Rester droit dans ses bottes!

L’expression « être droit dans ses bottes » signifie qu’une personne conserve une attitude ferme et très déterminée et se sent la conscience tranquille.

 

Qui n’a pas connu des injonctions négatives alors qu’il exprimait ses rêves et ses envies?

C’est une idée stupide…. Tu sais que c’est impossible!

Tu es vraiment sérieuse? …. Tu n’y arriveras pas! … Cela a déjà été fait avant toi!

C’est une idée saugrenue…. C’est un caprice d’enfant…. ça ne marchera jamais!

Chacun est sensible à des mots et à des gestes différents. Ce qui touche l’un ne touche pas l’autre. Ce qui blesse l’un ne blesse peut-être que lui. Mais ce qui est certain, c’est que ce genre de petites phrases peut ruiner en un instant tout le potentiel créatif de l’individu et de facto le pousser inconsciemment à postposer l’accession à ses rêves aux calendres grecques, autant dire à jamais.

Une première option pour éviter ce genre de démotivation est d’éviter soigneusement de côtoyer les briseurs de rêves qui toujours pour notre bien, souhaitent nous remettre sur le seul chemin qui leur semble juste, le chemin qui efface leurs peurs à eux et qui est celui de la raison, la leur. Bref, ne dit-on pas que l’enfer est pavé des bonnes intentions… des autres? Mais voilà, vivre sa vie en zigzagant pour éviter les bien-pensants peut être une tâche bien compliquée et réductrice. Car ils sont nombreux!

Une autre façon d’aborder le problème, c’est de faire en sorte de rester droit dans ses bottes! En d’autres termes, de garder une vision positive des buts ou objectifs que l’on s’est fixés. L’outil de choix pour cela est de concevoir volontairement des affirmations qui permettent au mental de rester focus sur ce qu’on veut réellement vivre: nos rêves!

Voici quelques règles pratiques pour concevoir des affirmations efficaces et ne plus se laisser détourner par les détracteurs d’enthousiasme.

  1. L’affirmation s’énonce en commençant par « JE » pour s’identifier avec ce qui est affirmé. Pas de phrase impersonnelle.
  2. L’affirmation se conjugue uniquement au présent car elle s’adresse à notre pensée inconsciente pour laquelle seul le présent compte, même si l’affirmation concerne une situation future. C’est déjà vrai MAINTENANT.
  3. L’affirmation est positive pour focaliser l’esprit vers quoi on se dirige et on évite soigneusement de l’orienter vers ce que l’on souhaite éviter.
  4. L’affirmation est catégorique, pas de doute possible, donc pas de formulation comparative ou conditionnelle.
  5. L’affirmation indique l’état final désiré, pas une étape « en progrès », car progresser ne signifie pas y arriver.
  6. L’affirmation est chargée d’émotion positive. Elle doit contenir un sentiment de joie, de bien-être, de sérénité
  7. L’affirmation contient un objectif dans lequel on croit fermement. Il semble réalisable.

Quelques exemples:

  • « Il faut avoir de la valeur  pour avancer dans la vie. » Non, on préfère, « Je suis une personne de valeur et j’avance positivement dans ma vie. »
  • « Je travaillerai avec courage à l’école pour réussir mes examens. » Non, on préfère, « Je travail avec courage à l’école et je réussis. »
  • « Je n’ai plus de dettes. » Non, on préfère, « Je rembourse au fur et à mesure que je gagne de l’argent. » Si vous pensez avec le mot « dettes » le mental se focalise sur « dettes ». Tout comme « j’arrête de fumer » focalise sur « fumer ». On préfère « J’ai une vie saine. »
  • « Je termine ce dossier ce soir si j’ai le temps. » Non, on préfère, « je m’organise aujourd’hui pour finir ce dossier avant ce soir, 18h. »
  • « Je réussis peu à peu à me sentir bien en société. » Non, on préfère, « Je me sens bien en société. »
  • « Je me sens bien en société ». Oui, mais on peut amplifier cette affirmation: « Je me sens bien en société et je prends beaucoup de plaisir à rencontrer de nouvelles personnes. » C’est plus puissant.

Si votre rêve est de quitter le salariat pour vivre de votre propre entreprise, affirmer dès maintenant que vous êtes un professionnel indépendant reconnu dont le planning est complet pour les 6 prochains mois est une illusion. Vous n’y croirez pas aisément.  La clé pour accéder à un rêve lointain qui semble inaccessible au mental, est de diviser le parcours qui mène à l’aboutissement du rêve en une multitude de petites étapes. Dans cet exemple, l’étape 1 est de définir le nom du job qui correspond à votre talent. Par exemple, coach en accompagnement scolaire, alors que vous êtes actuellement enseignant salarié pour une école. L’affirmation est « Je suis coach en accompagnement scolaire et cela me fait du bien d’apporter des solutions concrètes aux enfants en difficulté scolaire. » Naturellement vous commencerez à en parler ainsi autour de vous avec enthousiasme. L’évocation de cette simple idée vous fait tellement de bien que vous n’entendez pas les détracteurs de votre rêve. L’étape 2 est de vous renseigner sur les accès à la profession pour ouvrir votre petite entreprise. L’affirmation est « Je suis heureux d’obtenir mon numéro d’entreprise comme coach en accompagnement scolaire. » Puis vous rechercherez vos premiers clients: « Je reçois mon premier client avec plaisir et enthousiasme. », etc. Cela ne vous empêche pas de réfléchir à votre business-plan, de réfléchir à la gestion de votre emploi du temps et aux détails de votre installation, mais en faisant ces affirmations vous vous simplifiez la tâche en gardant une énergie positive autour de votre projet. De plus, c’est un enrichissement de ce que vous faites déjà. Pas besoin de poser une démission tout de suite! Cette énergie positive renforce votre détermination. Elle vous donne l’énergie pour continuer à mener votre ancienne vie tout en créant votre nouvelle vie. C’est votre détermination et son expression au travers de votre comportement qui dissuadera naturellement le rabat-joie potentiel de vous lancer ses petites phrases assassines. Au pire, il vous traitera de cinglé, au mieux vous ne l’entendrez même pas.

Pour inscrire dans le subconscient de nouvelles affirmations qui sont de véritables soutiens à l’obtention des rêves qui paraissent les plus fous, il faut les répéter et les renforcer un grand nombre de fois.

Le mieux est de les écrire sur une fiche cartonnée et de les placer dans un endroit visible pour que le regard les croise souvent et les enregistre dans le cerveau. Il vaut mieux se concentrer sur une affirmation à la fois et en changer quand elle devient moins parlante.

Une simple question d’intention!


Dans le sens de la vie, la première intention devrait être de vouloir prendre soin de soi avant de prendre soin des autres. Sur le court terme cela peut paraître égoïste, mais sur le long terme cette attitude est nécessaire pour être l’acteur de relations gagnant /gagnant pour le reste de sa vie.

Pourquoi? Parce que si nous ne le faisons pas nous nous épuisons. Et quand nous serons complètement vidés et épuisés, que nous restera-t-il à donner, à partager? Au fur et à mesure que la vie avance ceux qui se sont oubliés pour les autres se vident de leur substance, de leurs talents et de leurs dons potentiels pour se remplir de frustration et d’aigreur. Est-ce vraiment ce que vous avez envie de vivre? 

Dans chaque activité qu’on se propose de faire, travailler, manger, dormir, s’amuser, faire du sport, se faire des amis, vivre avec un conjoint, évoluer parmi sa famille ou ses collègues, la priorité absolue devrait être « avoir l’intention de toujours prendre soin de soi ».

Prendre soin de son physique, se soigner, se faire beau, se faire du bien physiquement c’est prévenir, éviter tout ce qui pourrait nous épuiser, nous faire du mal, nous enlaidir, nous rendre malade, nous affaiblir. C’est à dire tout ce qui est le fruit de notre réflexion quant à ce qui peut être fait pour se faire du bien et se mettre physiquement en valeur dans cette situation. Et n’hésitons plus à demander de l’aide pour avoir un feed-back avisé! Question clé : pourquoi ce que je suis en train de faire me fait du bien physiquement? Est-ce qu’il existe une autre manière de faire qui pourrait me faire encore plus de bien?

Prendre soin de son énergie émotionnelle, c’est se tourner vers ce qui nous donne des émotions positives, ne partager des activités ou des paroles qu’avec des personnes qui sont prêtes à s’investir (payer le prix juste) dans ce partage et qui ne nous font pas encaisser les dettes en énergies qu’elles laissent après leur passage (colère, critique, plaintes, victimisation). C’est à dire, se détacher émotionnellement de toute personne qui augmente les coûts en énergie de notre vie. Question clé : pourquoi j’échange avec cette personne? Est ce que ma distance émotionnelle avec elle est juste? (Connaissance, copain, amis….). Puis-je rester heureuse et épanouie avec la proximité d’échange qui s’est instaurée entre cette personne et moi? 

Tout cela signifie aussi que prendre soin de soi n’a aucun sens quand on pense le faire en suivant un courant de pensée quelconque sans poser clairement ses intentions. Par exemple, faire du sport par passion du sport sans poser l’intention de prendre soin de soi est la porte ouverte à dépasser ses limites, travailler son corps en dépit du bon sens et se blesser. Choisir ses aliments en fonction d’un courant de pensée sans poser l’intention de faire du bien à son corps est la porte ouverte aux pires carences. 

Ceci signifie surtout une chose ! C’est que pour pouvoir répondre à l’intention de prendre soin de soi, il nous faut avoir la connaissance de ce qui est bon pour nous physiquement et émotionnellement. 

Voici la plus grande difficulté pour sincèrement prendre soin de soi: avoir la connaissance de ce qui est bon pour soi.

C’est pourquoi j’ai rédigé une formation qui s’appelle « savoir faire les bons choix  » (infos par mail ), car je rencontre beaucoup de personnes de bonne volonté pour prendre soin d’eux mais complètement perdus pour définir ce qui est bon pour eux. 

De manière générale, la vie est une suite d’expériences échec / réussite. Si on prend le temps d’analyser ces expériences on progresse dans la connaissance de soi et de ce qui est bon et moins bon pour soi. 

Voici une piste d’analyse qui peut vous aider:

  1. Qu’est-ce que je suis en train de faire ?
  2. Qu’est-ce qui m’a motivé pour le faire?
  3. À qui suis-je en train de chercher à faire plaisir? À qui je ne fais pas plaisir?
  4. À qui suis-je en train d’essayer de plaire? 
  5. Quel prix énergétique, quelle fatigue physique cela me coûte-t-il?
  6. Quel prix émotionnel suis-je en train de payer?
  7. Suis-je prêt à accepter ces coûts? Quelles conséquences?
  8. Pourquoi? Qu’est-ce que j’en retire? Qu’est-ce que cela m’apporte? En quoi cette activité me construit et me rapproche de la plus belle version de moi-même?
  9. Si maintenant je pose l’intention ferme de ne faire que prendre réellement soin de moi dans cette activité, qu’est-ce que je peux modifier?

Un petit quelque chose en plus?

On dit souvent que l’expression « la vie est trop courte » est un cliché, mais cette fois, c’est vrai. On n’a pas assez de temps pour être à la fois malheureux et médiocre. Non seulement ça ne rime à rien, mais en plus c’est pénible.  Seth Godin

Aujourd’hui c’est dimanche ! Le moment idéal pour prendre le temps de se remettre sur les rails d’une vie qui nous fait du bien. 

Car si vous ne prenez pas le temps de créer une vie que vous désirez, vous serez forcé de passer beaucoup de temps à vivre une vie dont vous ne voulez pas! 


Question clé : Au lieu de remettre en question toute ma vie, qu’est-ce que je peux y intégrer dès maintenant que j’ai toujours eu envie de vivre. 

L’état d’esprit des « pourquoi »

Ils sont jeunes, ce sont vos enfants, vos collègues, vos élèves et ils vous minent avec leur « pourquoi  » permanent.

La génération Y on y croit ou on n’y croit pas. Certains ne jurent que par elle pour expliquer nos conflits générationels, d’autres pensent que c’est une pure illusion marketing. Personnellement cela m’est égal car je n’aime pas les étiquettes!

En revanche j’aime le « pourquoi » qui les caractérise car il reflète un état d’esprit avec lequel je suis à l’aise. Pourquoi ? Parce que c’est l’état d’esprit de la liberté d’être que je mets volontairement en opposition avec l’état d’esprit du « comment » qui maintient dans l’esclavage et la souffrance.

« Pourquoi » est un libérateur! Alors foncez! Ouvrez-vous à l’état d’esprit de ceux qui vous agacent tant avec leurs « pourquoi » et lâchez un peu vos « comment »!

Et oui! Le « pourquoi » amène au succès sans vraiment savoir « comment »! Parce que le « pourquoi » nous connecte à ce qu’on est, à ce qu’on aime et nous donne un sens. Et quand on est connecté à cela, on agit avec peu de doute, comme on le sent et à notre rythme !

Bon, ça donne parfois quelques comportements étranges, comme refuser une super promotion qu’on ne sent pas, comme être mal à l’aise avec le cadre rigide des horaires du statut salarié, comme se passionner H24 pour un projet puis une fois le boulot fait se passionner pour 3 semaines de bivouac à l’autre bout du monde! Mais grâce à l’hyperconnexion et les joies du télétravail, il y a toujours une solution ! Parce que s’acharner à suivre les « pourquoi » de sa vie oblige à développer un grand sens de la créativité, avoir un esprit orienté solution, savoir faire preuve d’autonomie et de responsabilité. Ce sont finalement de grandes qualités que parents, enseignants et patrons aiment chez leurs jeunes. Alors arrêtons de les torturer en les obligeant à répondre à nos « comment « ! « Comment vas-tu faire ? Comment vas-tu t’en sortir ? Comment vas-tu gagner ta vie? Comment vas-tu t’organiser? ». Et arrêtons d’étouffer leur créativité et de maltraiter leur sentiment de loyauté envers nous en projetant nos peurs sur eux. L’état d’esprit du « comment » est propice au chantage qui donne vite le sentiment d’être esclave. « Tu peux gagner plus d’argent ! Comment ? En travaillant plus! » Et s’il travaille déjà beaucoup à ses yeux, c’est fichu! Et s’il se met vraiment à travailler beaucoup, il gagnera peut-être plus, mais je crains qu’en faisant ça vous êtes en train de lui scier son équilibre vie professionnelle / vie privée ! Et ça, il en a horreur. Il saura vous le reprocher à sa manière ! De manière créative et explosive! Bon courage!

Si vous acceptiez l’idée que l’état d’esprit du « pourquoi » est un réel atout, même si vous ne comprenez pas tout, vous pourriez enfin faire un peu plus confiance à tous ces jeunes qui vous irritent ! Vous pourriez même aussi vous en inspirer un peu. Votre vie pourrait prendre une drôle de couleur, une couleur solaire avec beaucoup de joie, de plaisir et un regain d’enthousiasme.

Et moi, je verrai moins de jeunes en consultation qui ont mal, qui sont mal et perdus entre les injonctions de leur entourage et celles de leur cœur! Parce qu’il sont très sensibles ces bougres là contrairement à ce que vous pensez! Ils fonctionnent à l’affect et ont besoin de sentir qu’ils vous plaisent !

Et je recevrai sûrement moins de plus âgés qui ont perdu joie de vivre et fluidité.