J’ai appris à m’aimer, je sors enfin de ma chrysalide !

Après maintes péripéties, de nombreux faux espoirs, une vie chargée d’égarements et de doutes, j’ai fait le grand saut. J’ai choisi de m’engager personnellement dans les airs de ma vie au lieu de me maintenir accrochée à une branche, simplement ballottée aux grès du vent.

Je n’ai pas perdu mon temps pour autant enfermée dans ma chrysalide, j’ai affiné ma perception de moi-même et j’ai appris à m’aimer. C’est cet amour pour moi, ce qu’on appelle l’estime de soi qui me permet maintenant de m’envoler sans crainte en déployant mes ailes de papillon.

Si vous souhaitez vous aussi utiliser vos instants chrysalide pour apprendre à vous aimer, je vous livre ici ce que j’ai découvert pour aller vers l’estime de soi.

Soyez une personne qui a le contrôle de sa propre vie, c’est à dire, consciente, qui observe ses propres émotions, sa communication et son comportement en toute circonstance.

Soyez une personne pleine d’esprit, imprévisible, confiante, de statut élevé par la hauteur et l’ouverture de son état d’esprit, à l’aise quelque soit le lieu où vous vous trouvez, capable de discuter de tout ce dont vous avez envie de manière intéressante. Soyez directe et traitez aisément de choses importantes que vous souhaitez connaître. Soyez une personne à la fois sérieuse et charmeuse.

Soyez une personne indépendante qui a ses propres envies et ses propres rêves dans la vie, une personne capable de les réaliser seule. Ne dépendez de personne. Soyez libres et ceux qui vous entourent le seront également.

Ayez en vous la force tranquille de la féminité. C’est la force d’accepter et de recevoir ce que l’on vous offre tout en réussissant à vous détendre, à rester paisible et dans la sérénité. Acceptez l’attention et les élans que les autres vous portent sans pour autant chercher à rendre la pareille. Ne vous battez pas, ne cherchez pas à conquérir ni à convaincre.

Ayez aussi en vous la force brute du masculin pour donner à vos actions l’élan nécessaire pour réaliser, rendre concret vos souhaits les plus profonds, pour rendre possibles vos désirs d’existence.

Soyez une personne sélective. Prenez note des meilleurs atouts que les autres vous présentent. Regardez leurs efforts et les performances qu’ils réalisent pour accéder à leur satisfaction personnelle. Laissez toujours planer le doute sur l’efficacité des stratégies qu’ils mettent en place pour avoir vos grâces pour vous laisser le temps d’en observer la pertinence. Restez toujours calme même quand on vous présente quelque chose qui parait extrêmement intéressant. Mais ne dissimulez jamais ce que vous avez à offrir.

Votre vie est unique et vous la rendez géniale par vos pensées, vos actions et votre discernement. Ne laissez personne y entrer, ne laissez personne accaparer votre précieux temps si elle ne mérite pas de faire partie de votre entourage parce qu’elle vous compliquera la tâche au lieu de vous la rendre plus facile et plus joyeuse. Être sélectif est la meilleure manière d’instaurer autour de vous de bonnes relations, qui arrivent au bon moment avec les bonnes personnes.

« Je ne prends pas au sérieux les personnes qui font ceci ou cela » est votre formule magique pour communiquer rapidement, sans être critique, exigeant ou désespéré, que vous n’acceptez pas moins que ce que vous méritez, que votre propre respect est plus important que votre besoin de l’autre et qu’avoir la bonne relation est bien plus important pour vous que d’avoir n’importe quelle relation.

« J’attends vraiment d’une relation d’être ou de faire avec moi comme ceci ou comme cela, autrement continuer cette relation ne m’intéresse pas. » est un sésame qui vous permettra d’instaurer une distance avec une personne en posant vos limites sans pour autant rompre le lien.

Apprenez à vous connaître et à développer votre potentiel et appréciez vous. Soyez votre meilleur ami. Sachez ce que vous voulez dans chaque domaine de votre vie et répondez par vous-même à vos propres envies et besoins. Sachez ce qui vous tient à cœur et ce qui est moins important. Ayez des bases solides, des racines qu’elles soient culturelles, familiales ou amicales. Si le milieu duquel vous êtes issu est toxique, fabriquez vous de toute pièce des fondations solides et stables.

Ayez l’état d’esprit du bonheur et une attitude toujours joviale, positive et sereine quelques soient les situations, les personnes autour de vous et ce qu’elles font. Ne vous laissez pas ternir par leur présence.

Ayez de l’amour propre. Ne jouez jamais un rôle pour faire plaisir aux autres. Votre plaisir et votre bien-être comptent en premier sinon très vite vous serez malades de stress et en manque de vitalité. Restez attentifs et conscients de ce que vous pensez, ressentez et désirez. Soyez conscients de ce que vous êtes et mettez le en pratique. Ainsi vous n’agirez plus uniquement en fonction de ce que les autres attendent et veulent de vous.

Agissez en fonction de vos besoins et pas de vos désirs de manière à vous tenir éloignés des modèles de comportements automatiques peu sains. Prenez soin de vos besoins basiques, ayez une alimentation saine, faites du sport, dormez tôt et longtemps, ayez des instants d’intimité, méditez tous les jours et relaxez vous régulièrement, ayez des interactions sociales et affectives saines.

Ayez du courage pour poser des limites et pour dire « non » à tout ce qui vous affecte physiquement, émotionnellement ou spirituellement. Protégez vous des personnes toxiques et ne perdez plus d’énergie à sauver quoique ce soit, qui que ce soit. Ne perdez pas de temps avec ceux qui essaient d’empoisonner votre esprit et de vous tirer en arrière, vous faire douter ou vous menacer de les perdre. Un lien sain qui mérite d’être chéri ne dépend pas de ce que vous faites mais de qui vous êtes. Si vous devez vous oublier pour entretenir ce lien c’est qu’il est déjà mort.

Soyez responsables de vos actions mais pardonnez vous pour tout ce que vous avez pu faire de manière erronée car c’est simplement par manque de connaissance. Apprenez de vos erreurs pour les comprendre et ne plus les reproduire. Félicitez vous pour vos réussites et acceptez vos imperfections.

Vivez avec de vraies intentions, de vrais projets pour vivre une vie significative et saine.

N’aimez jamais quelqu’un d’autre ou quelque chose d’autre plus que vous-même. Le sacrifice ne doit jamais être une option.

Faites confiance à la vie. La vie apporte toujours le meilleur pour vous permettre de devenir la plus belle version de vous-même. Si quelqu’un ou quelque chose disparaît de votre vie, c’est qu’il y a un bien meilleur plan pour vous que vous ne connaissez pas encore. Laissez les gens s’éloigner, partir s’ils le souhaitent car enfermer quelqu’un est la pire des choses que l’on puisse lui faire. Et contrôler quelqu’un, contrôler une relation c’est s’interdire de ressentir que l’autre est près de soi par envie.

N’oubliez pas, tant qu’une personne ne s’engage pas avec vous, vous êtes célibataire. Si vous contrôlez l’autre, vous êtes dans l’illusion d’une relation mais en fait vous êtes toujours célibataire, sans en vivre les bénéfices. Quand une personne s’engage avec vous et que vous vous engagez avec elle, c’est que vous lui faites enfin confiance. D’où l’importance du temps d’observation et de votre esprit sélectif. Si cette personne rompt la confiance c’est qu’elle ne mérite plus votre engagement. L’engagement terminé vous gagnez l’opportunité de vous libérer d’une relation qui n’en vaut pas la peine et une place se crée dans votre vie pour une relation plus saine.

Ayez des valeurs et des principes. Acceptez ce qui est et prenez le temps de regarder consciemment si cela correspond à ce que vous voulez ou non dans votre vie. Si cela vous blesse, prenez vos distances tout en restant jovial. Redevenez une simple connaissance. Si le comportement de l’autre ou la situation est inacceptable, vous devez vous en soustraire immédiatement, partir sur le champ sans autre forme d’explication ou d’argumentation. C’est inacceptable.

Assurez vous de la fiabilité des personnes avec qui vous êtes en relation avant d’avancer davantage. Sachez que pour être une personne fiable il faut avoir une bonne dose d’amour propre. Ne soyez pas accro aux relations car vous devez avoir confiance en votre capacité à vous débrouiller seul et donnez une chance aux autres de vous montrer qu’ils ont leurs propres ressources. N’ayez besoin de personne pour garder votre équilibre émotionnel. En revanche sachez demander gentiment de l’aide quand vous êtes au bout de ce que vous pouvez faire pour vous aider seul.

Être stable émotionnellement permet de se retrouver en compagnie de personnes qui ont une grande importance pour soi tout en gardant la maîtrise de son temps passé en leur compagnie, permet de continuer sa propre vie, permet de continuer à faire vivre ses projets et de garder la tête froide pour faire des choix rationnels tout en restant en leur présence.

Ne cherchez pas à éduquer, à convaincre ou à changer quelqu’un. Chacun est libre de penser et d’agir comme il le veut. Ça ne doit pas vous déranger si cela n’a pas d’influence négative sur vous. Si le comportement, l’attitude, les pensées, les paroles de l’autre ont un impact négatif sur vous, posez des limites claires, prenez vos distances et si cela ne change rien, partez.

Ne donnez aucun conseil direct à quelqu’un sans qu’il vous l’ait demandé. Si la personne vous reconnaît une expertise et une valeur elle saura faire sa demande si elle a besoin d’aide. N’acceptez aucun conseil de quelqu’un qui ne vous montre pas avoir appliqué ses propres conseils avec succès dans sa vie, qui ne peut pas vous apporter la preuve de sa maîtrise. Quand vous reconnaissez la valeur de l’expérience de quelqu’un, demandez des conseils si vous en avez besoin ou de l’aide sans exiger une réponse immédiate.

N’acceptez pas qu’on essaye de vous influencer, de vous changer, de vous éduquer dans une direction où vous ne voulez pas aller et quand vous n’avez rien demandé.

Si vous vous comportez de manière déplacée, reconnaissez le et présentez des excuses sincères. Attendez en autant de la part de l’autre. Des fausses excuses peu sincères sont en général émises par des personnes qui ont un sentiment négatif d’eux-mêmes qu’ils souhaitent cacher.

Aider les autres c’est seulement les inspirer par ce qu’on a soi-même réussi à créer. Sur demande vous pouvez apporter une expérience et un savoir-faire pour accompagner quelqu’un vers la sortie d’une impasse dans laquelle il se trouve. C’est du soutien et de la transmission de connaissance.

Ne faites aucun sacrifice. Soyez en tout temps et en tout lieu votre priorité. Servez vous en premier pour gagner en énergie ( méditation, repos, activités enrichissantes…) car si vous êtes en manque d’énergie et de positivisme vous n’aurez plus rien d’harmonieux à apporter aux autres.

Si vous ressentez que quelque chose vous fait sortir de la notion de plaisir, d’épanouissement, de joie et d’enthousiasme c’est que vous êtes en train de sacrifier pour cela une partie de vous-même qui a besoin d’autre chose.

Tout ce qui ne vous porte pas vous enfonce.

Soyez cool! Ne vous plaignez pas et ne parlez pas de problèmes impossibles à résoudre maintenant.

Apportez des pensées et des sentiments positifs aux situations.

Acceptez de ne pas toujours avoir le contrôle et de vous laisser entraîner quand il s’agit d’événements sociaux. En revanche, affirmez vos opinions et vos idées.

Ayez toujours des options qui s’offrent à vous et des choses à faire pour vous occuper seul et vous satisfaire. Ne forcez jamais personne à faire ce qu’il ne veut pas. Chacun doit décider de lui-même. Attendez en autant de la part des autres envers vous.

Sachez faire face à presque n’importe quelle situation sociale. Ne devenez pas anxieux ou nerveux en compagnie de certaines personnes, dans certains lieux et situations.

Ne demandez pas ou n’exigez pas des autres trop en une seule fois.

N’ayez pas peur d’être honnête.

Sachez ce que vous pensez de vous-même et votre manière d’en parler reflètera ce que les autres ressentent à votre égard.

Ne minimisez pas vos sentiments quand quelque chose vous affecte ou vous dérange réellement. N’exagérez pas non plus ce qui se passe autour de vous ou ce que quelqu’un fait. Mais ne dévoilez pas tout ce que vous ressentez ou vivez. Réfléchissez avant de parler.

Ne mentionnez pas de situations, de points ou problèmes malencontreux du passé à moins que ça ne soit obligatoire ou extrêmement important et que vous n’avez pas encore été en mesure d’en parler. Sinon vivez l’instant présent.

Ayez des habitudes et des croyances émotionnelles spéciales. Vos habitudes émotionnelles doivent vous permettre d’être une personne hors du commun, de construire une vie riche et épanouie, d’avoir des relations passionnantes avec tout le monde et n’importe qui autour de vous. Adoptez un ton émotionnel positif et gardez le quoiqu’il se passe.

Démarrez vos interactions importantes en commençant par exprimer les sentiments que vous voulez que l’on vous renvoie. Ce qui exclut d’agresser qui que ce soit.

Cherchez à comprendre puis à être compris. Soyez flexible en faisant savoir à l’autre que vous avez pris le temps de considérer son point de vue sans pour autant abandonner le vôtre. Cherchez un arrangement. Soyez plein d’assurance mais pas autoritaire ni insupportable. Laissez l’autre prendre la décision lui-même et avisez votre position en fonction.

Ayez la capacité de choisir le meilleur état émotionnel possible par vous-même ce qui vous permettra de toujours vous sentir bien et donc d’aider les autres dans leur état émotionnel.

Pour finir, faites toujours le deuil avant de vous engager. Que ce soit envers une personne, une situation, un projet, faites en clairement le deuil avant de vous y investir en faisant du mieux que vous pouvez. Votre bien-être, vos principes et vos valeurs sont vos seules priorités. Faire le deuil permet de lâcher la dette émotionnelle potentielle (delta entre les attentes idéales et la réalité) qui pourrait vous lier à la personne, au projet ou à la situation vécue. Cela vous permettra d’avoir une relation saine et équilibrée en ayant en permanence la possibilité de prendre des décisions rationnelles et non émotionnelles.

Sauvez-vous !

Amis Saint-Bernard, à vous qui perdez votre identité en vous enfermant dans un rôle trop lourd à porter en construisant vos relations avec vos proches sur les meilleures intentions possibles sans voir que vous mettez vos autres relations affectives et professionnelles plus saines en mode péril, cet article est fait pour vous.

Tout d’abord, je voudrais rendre hommage à deux auteures Mary C. Lamia et Marylin J. Krieger dont le livre « Le syndrome du sauveur » aux éditions Eyrolles a aidé plus d’une âme perdue à retrouver le chemin de la liberté en apportant du sens à ce qui ravageait les tripes de leur propriétaire. Cet article inspiré pour beaucoup de leur travail a pour intention de vous inviter à lire leur livre et à l’utiliser pour vous rendre la vie plus belle.

Alors, si vous êtes un adepte de  » la boule au ventre chronique » ou des relations affectives de qualité douteuse sans envergure ni inspirantes, rassurez-vous, c’est juste un petit problème d’aiguillage sur les rails de votre vie. Si vous souhaitez libérer votre « bidon » et enfin pouvoir vous laisser porter par des relations harmonieuses, suivez-moi et je vous donnerai quelques pistes. Sinon, ne changez rien et laissez la vie vous guider. Elle vous montrera où le chemin que vous suivez maintenant vous mène et quand l’impasse se montrera, vous saurez qu’il existe un moyen pour s’en sortir et vous pourrez alors décider de changer de direction.

Vous êtes une belle personne, sachant faire preuve d’intelligence, capable d’à propos et dotée de cette habitude de ne jamais vraiment demander de l’aide pour vous-même au sein de votre sphère intime.

Stop! Regardez autour de vous! Qui s’y trouve ?

Non! Pas vos collègues de travail ni vos amis de longue date que vous voyez au mieux une fois par trimestre ! Ni même les copains et copines avec qui vous mangez sur le pouce ou allez boire un verre! Non! Pas eux! Mais vos proches. C’est à dire ceux qui ont leur vie intriquée à la vôtre, ceux pour qui vos décisions ont un sens et des répercussions dans leur quotidien. Ceux dont vous devez tenir compte de l’existence pour faire vos choix chaque jours.

Ah! Ils sont moins nombreux, n’est-ce pas! Pourtant ce sont eux qui façonnent 97% de votre espace mental et qui occupent bien malgré vous la totalité de vos prises de décisions car tout est tourné dans votre vie en fonction d’eux.

Je vous entends d’ici vous en défendre et dire que « non, ce n’est pas vrai ! », pourtant c’est bien vous qui vivez avec cette boule au ventre suspendue à vos décisions et à vos choix.

Regardez bien les personnes qui vivent dans le cercle proche de vos intimes. N’oubliez pas d’y inclure vos enfants.

N’y a-t-il pas une personne désemparée qui a besoin qu’on la soutienne, la conseille, qu’on prenne soin d’elle ? Une personne socio-dépendante dotée d’une forte dépendance émotionnelle éprouvant des sentiments d’infériorité, de vide et de honte. Ou à l’inverse une personne déprimée auto-critique perclus de culpabilité, de doute quant à sa valeur, qui craint l’échec et qui vit par anticipation du rejet?

Dans l’entourage proche du sauveur on peut également trouver un dépendant malsain qui paraît passif ou soumis pour se sentir soutenu et choyé car il amène au sauveur un sentiment de sécurité « parce que sa vulnérabilité l’assure de sa dévotion et lui confère un contrôle plus important. »

On trouve parfois des sauveurs entourés par des « autodestructeurs qui affirment souvent se sentir dépassés, impuissants ou apeurés, qui éprouvent un sentiment de honte vis à vis d’eux-mêmes et craignant que les autres ne découvrent ces faiblesses, ils se cachent derrière leur propre inaction. »

Regardez bien autour de vous s’il n’y a pas un angoissé qui se tourmente à tout propos vous obligeant à le rassurer et à le réconforter. « Professionnellement les angoissés sont souvent très efficaces, même s’ils se plaignent souvent de leur travail et doutent fréquemment de parvenir à aller jusqu’au bout de leurs tâches. Leur sauveur est serviable, compréhensif, charmé par leur vulnérabilité et persuadé qu’il peut tout arranger pour eux.  »

Il y a aussi de nombreux rapaces qui rôdent dans l’entourage du sauveur. « Le rapace désespéré qui est la proie d’émotions intenses qu’il manifeste sous forme d’accès de colère, de désespoir ou de panique, qui vous crie dessus, détruit des objets vous appartenant, vous frappe, vous dénigre de manière malveillante ou fait preuve de tout autre comportement hostile ou destructeur. Pourtant le sauveur lui trouve des excuses tout comme il le fait pour lui-même. Ou bien, si cela déclenche chez le sauveur sa honte et sa peur de la faiblesse, il risque de réagir de façon agressive pour après se sentir coupable, étouffé ou contrôlé. » Il peut aussi y avoir dans votre entourage un « rapace instable, séduisant, excitant, sensuel, créatif, et démonstratif qui manifeste son besoin extérieur d’être désiré en cherchant à séduire sexuellement, ce qui peut vous donner le sentiment en retour d’être désirable. Ceci n’est en fait que sa manière de cacher un profond sentiment d’impuissance et de haine de soi. La moindre remarque négative de votre part ou de la part d’un autre lui révélera sa peur d’être insuffisant et il réagira avec colère en vous dénigrant et en vous humiliant. » Quant au « rapace égocentrique vous avez beau lui offrir votre réconfort et le couvrir d’attentions et de cadeaux, vous finissez par découvrir qu’il convoite le bien des autres ou encore qu’il recherche l’approbation d’une autre personne que vous, approbation que cette personne ne veut ou ne peut pas lui fournir.  » C’est le genre de personne qui vous vide totalement car quoique vous fassiez, vous aurez l’impression que c’est vous qui êtes en faute car incapable de donner à l’autre ce qu’il semble vouloir.

C’est tout à fait normal que votre entourage de sauveur ou de « pompier » comprenne ce genre d’individus puisque votre malaise interne provient de votre grande difficulté à porter sur vous un regard objectif.

Le principe même du Saint-Bernard c’est de considérer celui avec qui il entretient une relation proche même si elle est conflictuelle, comme une extension de lui-même. De facto, impossible pour vous de juger objectivement votre propre comportement ou celui de la personne dont vous prenez soin ainsi que de faire un tri efficace entre vos propres besoins et les siens.

Selon les auteures citées plus haut, vous faites peut-être partie de ceux qui « devancent les besoins de l’autre et leur donnent affection et estime » tout en étant persuadés au fond d’eux qu’ils ne méritent pas autant pour eux-mêmes. Ou bien vous faites partie de ceux qui « courent au secours de l’autre ce qui inconsciemment leur permet de minimiser la conscience qu’ils ont de leur propre vulnérabilité et de se cacher à eux-mêmes les sentiments de honte et d’insuffisance induits par leur échec à vivre à la hauteur de leurs idéaux. »

Quoiqu’il en soit, vous faites preuve d’efforts soutenus pour secourir l’autre, pour lui faciliter la vie, pour protéger la relation que vous souhaitez de tout votre cœur voir idéale , c’est à dire que l’autre vous aime, qu’il vous apprécie, qu’il soit gentil avec vous, arrangeant et qu’il ait besoin de vous. Voilà pourquoi « l’autre » occupe 97% de votre espace mental et la totalité de vos prises de décisions. Vous êtes malgré vous obnubilé par « ce besoin de traiter votre proche de façon altruiste, mais vos efforts dans ce sens sont souvent le reflet d’une lutte avec vos propres conflits intérieurs, ainsi qu’un moyen de rester proche d’eux. » Voilà l’origine de cette boule au ventre, vos propres conflits intérieurs.

« Beaucoup de sauveurs ont été profondément affectés par les souffrances émotionnelles ou physiques d’un de leurs parents » nous disent Mary Lamia et Marilyn Krieger. Ceci crée des conflits intérieurs comme la crainte de la distance émotionnelle, de la séparation, de la perte de l’amour ou de l’approbation de celui qui est le sujet de toute l’attention du sauveur. D’où son inquiétude excessive pour l’autre, une hyper-empathie et une culpabilité excessive qui peuvent se manifester de différentes manières.

Un autre type de conflit intérieur fait que le sauveur « cherche à comprendre et a réparer la perception de lui-même erronée qu’il a construite durant son enfance. » Son objectif interne, inconscient et conflictuel est d’être aimé et admiré et « il ira très loin pour obtenir cette admiration afin de guérir les blessures de son passé. » Mais vu le vide émotionnel dont il souffre, il ne peut contenir durablement l’amour et l’admiration qu’on lui donne, le laissant perpétuellement vulnérable et frustré.

Si le sauveur a eu une enfance émotionnellement difficile, il peut gérer ses difficultés « en provoquant des situations où l’autre se sent effrayé et jaloux. Le sauveur transfère ses sentiments de vide, de jalousie, de honte, de colère et de peur de l’abandon sur ses partenaires.

Bref, la faille de tout sauveur est son sentiment caché d’impuissance pour lui-même, de désespoir, de dépression ou d’envies insatisfaites.

Votre espoir permanent de sauver ou de changer l’autre ( d’éviter sa crise ou ses dérapages) en arrondissant les angles de sa vie ou en anticipant ses actes, voire même en faisant à sa place, en étant derrière lui sur tous les fronts, est le reflet de votre propre besoin de vous sentir puissant et d’éviter des sentiments que vous jugez indésirables. Ceux-là même qui réveillent votre boule au ventre. Et cela vous capte 97% de votre espace mental, de votre liberté d’action, de votre temps et de votre vitalité. Finis la réalisation de vos rêves, vous n’avez plus d’autres choix que de rêver sans concrétiser. Plus le temps ni l’énergie. Finis les projets personnels aboutis, finis les possibilités de légèreté et d’insouciance, finis la joie de vivre. Vous ne pouvez plus vous accorder que quelques plaisirs furtifs. Vous êtes occupés à sauver. C’est boulimique et addictif. Et c’est aux dépens de tout ce que la vie pourrait vous apporter de sain et d’heureux, de pacifié.

Alors pour changer d’aiguillage, et se libérer de son besoin d’aider ceux qui sont dans l’incapacité de s’aider eux-mêmes je vous invite à accepter enfin l’idée que l’amour vrai et sain, le seul qui mérite notre attention, n’existe uniquement que pour ce que l’on est et non pour ce que l’on fait.

Alors sauvez-vous vous-mêmes ! Devenez celle ou celui qui est proche de la plus belle version de soi. Devenez attractif au lieu de chercher à être convainquant. Montrez qui vous êtes au lieu de chercher à faire ce que vous pensez que l’on attend de vous. Montrez votre aspect unique plutôt que de chercher à coller à ce qu’il semble « être bien de faire. »

Au lieu de projeter sur vos proches votre incapacité à vous protéger, à prendre soin de vous, à devenir votre meilleur ami, à utiliser vos propres talents malgré ce que les autres attendent de vous dans un autre registre, utilisez cette énergie pour vous seul. Arrêtez de chercher à donner à l’autre ce que vous croyez ne pas être capable de vous donner à vous-même.

Utilisez cette énergie pour vous offrir enfin des relations équilibrées et enrichissantes, pour sauver votre vie de l’ornière dans laquelle elle croupit depuis trop longtemps.

C’est un don que vous vous faites, c’est aussi le don que vous faites à vos enfants, en leur permettant de s’éveiller à une autre manière plus saine d’aborder leur vie. C’est un don que vous faites à ceux qui vous aiment vraiment mais auprès de qui vous vous rendez inaccessible de part votre incapacité à décrocher de votre addiction à sauver ceux qui vous obsèdent. C’est un don à la vie qui n’attend que votre sérénité et votre rayonnement pour éclairer par votre exemple tous ceux qui sont à deux doigts de changer l’aiguillage mais qui n’osent pas encore changer de cap en tournant leur besoin de sauver l’autre vers eux-mêmes.

Le point de départ de toute relation harmonieuse et inspirante, basée sur un partage équilibré et des attitudes non blessantes envers l’autre est de s’être soi-même sauvé. C’est à dire avoir par soi-même construit son estime de soi sans que celle-ci ne dépende de ce que l’on fait pour les autres, avoir acquis la stabilité émotionnelle qui permet de se sentir bien quoiqu’il arrive et d’avoir enfin adhéré à des croyances positives au sujet de sa propre valeur.

La seconde étape pour construire des relations équilibrées c’est d’être capable de choisir ses actes pour rendre possible ce que l’on souhaite pour soi et pas pour ce que l’autre souhaite, décider d’agir sur sa propre vie et non celle de l’autre, et de prendre la responsabilité de ses actions et laisser à l’autre prendre les siennes, quelque soit l’issue de la situation. Se raccrocher à un lien basé sur des espoirs infondés c’est comme croire au Père Noël.

Les relations équilibrées sont basées sur l’amour mature, c’est à dire, l’amour où tout est facile et rien n’est drame. Quand il faut fournir un effort il n’y a déjà plus d’amour et le lien est malsain. Les relations équilibrées nourrissent et apportent la tranquillité, la sérénité.

Il nous faut vivre cet amour mature avec nous-mêmes avant de pouvoir le partager avec l’autre. Cela commence par se donner l’autorisation d’avoir le droit au bonheur, d’avoir le droit d’exister pour soi.

Les relations stables et harmonieuses ne sont possibles que pour deux personnes complètes, stables émotionnellement et libérées de leur besoin addictif d’être nécessaires et indispensables, ce qui les rend libres, joyeuses et disponibles à une relation épanouissante. Elles vivent ces relations équilibrées comme le moyen de trouver une manière de se sublimer et d’affronter la vie à deux.

L’amour immature cache beaucoup de choses, cherche son intérêt et vise en permanence à protéger ses arrières. L’amour mature est transparent, vrai et vulnérable.

Tellement plus beau et ressourçant. Rajeunissant.

Si comme moi vous avez décidé de ne plus laisser de place dans votre vie aux amours immatures, décidez maintenant de vous sauver vous-mêmes au lieu de sauver les autres, de sauver un lien déséquilibré ou une situation qui ne nourrit pas vos plus beaux rêves.

Sauvez-vous et commencez à honorer la vie qui vous a été donnée au lieu d’entretenir des chimères, chargées de faiblesses et de fausses excuses.

Rendez vos terres fertiles pour cultiver votre meilleur avenir !

C’est en découvrant cette belle pensée d’Antoine de Saint-Exupéry que m’est venue l’idée de cet article.

Mon cerveau de profession libérale surbookée a tout de suite rejeté l’idée en première intention. « Comment ça? Si je ne prévois pas minutieusement mes rendez-vous de la semaine, mon avenir va être une vraie galère ! Et si j’oublie de prévoir mon rendez-vous chez le coiffeur, je ne ressemblerai vite à rien! Et j’aurais l’air maline en arrivant à la salle de sport sans avoir prévu une tenue adaptée ! »

Bref, cette déferlante cérébrale terminée, j’ai entrevu l’idée qu’Antoine de Saint Exupery se souciait sûrement moins de ma gestion d’emploi du temps que d’autre chose. J’ai relu. Et effectivement, c’est de mon avenir qu’il s’agissait. Mais pas de l’avenir à court terme de la manager d’emploi du temps qui s’emploie à trouver de la place pour chaque client sans le faire attendre 2 mois, ni celui de la femme active de près de 50 ans qui souhaite rester pimpante !

Il me semble qu’Antoine de Saint-Exupéry parle ici de l’avenir qui me mènera sur mon lit de mort sans regret, sans l’horrible sensation d’avoir gâché ma vie en me focalisant uniquement dans la gestion d’un quotidien parfois bien compliqué.

Une fois cette idée acquise, impossible pour moi d’en rester là. Finalement, Antoine de Saint-Exupery vient sans le savoir de lâcher une bombe dans mon organisation mentale.

Je crois comprendre que prévoir veut dire « mettre le futur sous contrôle « , le planifier, imaginer dans les moindres détails ce que je veux qu’il soit et me fabriquer des obligations rarement fondées sur des éléments rationnels mais totalement assujetties au monde de l’émotionnel qui a finalement très peur. L’humain a fondamentalement peur.

Prévoir mes actions en fonction de ce que les autres semblent vouloir pour soit disant faire que tout se passe bien….. N’avez-vous jamais remarqué que c’est toujours avec le plus râleur, le moins compréhensible et le plus borderline que l’on prévoit au mieux sa manière de faire et de s’exprimer, envoyant inconsciemment illico presto au diable le gentil et le compréhensif dont on ne craint pas d’affronts. Et ce, même si c’est souvent ce « gentil » avec qui on préférerait échanger et passer du temps. N’est-ce pas le meilleur moyen de ne s’attirer dans sa vie que des enquiquineurs stériles et d’éloigner ceux qui valent vraiment la peine de les faire entrer dans notre vie.

Idem avec les situations « à risques » ou les moins agréables. On prévoit toujours plus de temps, de disponibilité pour gérer les ennuis et les activités où les autres mettent une pression sur nos résultats aux dépens des situations agréables et relaxantes pour lesquelles on n’est seulement disponible par défaut… c’est à dire, quand plus rien ne nous en empêche. Voilà encore une manière de prévoir un avenir rempli d’ennuis au lieu de plaisir.

Ce sur quoi on se concentre rempli notre vie.

Ne serait-ce pas une forme d’immaturité face à la vie qui aurait tant de choses à m’offrir si j’arrêtais de tout prévoir en organisant à l’avance mon destin en sautant d’obligations en obligations et de gestion de caprices en gestion de caprices?

Oui, j’ai besoin d’un cadre et d’une structure spacio-temporelle pour fixer des points de rencontre avec les autres. Mais finalement, l’avenir va bien au delà de ça. L’avenir je ne le veux pas débordant de tous les autres. Je ne le veux pas rempli de toutes les relations possibles et imaginables. Je le souhaite rempli de relations heureuses et enrichissantes.

Prévoir mes rendez-vous me permet de fragmenter mon temps en petits morceaux pour répondre aux demandes de plus de personnes possibles. Je peux faire plaisir au plus grand nombre et j’obtiens la satisfaction personnelle d’avoir beaucoup de clients et d’être une professionnelle recherchée, reconnue et appréciée pour sa disponibilité. Ok, mais est-ce que c’est ce que je veux vraiment ?

Rendre possible l’avenir ne serait il pas plutôt me permettre, m’autoriser, me donner les moyens de remplir mon planning de clients qui comptent vraiment pour moi? De rendez-vous avec des personnes qui partagent pleinement mes valeurs professionnelles, des personnes qui veulent vraiment faire une démarche de soin avec moi et qui s’engagent sérieusement de tout leur cœur dans le processus thérapeutique.

De la même manière, pourquoi serais-je obligée de prévoir des interactions d’ordre privé pour satisfaire par habitude des proches issus de mon passé au lieu de laisser la place à de nouvelles personnes qui correspondent bien mieux aux échanges et aux activités dont je souhaite pourvoir mon avenir ? La prévision ne tient pas compte de ce paramètre. La prévision me donne la capacité de gérer ce qui est déjà dans ma vie. Pas de rendre possible un avenir différent. Pas d’orienter mes choix vers ce que je veux vraiment.

Ça c’est un avenir qui me plairait plus. Un avenir riche d’expériences professionnelles et privées enrichissantes et dynamisantes. La seule gestion de planning ne peut pas m’apporter cela. La prévision de mon emploi du temps m’apporte des patients engagés, certes, mais également un lot considérable de personnes qui ne viennent pas sans prévenir ou qui attendent tout de moi pour aller mieux sans vouloir faire le moindre effort pour changer les stratégies qu’ils utilisent depuis longtemps et qui les ont mené à l’état douloureux et au mal-être dans lequel ils se trouvent maintenant.

Prévoir l’avenir, vu sous cet angle est à mon sens limitant et source de déception. Une forme de perfectionnisme. Le perfectionnisme des gens qui veulent satisfaire tout le monde sauf leur âme. Cette âme qui est venue au monde pour expérimenter le bonheur d’être ce qu’elle est. Libre d’être pleinement épanouie et non angoissée chaque jour d’expérimenter la satisfaction des autres pour ce qu’elle n’est pas.

En fait, prévoir son avenir c’est finalement assez simple. On s’organise pour satisfaire son petit ego qui veut entendre « je suis quelqu’un de gentil, je suis capable d’éviter les conflits, je suis capable de montrer à ceux qui pourraient émotionnellement déborder que je suis quelqu’un de bien et que je fais ce qu’il faut pour qu’ils puissent se sentir gagnant  »

Au final, c’est moi qui suis perdante car à prévoir sans tenir compte de ma vision idéale « de mon avenir le plus beau », je passe mon temps à faciliter le présent d’autrui en niant que de facto je pourris mon avenir. Et quelque part, je m’abandonne à une sorte de fainéantise immédiate en écrasant l’idée que la douleur des regrets est bien plus forte que la douleur de l’effort dans l’instant.

Et oui, pour en revenir à cette phrase de Saint-Exupery, « rendre possible  » un avenir choisi demande de l’effort à chaque instant.

Tout d’abord l’effort de réfléchir à ce que l’on veut vraiment faire entrer dans sa vie. Ensuite, l’effort de faire les choix qui nous mènent à la création potentielle de cet avenir, même si nos relations nous poussent vers autre chose, et l’effort d’agir en pensées et en actions pour ouvrir le champ à cet avenir désiré.

Rendre possible l’avenir demande un effort, car c’est une succession de choix que l’on doit poser et tenir. C’est un acte personnel, une démarche interne qui va vers la création dans la réalité de quelque chose qui nous anime. Rendre possible l’avenir, ce n’est pas laisser les autres, les situations, la météo et l’humeur du poisson rouge décider pour nous. C’est une profession de foi envers la vie qui nous a créée et non la flemingite aiguë de l’immature qui attend que les autres décident pour lui ce qui semble nécessaire de faire.

Les gens qui manquent de confiance en eux cherchent à contrôler l’avenir car ils n’ont pas la certitude qu’ils seront efficaces dans l’improvisation. Ils sont en panne de créativité. Ils cherchent à s’adapter à ceux qui forment leur clan pour s’assurer qu’ils n’en seront pas bannis. Ils vivent en fonction de ce qui les mène à ce faux sentiment de paix, cette paix relative car aliénée à la négation de qui ils sont vraiment, de leurs rêves, de leur vérité. C’est une prison car seul « rendre l’avenir choisi possible  » apporte la vraie liberté. La liberté d’être soi, la liberté de choix, la liberté de vivre.

« Rendre possible  » c’est ouvrir des fenêtres sur des opportunités que l’on souhaite vivre pour ne pas avoir de regrets et se dire un jour « j’ai laissé passer ma chance ». C’est se donner la liberté de se créer des moments ou des expériences. C’est se positionner dans le présent pour rendre les choses faisables.

C’est de l’anticipation pas de la prévision. Je mange sain maintenant pour anticiper mon vieillissement dans les meilleures conditions possibles. Donc je rend possible un avenir sans trop de douleur. Je ne fais pas la prévision qu’il sera ainsi, mais j’augmente largement les probabilités du possible.

Il n’y a pas de prévisions mais uniquement des choix à faire quand on veut rendre quelque chose possible

Si ma vision d’avenir idéal contient le besoin d’être en paix, le prévoir ne sert à rien. Le rendre possible, c’est couper tout contact rapproché avec ceux qui sont réputés pour semer la zizanie. Ceux qui sont sujets à l’immaturité émotionnelle, qui sont dans l’incapacité de gérer leurs émotions ou qui adoptent des comportements qui ne correspondent pas à mes valeurs d’harmonie. Et c’est travailler à grandir, à apprendre à gérer mes émotions, à faire en sorte de devenir une personne agréable et sereine en toute situation.

Si ma vision de l’avenir idéal passe par la construction d’une relation amoureuse solide, il m’appartient de devenir une femme capable d’aimer l’autre, de lui apporter toute l’affection, la reconnaissance et le soutien physique, émotionnel et mental qu’il mérite, de lui ouvrir les portes de ma vie et de mon emploi du temps. Tout comme il m’appartient de prendre soin de moi, de mes rêves et de mes propres objectifs pour ne pas lui faire porter le poids de mon bonheur. C’est à dire qu’il m’appartient de rendre cet avenir possible, de créer dès maintenant le terrain fertile d’une vie amoureuse solide pour l’attirer dans ma vie. Ça veut dire aussi, rester fidèle à mes valeurs et être sélective pour choisir un homme en qui je peux avoir confiance pour faire également de son mieux pour rendre cet idéal de relation possible.

Qui peut croire qu’on peut avoir un avenir amoureux stable et heureux avec une personne qui n’a pas su pendant son célibat préparer le terrain fertile à une relation harmonieuse ?

Si je souhaite une vie professionnelle enrichissante et passionnante, c’est à moi de la rendre possible en devenant une personne pro-active, confiante en ses capacités et ne laissant pas à la destinée le choix de lui donner de la reconnaissance ou non de la part de ses clients ou de son patron. Je ne peux rendre mon avenir professionnel heureux qu’en créant en moi le terrain de l’employé heureux, ou du patron charismatique.

Créer un terrain fertile, rendre l’Avenir possible avec un grand A, c’est faire le choix de développer ses connaissances de soi, de l’humain, des relations, de parfaire ses compétences sans attendre que les autres nous y invitent. Sans attendre les ultimatums. Sans attendre de ne plus avoir le choix.

De facto, quand on adopte l’état d’esprit de ceux qui rendent possible un avenir meilleur, on n’a de cesse de cultiver un terrain fertile pour toutes les belles choses que l’on souhaite vivre. On se prend en main, on se surprend à rêver en couleur et on devient moins tolérants pour les éternelles victimes qui ont fait le choix de ne surtout pas choisir.

Et vous? Que vous inspire cette phrase de Saint-Exupéry ?

Je n’ai pas le temps….

 » J’ai compté mes années et j’ai découvert que j’ai moins de temps à vivre ici que je n’en ai déjà vécu.

Je n’ai désormais pas le temps pour des réunions interminables, où on discute de statuts, de règles, de procédures et de règles internes, sachant qu’il ne se combinera rien…

Je n’ai pas le temps de supporter des gens absurdes qui, en dépit de leur âge, n’ont pas grandi.

Je n’ai pas le temps de négocier avec la médiocrité. Je ne veux pas être dans des réunions où les gens et leur ego défilent.

Les gens ne discutent pas du contenu, à peine des titres

Mon temps est trop faible pour discuter de titres.

Je veux vivre à côté de gens humains, très humains.

Qui savent sourire de leurs erreurs.

Qui ne se glorifient pas de victoires.

Qui défendent la dignité humaine et qui ne souhaitent qu’être du côté de la vérité et de l’honnêteté.

L’essentiel est ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue.

Je veux m’entourer de gens qui savent arriver au coeur des gens.

Les gens à qui les coups durs de la vie ont appris à grandir avec des caresses minces dans l’âme.

Oui… J’ai hâte… de vivre avec intensité, que seule la maturité peut me donner.

J’exige de ne pas gaspiller un bonbon de ce qu’il me reste…

Je suis sûr qu’ils seront plus délicieux que ceux que j’ai mangé jusqu’à présent.- personne n’y échappe riche , pauvre intelligent , démuni …

André-Gide

Le temps qui passe

Arrêtons de nous mentir…

C’est vrai que dans notre vie nous cherchons pour la plupart d’entre nous à être des personnes honnêtes. Parfois un pieu mensonge nous échappe pour protéger notre ego d’une rebuffade désagréable qu’un tiers pourrait nous faire vivre.

Mais là n’est pas mon propos.

Tous les jours je reçois des personnes qui souffrent de divers maux. Elles viennent me voir pour que je les aide à se débarrasser de leurs inconfort ou douleurs. Obtenir du mieux être .

Je suis thérapeute. Ces personnes ont mal. Je propose un plan de traitement. Le rapport semble sain. Je vais travailler, les faire travailler et tout rentrera dans l’ordre.

Y croyez-vous vraiment ?

C’est un deal qui fonctionne effectivement relativement bien face à un problème ponctuel, limité dans le temps et dans l’espace. Dans mon métier, la probabilité de correction d’une entorse est grande, tout comme celle de la consolidation d’un os après fracture.

Mais laissons là ce qui touche à la traumatologie.

Le problème se corse quand il s’agit de rhumatologie. Les douleurs sont liées à des adaptations qu’inconsciemment nous avons demandé à notre corps pour continuer à fonctionner.

Il me faut essayer de comprendre pourquoi le corps en est arrivé là, par quels chemins il s’est tortillé, quelles mobilités essentielles il a dû saboter ou amputer pour continuer à fonctionner alors que son propriétaire n’a pas tenu compte de ses difficultés.

Seule ma capacité à comprendre la voie du « pourquoi ces tensions et ces blocages » peut me permettre d’inviter le corps et son propriétaire à voir les choses autrement.

Et c’est là que les mensonges commencent.

Mes patients veulent aller mieux. C’est leur cap, leur objectif. Ils viennent me demander de l’aide et je suis motivée pour leur en donner.

J’ai la chance d’avoir des patients motivés et agréables. Je travaille avec eux en binôme et en toute confiance. Je leur donne des exercices à faire à la maison pour compléter mes soins. Ils sont assidus dans leur pratique même si ce n’est pas évident de prendre en main son travail corporel.

Tout est parfait dans le meilleur des mondes pensez-vous et cet article est stérile.

Pas vraiment en fait. Car dans la plupart des cas, leurs bonnes résolutions s’arrêtent net si un élément de leur quotidien prend une tournure désagréable.

Je n’ai pas pu faire mes exercices cette semaine car j’ai eu des soucis au travail

Je n’ai pas pu me concentrer sur mon programme de soin parce que mes enfants étaient à la maison cette semaine

Ce sont de bonnes raisons. Mais c’est surtout une belle manière de se détourner de son cap sans culpabiliser.

C’est une belle manière de se mentir à soi-même en se laissant croire que l’on continue à faire tout ce qui est bon pour soi mais que parfois il y a d’autres priorités.

Et ça, c’est la plus grande cause d’échec.

Regardons un peu au fond de nous et laissons un peu mes patients douloureux tranquilles.

N’avons nous pas trop souvent tendance à orienter nos choix d’actions non pas vers l’obtention des résultats que nous souhaitons mais vers quelque chose qui semble plus confortable pour nous dans l’instant ?

Si j’ai un travail à terminer et que cela me tient à cœur pourquoi me voila en train de répondre au téléphone au lieu de bosser? Je réponds en me mentant à moi-même que je risque de perdre un appel important.

Qu’y a-t-il de plus important que ce travail que je dois terminer parce que c’est mon choix? N’y a-t-il pas la possibilité de gérer l’information véhiculée par cet appel téléphonique plus tard?

Tant que nous laissons les événements de notre vie diriger nos actions comme un tapis roulant dirige la cadence de nos pas nous nous mentirons sur notre réelle volonté de nous faire du bien, de progresser, de nous améliorer, de réussir notre vie.

Arrêter de se mentir à soi même c’est orienter toutes nos actions vers l’obtention du résultat que nous souhaitons obtenir, quelque soit ce qui apparaît dans notre environnement.

Par exemple, si mon cap est d’améliorer mes douleurs, je ne laisse pas passer une journée sans faire mes exercices.

Si mon cap est d’avoir beaucoup d’énergie à transmettre à mes patients, je me couche tôt et je ne laisse pas mes yeux me commander d’avaler ce beau gâteau au chocolat plein de sucre qui me mettra chaos dès que ma glycémie aura découvert ce que je viens de faire, même si je suis invitée et que paraît il « ça ne se fait pas »!!! Peut-être mais c’est ma vie et ma santé qui sont en jeux !

Si mon cap est d’avoir de bonnes relations, je ne cède pas à oublier de sourire, d’écouter l’autre, et de lui offrir un mot gentil même si je ne connais pas cette personne ou qu’elle aurait tendance à m’agacer.

Si mon cap est de finir un travail avant ce soir, je ne fais rien d’autre que ça tant que ce n’est pas terminé et j’invite les personnes qui viennent me demander quelque chose à revenir vers moi à une heure précise.

C’est à dire que je décide de me respecter. J’arrête de me mentir en me trouvant des excuses et je me respecte en me donnant enfin la possibilité de réussir ce que j’ai décidé d’entreprendre.

En faisant cela, vous découvrirez le sentiment de satisfaction de soi, vous gagnerez en estime personnelle, vous arrêterez de croire que vous n’êtes vraiment capable de rien de grand et peut-être arriverez vous à vous aimer davantage. Un bon moyen de rester en bonne santé physique et émotionnelle !

Arrêtons de chercher à nous vendre!

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Quand nous rencontrons quelqu’un, que ce soit dans un cadre professionnel ou privé, notre ego ne sait pas faire autrement que d’avoir peur que nous ne soyons pas assez bien perçu. Alors il se met à surjouer son rôle pour nous faire « gagner des points » dans la relation. Aussi, la plupart du temps nous entrons en relation en ayant la tête remplie de nous, nous et encore nous. Comme bien souvent nous rencontrons des personnes qui fonctionnent sur le même mode, nous voilà engagés dans un jeu de rôle entre deux ego qui cherchent à s’impressionner mutuellement. Finalement peu de vérités sortent de tels échanges. C’est cela le jeu de la séduction. Et ce jeu n’a pas uniquement lieu entre un homme et une femme qui cherchent à se plaire. Ce jeu de la séduction est courant dans chaque nouvelle rencontre, même professionnelles.

Quand on se connait mieux et que ce petit jeu continue, on rentre alors dans les jeux de pouvoir ou chacun cherche inconsciemment à se sentir gagnant. Bref, voilà le jeux des conflits et autres dépendances qui s’annonce.

Quand on souhaite sortir de tous ces jeux il vaut mieux adopter une autre tactique et arrêter de se vendre. Après tout, on est ce que l’on est, ni plus ni moins et celui ou celle qui n’est pas capable de s’en rendre compte n’est pas fait pour rester dans notre univers. De toute manière, chercher à le séduire n’est pas vraiment chercher à lui montrer qui on est. Alors on risque vite de se retrouver entouré de personnes qui ne nous connaissent pas vraiment et qui nous apprécient pour ce qu’ils croient connaitre de nous. Mauvaise idée!

Au lieu de se mettre en avant, il serait peut-être judicieux de laisser l’autre se montrer tel qu’il est. Au lieu de chercher à montrer notre bel esprit, il serait peut-être heureux de laisser l’autre exprimer qui il est. Plus on cherche à se montrer grand et fort, plus celui qui est en face de soi cherche instinctivement à se montrer à la hauteur, voir plus. Plus vous chercherez à obtenir quelque chose de l’autre, plus il cherchera à vous donner moins. Plus vous cherchez à montrer que vous êtes beau et exceptionnel, plus vous montrez à l’autre à quel point il est moche et faible par rapport à vous. Il ne vous laissera pas faire. Soit il se détournera, soit il se ralliera à votre cause parce que vous l’avez subjugué, mais il ne faudra pas vous étonner qu’il ne vous lâche plus. Il est devenu dépendant.

Pourquoi ne pas vous mettre à la place de l’autre quand vous le rencontrez? Après tout, vous avez envie de mieux le connaitre et de vous en faire un ami. Le mieux n’est-il pas d’enfiler ses chaussures pour mieux comprendre le chemin qu’il a fait jusqu’à maintenant pour arriver aujourd’hui dans votre réalité.
C’est un bon moyen de comprendre ce qu’il recherche chez vous et de quoi il pourrait avoir besoin. Au moins si vous ne vous sentez pas capable de répondre à ce besoin, vous pouvez vous éclipser sans dommages. Si vous sentez que vous pouvez lui apporter quelque chose de positif, alors vous avancerez dans la relation détendu et heureux de vous sentir bénéfique.

Arrêtons aussi d’employer des phrases toutes faites. Vous savez, les phrases que l’on sert à tout le monde sans plus même s’en apercevoir. Pourquoi ne pas essayer d’utiliser le langage de l’autre, d’écouter ses particularité, ses intonations, souligner ce qu’il dit et ce qui lui tient à coeur. Arrêtons de servir à l’autre des stéréotypes tout préparés pour enfin participer à un vrai échange qui pourrait avoir comme point de départ ce qu’on a réellement perçu et écouté dans ce qu’il a déjà dit, dans les attitudes physiques qu’il nous a montré jusque là. Parfois, repérer le manque d’assurance de quelqu’un et simplement lui dire, « oh, moi aussi je suis parfois un peu angoissée quand je rencontre quelqu’un pour la première fois! » peut libérer une conversation et l’orienter vers un beau moment de partage de deux personnes vraies, sans masque de pudeur ou de timidité.

Quand on souhaite sincèrement rencontrer l’autre, il me semble juste d’arrêter de focaliser son attention sur soi uniquement. « Je dois dire cela et pas cela… », « Il doit savoir que je fais ça…. », « je dois lui montrer comment je suis belle, ou intelligente…. », « Elle doit pouvoir comprendre que je suis quelqu’un de bien qui a réussi…. » sont des pensées qui recentrent en permanence notre attention sur nous-même au lieu de la laisser se poser sur l’autre que l’on cherche à rencontrer. Rencontrer réellement quelqu’un pour partager un moment amical ou professionnel avec lui nécessite à mon sens de focaliser nos intentions et nos pensées sur ce qu’on peut apporter à l’autre, sur ses besoins, ses rêves, ses doutes, et jamais sur la reconnaissance qu’il nous apportera, jamais sur l’argent qu’il pourrait nous donner, jamais sur ce qu’il nous donnera ou apportera, jamais sur nos envies à nous que l’on espère voir se réaliser grâce à l’autre.

Capter l’esprit de l’autre pour qu’il nous perçoive comme l’un des siens demande de s’ouvrir à l’autre pour en faire réellement la connaissance au lieu de vouloir lui planter dans le crâne notre argumentaire de vente personnel. C’est apprendre à connaitre de quoi il est particulièrement demandeur, quelles sont ses valeurs, qu’est-ce qui le distingue des autres, quel est son mode de communication favori, et qu’est-ce qu’il apprécie le plus concernant l’attitude au travail ou en amour, ou en amitié en fonction du cadre de la relation.

Et pour faire lâcher un peu notre cher ego qui a une trouille bleu que l’on passe pour un idiot aux yeux de l’autre, il nous faut avant chaque rencontre, nous accorder une indulgence pour nos défauts et nos manques de qualités.
« Je m’accepte tel (telle) que je suis et l’autre m’acceptera ou pas. C’est ainsi, je ne peux rien y changer. »  Il n’existe pas de professionnel parfait comme il n’existe pas de client idéal. Il n’existe pas d’amant ou d’ami idéal. Il existe juste des personnes qui peuvent nous correspondre ou pas. Il existe juste des personnes a qui on peut apporter quelque chose de positif ou non. Qui peuvent aussi nous faire du bien, ou pas.
Ne nous justifions plus ni pour nous-même ni devant qui que ce soit.

Lâchons l’inquiétude: le seul moyen de se débarrasser de l’inquiétude est d’accepter l’échec à l’avance.

Renonçons à notre désir d’être accepté(e), apprécié(e). Ce désir génère des potentiels excessifs qui génèrent des troubles et une attitude empruntée qui nous péjorent et ne nous rendent pas service. Toujours vouloir être validé par l’autre est le meilleur moyen de se faire harponner par un manipulateur toxique qui aura trouvé là une victime parfaite qui s’oubliera complètement pour être à son service.

Concentrons nous juste sur le processus de la rencontre et prenons simplement du plaisir au processus d’échange même si cela se passe dans le cadre d’un entretien commercial.

Accordons nous lors de toutes nos interactions avec les autres à l’énergie de la détente et du plaisir.

Ressentez-vous qui vous êtes vraiment ?

devinette

 

Au fond de vous, quand tout est calme en vous et autour de vous, il existe un frêle mouvement, un léger souffle animé d’une profonde douceur apportant avec lui le sentiment que tout est bien maintenant, que tout est en sécurité et parfait. Même l’esprit à cet instant se sent bien et recherche à sa manière à rester en présence de cette douce brise qui apaise.

Dans cet instant vous vous trouvez au point zéro de votre vie. L’instant où tout est possible car rien n’a commencé. C’est le lieu intérieur où le temps n’existe plus, l’avoir a disparu, seul l’être existe. C’est un espace où on existe sans se rappeler de son prénom, sans statut social, sans profession, sans famille et sans amis. Notre être s’y sent exister pleinement sans qu’il soit rattaché à quoi que ce soit ni à qui que ce soit. Dans cet espace, « je suis » est un fait qui ne supporte aucune autre définition de soi. « Je suis » individualisé mais relié à plus grand que soi car on peut à cet instant sentir la vie qui circule dans un flux constant en soi et autour de soi.

C’est à cet instant, dans cet espace que nous pouvons enfin sentir qui nous sommes vraiment, ressentir nos besoins profonds, nos envies de devenir.

Si dans cet état de quiétude nous projetons dans notre esprit nos buts et qu’une agitation désagréable se fait sentir, c’est que ce ne sont pas nos vrais buts mais ceux de notre mental. Si dans cet état nous projetons dans notre esprit nos buts et que nous sentons une joie s’installer en nous, c’est que ceux-ci sont fait pour nous. c’est alors le moment de commencer à agir pour les atteindre.