Avons-nous perdu le bon sens ?

Dans son article https://www.letemps.ch/sciences/internet-aggravetil-leffet-nocebo-jumeau-malefique-placebo Bruno Lus explique que la recherche d’informations médicales sur Internet renforce l’effet nocebo et donc les effets négatifs des traitements proposés.

N’y a-t’il pas ici un lien à faire entre notre état intérieur et les croyances que nous acquérons au fur et à mesure de notre histoire personnelle? Internet n’étant qu’un outil supplémentaire pour créer notre histoire, nos croyances et nos dogmes sans passer par la case expérience. On lit, on croit, on suit. Le risque est de tout prendre pour argent comptant et de zapper la phase de l’expérimentation constituée par l’enchaînement essai/erreur, essai/réussite qui permet de s’approprier la connaissance, de la modeler à ce que l’on est, de la faire sienne. Au lieu de juste gober.

Chaque personne est unique et pourtant chacun cherche à vivre à travers l’expérience de tous.

On en arrive à des généralisations malheureuses qui créent des castes agrippées à leurs croyances et prêtes à toute violence pour chacune pouvoir prouver qu’elle détient la vérité vraie.

Alors il y a les pro-homéopathie et les contres. Les pro-statines et les contres. Les pro-hormonothérapie et les contre, les pro-sans gluten et les contres. La liste pourrait remplir un article tout entier rien que pour parler de santé. Et tous les domaines de la vie sont englués dans cette guerre larvée des pro et contre.

Finalement, à l’heure où les avancées technologiques pourraient nous permettre de croire que l’humanité évolue, je regrette de constater que ces querelles enfantines nous maintiennent dans le même dilemme guerrier depuis la nuit des temps.

Dans son article https://www.ecoutetoncorps.com/fr/ressources-en-ligne/chroniques-articles/croyances-dogmes/ Lise Boubeau nous interpelle sur les conséquences de nos croyances qui se transforment en dogmes et qui nous maintiennent à distance de nos facultés de discerner ce qui est bon pour nous et uniquement pour nous.

J’entends régulièrement des personnes qui se disent bien informées et qui me parlent de manière affirmée que ce traitement est le seul possible pour ceci ou cela. Que tout le reste est n’importe quoi. Alors je pose des questions pour en savoir plus. Les réponses sont toutes sur le même modèle. Aucune connaissance profonde de la pathologie, des mécanismes intimes du fonctionnement corporel, pas de vision globale du corps et de la psyché et aucune prise en considération de l’histoire de la personne. Et c’est normal. Personne ne détient la connaissance de l’humain que nous sommes dans ses moindres recoins.

Alors pourquoi être si péremptoire et affirmé ?

Pitié, cessons de généraliser et d’asséner nos propres croyances, même acquises via un grand diplôme, pour chercher à convaincre l’autre. Soyons simplement le témoin vivant de ce qui fonctionne pour nous en écoutant notre sentiment intérieur. Cessons de croire à ce qu’il faut faire en général et allons chercher le savoir de ce qui est bon pour nous et uniquement pour nous. Proposons des chemins à parcourir plutôt que de diriger l’autre où nous croyons qu’il doit aller. Mais laissons lui toute liberté de poursuivre ou de rebrousser chemin. Arrêtons de jouer avec ses peurs pour l’amener à faire ce que l’on veut qu’il fasse. Juste pour nous permettre d’accéder au sentiment d’avoir raison.

Ce sont les peurs qui ont un effet nocebo. Pas la substance elle-même. Tout comme l’espoir et l’enthousiasme ont un effet placebo. Pas le produit ou la technique.

C’est ce que j’appelle le bon sens. Accepter le sens de chacun. Et surtout, accepter en soi l’idée que ce qui a du sens pour l’autre n’en n’a aucun pour soi.

Le  » point final  » en matière de santé n’existe que lorsque la vie est partie. Rien ne devrait vous pousser à croire que la messe est dite et qu’il n’y a plus d’espoir. Rien n’est immuable tant que la vie est en vous car la Vie sait bien plus que vous ce qui est bon pour elle. Ouvrez lui les portes de l’inattendu et de tous les possibles en cessant de croire aux dogmes de ce qui se fait en général. Laissez-vous guider par le bon sens qui vous habite et laissez à ceux qui croient que tout est dit, que tout est statistique et que tout est normé, le plaisir de se croire savant. Ne perdez jamais votre espoir, votre enthousiasme, votre liberté d’avoir une chance de guérir malgré les statistiques et la croyance négative des autres. Cherchez toujours votre solution, celle qui est totalement en phase avec vos valeurs personnelles.

Votre plus grande force face à l’adversité et votre plus grande sécurité ne se trouvent pas en dehors de vous, sur internet ou dans les codes sociaux. Mais en vous, lovées au sein de votre bon sens et de votre psyché.

Votre plus bel outil est la connaissance que vous allez acquérir sur vous-même, votre fonctionnement personnel en tant qu’humain individualisé et la connaissance que vous allez chercher le plus loin possible de ce qui fait le genre humain.

Ne vous en tenez pas au superficiel, creusez toujours plus et plus loin, devenez l’expert de votre santé, de votre bien-être et le leader incontournable de votre vitalité. Personne n’a le droit, par ses croyances ou son titre en société de prendre une décision à votre place pour ce qui concerne votre vitalité. Soyez acteur et non patient de votre santé.

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