien malgré soi, alors que tout semble pourtant calme. Cela devient avec le temps un art de vivre. Enfant ou jeune adulte, le corps s’accommode de cette tension musculaire larvée car le système musculo-squelettique est encore peu encrassé, donc élastique et adaptable. À un âge plus avancé cela devient moins confortable. Surtout que la vie se charge de placer l’individu dans des situations réellement crispantes. 

Rares sont ceux qui n’ont pas connus des contrariétés plus ou moins intenses qui leurs ont demandé de trouvé un supplément de force en eux pour surmonter l’épreuve. C’est d’ailleurs encore en grande partie grâce au corps via le diaphragme qu’ils ont obtenu ce supplément de force. Je vous invite à lire à ce sujet l’article suivant ICI.

Parce que le corps s’adapte en permanence à ce que notre mental juge important en cherchant à nous donner un regain de force, nous créons nous-mêmes des conflits articulaires et musculaires qui nous font souffrir. Le cours de gym, la vieillesse ou le faux mouvement ne sont que le médium d’expression des tensions internes que nous avons infligé à notre corps au préalable. Oui, vous avez ressenti la douleur dans votre dos après 2 heures assis dans votre voiture, mais le conflit douloureux à pu s’exprimer parce que votre corps présentait déjà des tensions conflictuelles. Les 2 heures passées en voiture ne sont que la goutte d’eau qui a fait déborder les capacités de votre corps à supporter l’insupportable. 

À force de faire vivre à votre corps des tensions internes liées à vos sentiments d’importance, il s’abîme, se dégrade. C’est tout le paradoxe ! Un peu de tensions corporelles vous donnent un sentiment de regain de force pour affronter les évènements de la vie, mais trop de tensions finissent par vous handicaper et vous interdire de vivre pleinement. 

C’est vrai qu’il existe toujours la possibilité de faire lâcher ces tensions larvées grâce par exemple à la kinésithérapie psycho-corporelle que je pratique, mais si vous ne voulez pas tomber dans la dépendance au traitement, il me semble plus judicieux de lâcher vos importances mentales. 

Non seulement vous abîmez votre corps quand vous rendez plus important que vous-même dans votre vie des événements ou des personnes, mais vous vous empêchez de rayonner et de vous placer dans une vie heureuse.

Ce qui permet à un individu de se sentir bien c’est la quantité d’énergie vitale qui le traverse. Les crispations musculaires freinent ou bloquent ces flux d’énergie. Non seulement votre corps devient comme une pauvre plante qu’on pense à arroser toutes les 10 lunes, mais votre créativité et votre capacité à capter les opportunités heureuses fondent comme neige au soleil. 

Aussi, si vous souhaitez vous sentir mieux, commencez par prendre un peu de distance avec ce qui aujourd’hui encore vous paraît important.