J’ai rencontré le Prince charmant

 » J’ai rencontré le prince charmant, hier en me levant.
Il se trouve qu’il n’était pas dehors, mais dedans.

Quel étonnement de trouver quelque chose que j’avais cherché tant d’années,
Et qui se trouvait là sous mon nez !
J’ai longtemps cherché à être aimée et comblée, car il était bien trop compliqué de m’en occuper et d’en prendre la responsabilité!

Trouver quelqu’un qui puisse me sauver et me nourrir a donc été ma quête,
Mais, comme par hasard, je n’ai rencontré que des troubles fêtes !

C’est évident en même temps !
Comme je ne savais pas m’occuper de moi,
Je n’ai rencontré que crapauds et des tracas !

Ce n’était là que le miroir de mes propres failles,
Et de mes propres batailles !

Ben oui ! Je ne faisais dire que tais-toi à mes émois !
Ou encore, bouge-toi !
Ou même mieux, tais-toi !
Fais pas ceci ou cela !

À l’intérieur de moi, il n’existait donc qu’un masculin prédateur,
Qui exigeait et faisait taire mes inspirations et mes bonheurs.
Aucune place à mes sensations !
Uniquement de l’écoute au mental, à la morale, à la raison et aux opinions !

Mais maintenant, j’ai compris le plus important !
Le prince charmant est dedans !
C’est cette part de moi qui soutient mes élans vibrants !
Et c’est à moi de le faire vivre ce masculin vaillant !

Et maintenant, il est enfin là !
Tout près de moi !

C’est lui qui me chuchote à l’oreille,
Là où se trouvent mes merveilles.
C’est lui qui fait tomber mes armures,
Et qui me donnes des inspirations comme un murmure.

C’est mon axe intérieur,
Qui agit en ma faveur.
C’est la part de moi qui soutient mes besoins profonds,
Et qui écoute mes vraies vibrations …

C’est le bon père en moi qui prend soin de mon essence,
Et écoute ma propre danse.
C’est mon masculin assuré,
Qui écoute ma nature féminine et ma créativité…

J’avais besoin de faire cette alliance intérieure,
Pour éradiquer mes malheurs.
J’avais besoin de tout remettre à l’endroit pour une fois.
Ne plus être dans les il faut ou je dois.
Qui ne disait que tais-toi à mon essence et à mes beaux émois !

Mais maintenant, mon masculin et féminin
Marche main dans la main.
Au revoir les crapauds.
La belle a enfin rencontré son prince »

Par Caroline Gauthier Auteur du Best Seller « Au Nom du Corps »

Un de perdu, 10 de retrouvés! Chouette, non?

Ici, point n’est question d’avoir perdu ses clés ! Ceci restera toujours un contre-temps rageant et bien peu productif.

Ni d’avoir perdu une personne chère décédée. Cela restera toujours un drame que chaque être vivant sur cette bonne vieille terre devra subir à un moment donné de sa vie.

En revanche, perdre un quelconque lien a une personne ou à une situation à laquelle on est attaché peut être un petit coup de pouce du destin pour nous amener à une plus grande liberté. Si si…

L’être humain a tendance à se laisser enfermer dans des liens d’attachement qu’il croit être de l’amour ou de l’amitié. Amour pour l’autre ou amour narcissique pour lui-même, parfois faire la distinction entre les deux est difficile, mais ce n’est pas mon propos d’aujourd’hui.

On peut perdre confiance, perdre de l’intérêt, perdre l’envie, perdre l’intimité créée. Le dénominateur commun de toutes ces pertes est à mon sens la conséquence d’une sorte de trahison. Trahison effective ou trahison occulte non dite, larvée. La seule trahison qui nous touche vraiment est bien souvent le fait d’un proche ou de quelque chose qui nous tient à cœur. Si non, il n’y a pas grand chose à trahir.

Un être que l’on perd parce qu’il s’éloigne, perd de l’intérêt et de l’envie, peut être alors un vrai gain. De même pour une situation qui évolue à notre désavantage alors qu’on y tient parce qu’elle nous rassure ou nous donne un sentiment d’existence.

On perd en fait, un lien nauséabond, car non investi par un sentiment vrai, et on gagne illico presto un bel espace de sécurité émotionnelle que l’on peut remplir par de nouveaux liens plus nourrissants.

Le premier lien nourrissant qui devrait venir se greffer dans ce trou béant est un retour à soi. Renouer davantage encore avec la confiance en soi, les talents et les valeurs qui nous habitent. Les découvrir, les développer et les amplifier. Quel gain magnifique en développement de soi en comparaison avec cette perte.

Le second lien nourrissant que l’on gagne est que l’on a toute liberté de se tourner en conscience vers le reste du monde tout entier. Au lieu d’avoir son mental attaché à cette seule personne ou à cette seule situation, une multitude de potentiels relationnels ou situationnels se présentent à nous si on accepte de faire pivoter son esprit à 180 degrés pour tourner le dos à ce qui s’en va.

Le troisième lien nourrissant qui peut naître vient de notre besoin de guérison. Être quitté, perdre son job, sa santé, sa tranquillité, son hobby, bref, toute perte fait mal. Et quand on a mal, on découvre qu’il y a beaucoup de choses et de personnes qui peuvent nous faire du bien. Des massages ou autres thérapies, la nature, la lecture, la musique… On gagne un nouveau lien avec une flopée de techniques ou de routines de bien-être qui dorénavant nous accompagneront tout au long de notre vie. On fait de nouvelles connaissances avec qui on rit, on parle et qui font du bien.

Le quatrième lien nourrissant qui peut naître vient de notre sentiment de valeur personnelle. Se sentir trahi, rejeté, abandonné, perdre ce à quoi on tient est blessant. Cela écorche l’image que l’on a de soi. Pour avancer, il est nécessaire de se reprendre en main pour améliorer la vision que l’on a de soi. On crée alors un nouveau lien avec son image en reprenant le sport, en travaillant son look, sa silhouette,

Le cinquième lien nourrissant qui peut naître vient de notre imaginaire. Perdre une relation ou une occupation laisse un espace vacant que l’on ne peut laisser vide. La nature a horreur du vide et si on ne veut pas être poussé par elle à remplir ce vide par des activités aliénantes ou mauvaises pour notre santé, il nous faut réagir. Pour cela, rien de mieux que de plonger dans son imaginaire pour retrouver nos rêves d’enfant et « qui on a toujours eu envie d’être ». On retrouve le lien avec notre enfant intérieur.

Le sixième lien nourrissant qui naît en découle directement. On a visualisé nos rêves. Il est temps de se lier à l’action pour les réaliser. Nouveaux objectifs, nouvelles stratégies, du changement de décoration de son lieu de vie au nouveau cours de langue, en passant par la préparation du futur voyage, un lien puissant à la personne active qui sommeillait en nous se crée.

Et pour que l’action reste ciblée et puissante, il faudra créer deux nouveaux liens puissants. Le lien à ce qui nous habite au plus profond de nous, notre essence que l’on connecte par la méditation. Et le lien du ressourcement qui nous pousse à découvrir ce qui a du sens, ce qui nous fait vibrer, ce qui stimule notre vitalité.

Le dixième lien qui peut naître est qu’après tout cela, on se sent pleinement rayonnant et heureux. On a fini grâce à cette perte par créer un lien nourrissant puissant avec le vivant, avec la vie, avec le Tout. Et c’est magique !

C’est pourquoi ce que j’ai longtemps appelé une trahison est ce que j’appelle aujourd’hui une bénédiction. C’est l’univers tout entier qui clarifie mes idées en m’épargnant du temps et de l’énergie.

Il faut savoir laisser gagner ceux qui cherchent à nous perdre.

J’aime cette phrase dont je ne connais pas l’auteur.

En laissant gagner celui qui cherche à nous perdre, on devient gagnant tout comme lui, mais à la puissance 10! On perd un lien pourri pour gagner 10 liens nourrissants!

Appréciez !

Avons-nous perdu le bon sens ?

Dans son article https://www.letemps.ch/sciences/internet-aggravetil-leffet-nocebo-jumeau-malefique-placebo Bruno Lus explique que la recherche d’informations médicales sur Internet renforce l’effet nocebo et donc les effets négatifs des traitements proposés.

N’y a-t’il pas ici un lien à faire entre notre état intérieur et les croyances que nous acquérons au fur et à mesure de notre histoire personnelle? Internet n’étant qu’un outil supplémentaire pour créer notre histoire, nos croyances et nos dogmes sans passer par la case expérience. On lit, on croit, on suit. Le risque est de tout prendre pour argent comptant et de zapper la phase de l’expérimentation constituée par l’enchaînement essai/erreur, essai/réussite qui permet de s’approprier la connaissance, de la modeler à ce que l’on est, de la faire sienne. Au lieu de juste gober.

Chaque personne est unique et pourtant chacun cherche à vivre à travers l’expérience de tous.

On en arrive à des généralisations malheureuses qui créent des castes agrippées à leurs croyances et prêtes à toute violence pour chacune pouvoir prouver qu’elle détient la vérité vraie.

Alors il y a les pro-homéopathie et les contres. Les pro-statines et les contres. Les pro-hormonothérapie et les contre, les pro-sans gluten et les contres. La liste pourrait remplir un article tout entier rien que pour parler de santé. Et tous les domaines de la vie sont englués dans cette guerre larvée des pro et contre.

Finalement, à l’heure où les avancées technologiques pourraient nous permettre de croire que l’humanité évolue, je regrette de constater que ces querelles enfantines nous maintiennent dans le même dilemme guerrier depuis la nuit des temps.

Dans son article https://www.ecoutetoncorps.com/fr/ressources-en-ligne/chroniques-articles/croyances-dogmes/ Lise Boubeau nous interpelle sur les conséquences de nos croyances qui se transforment en dogmes et qui nous maintiennent à distance de nos facultés de discerner ce qui est bon pour nous et uniquement pour nous.

J’entends régulièrement des personnes qui se disent bien informées et qui me parlent de manière affirmée que ce traitement est le seul possible pour ceci ou cela. Que tout le reste est n’importe quoi. Alors je pose des questions pour en savoir plus. Les réponses sont toutes sur le même modèle. Aucune connaissance profonde de la pathologie, des mécanismes intimes du fonctionnement corporel, pas de vision globale du corps et de la psyché et aucune prise en considération de l’histoire de la personne. Et c’est normal. Personne ne détient la connaissance de l’humain que nous sommes dans ses moindres recoins.

Alors pourquoi être si péremptoire et affirmé ?

Pitié, cessons de généraliser et d’asséner nos propres croyances, même acquises via un grand diplôme, pour chercher à convaincre l’autre. Soyons simplement le témoin vivant de ce qui fonctionne pour nous en écoutant notre sentiment intérieur. Cessons de croire à ce qu’il faut faire en général et allons chercher le savoir de ce qui est bon pour nous et uniquement pour nous. Proposons des chemins à parcourir plutôt que de diriger l’autre où nous croyons qu’il doit aller. Mais laissons lui toute liberté de poursuivre ou de rebrousser chemin. Arrêtons de jouer avec ses peurs pour l’amener à faire ce que l’on veut qu’il fasse. Juste pour nous permettre d’accéder au sentiment d’avoir raison.

Ce sont les peurs qui ont un effet nocebo. Pas la substance elle-même. Tout comme l’espoir et l’enthousiasme ont un effet placebo. Pas le produit ou la technique.

C’est ce que j’appelle le bon sens. Accepter le sens de chacun. Et surtout, accepter en soi l’idée que ce qui a du sens pour l’autre n’en n’a aucun pour soi.

Le  » point final  » en matière de santé n’existe que lorsque la vie est partie. Rien ne devrait vous pousser à croire que la messe est dite et qu’il n’y a plus d’espoir. Rien n’est immuable tant que la vie est en vous car la Vie sait bien plus que vous ce qui est bon pour elle. Ouvrez lui les portes de l’inattendu et de tous les possibles en cessant de croire aux dogmes de ce qui se fait en général. Laissez-vous guider par le bon sens qui vous habite et laissez à ceux qui croient que tout est dit, que tout est statistique et que tout est normé, le plaisir de se croire savant. Ne perdez jamais votre espoir, votre enthousiasme, votre liberté d’avoir une chance de guérir malgré les statistiques et la croyance négative des autres. Cherchez toujours votre solution, celle qui est totalement en phase avec vos valeurs personnelles.

Votre plus grande force face à l’adversité et votre plus grande sécurité ne se trouvent pas en dehors de vous, sur internet ou dans les codes sociaux. Mais en vous, lovées au sein de votre bon sens et de votre psyché.

Votre plus bel outil est la connaissance que vous allez acquérir sur vous-même, votre fonctionnement personnel en tant qu’humain individualisé et la connaissance que vous allez chercher le plus loin possible de ce qui fait le genre humain.

Ne vous en tenez pas au superficiel, creusez toujours plus et plus loin, devenez l’expert de votre santé, de votre bien-être et le leader incontournable de votre vitalité. Personne n’a le droit, par ses croyances ou son titre en société de prendre une décision à votre place pour ce qui concerne votre vitalité. Soyez acteur et non patient de votre santé.

Êtes-vous maître en votre royaume?

Un obstacle ? Une difficulté ? Un contre-temps ?

Si oui, je vous vois déjà vous arc-bouter à l’intérieur de vous-même pour résister, supporter ou lutter contre. Parfois même vous tremblez de rage ou vous êtes totalement paralysé par l’angoisse.

D’un seul coup votre monde se noircit. Tout semble difficile. Un panneau stop vient d’être déposé sur la route de votre quiétude.

A ce stade, les humains choisissent entre les trois options les plus usitées. Soit la lutte, le combat contre l’élément perturbateur. Soit la totale paralysie entraînant une glissade franche et massive dans un état de victime. Soit la fuite ou l’abandon définitif devant l’adversité.

Ces trois options nous sont imposées par notre cerveau archaïque entraîné depuis la nuit des temps à protéger l’humain que nous sommes. Ce cerveau profond, dédié à la survie de l’espèce nous condamne inconsciemment à réagir « contre » ce qui nous déplaît, contre ce qui nous fait peur, contre ce qui nous bouscule.

Se laisser réagir selon la loi de notre cerveau archaïque nous mène tout droit dans une immense dépense d’énergie. Une dépense prioritaire d’énergie physique quand nous partons en lutte. Une dépense prioritaire d’énergie mentale quand nous fuyons car les peurs questionnent. Une dépense prioritairement émotionnelle quand nous nous paralysons car tout se fige à l’intérieur de soi. Bref, cela donne le sentiment de se maintenir en vie, c’est à dire de garder la face, dans l’instant mais détruit à petit feu l’individu qui ancre ses peurs encore plus profondément en leur donnant du corps. D’autre part, cela contribue à limiter l’individu, à lui faire quitter le chemin de la réalisation de ses rêves profonds et lui fait perdre confiance en lui et en la vie.

Le cerveau archaïque devient le plus grand empêcheur de développement personnel et d’auto-réalisation de l’individu. C’est sûrement pour cela que ceux qui veulent renforcer leur pouvoir sur leurs paires mènent une politique basée sur la peur.

Laisser le cerveau archaïque gérer par lui-même nos obstacles, nos difficultés et nos contre-temps est à mon sens la plus grande erreur de l’humain. C’est lui laisser la place du maître dans notre vie et de facto nous reléguer dans un état d’assujettissement à ce qui se présente à nous. Nous devenons les pantomimes de notre vie, les jouets des situations bien souvent créées par d’autres. La vie perd du sens. Une vie sans sens est une vie déprimante.

Alors il reste les distractions stériles et passagères pour oublier les difficultés. On s’amuse à se faire tourner la tête. Les objectifs sincères de départ deviennent des chimères et quand les feux de la fêtes sont éteints, on pleure sa solitude, on s’apitoie sur soi et on accuse la terre entière des regrets que l’on a laissé s’installer au fond de soi.

Je déteste cette sensation d’être interdite d’amélioration, d’être privée de réussite, d’être freinée dans mon élan ou dans ma joie d’être. J’ai testé toutes les options. J’ai commencé par fuir. Mais la fuite oblige à recommencer de zéro, à recréer de toute pièce un autre chemin ailleurs. C’est épuisant et totalement non sécurisant. Au final, d’autres obstacles et d’autres nuisances finissent par nous rattraper. Fuir de nouveau s’avère impossible car l’énergie n’y est plus. Alors j’ai abandonné. Je me suis paralysée, renfermée sur moi et isolée au cœur d’une fortification émotionnelle digne de la solide carapace de nos plus belles tortues.

À ce stade, tout redevient calme en surface. Plus rien ne se passe. La vie n’apporte plus de gros obstacles ou de contre-temps pénibles. En fait dans ces moments, la vie n’apporte plus rien. Très vite, on se sent rongé de l’intérieur par une sensation de gâchis, et d’étroitesse. La vie est étriquée. Tout est réduit. Les relations, les joies, les découvertes, les expériences, les sensations, les possibilités, les enjeux. Tout est devenu petit. Plus rien n’est vibrant. Plus rien n’est enthousiasmant. Tout est pesant.

Pour sortir de ce marasme, il reste la lutte. La lutte contre soi-même surtout. Une lutte épuisante qui nous pousse toujours un peu plus à croire que nous ne sommes jamais à la hauteur et qu’il faut toujours plus donner de sa personne. Il faut se changer pour s’améliorer parce que pour combattre il faut arriver à se faire confiance, à se sentir fort, à être plein d’énergie et enseigné. Il faut se développer, acquérir du savoir et du savoir-faire pour affronter les autres, les affaires, le monde et les lois naturelles. Il faut savoir se discipliner, ne pas s’arrêter, continuer et continuer encore à poser des actions, à prendre des décisions.

Tiens donc? Prendre des décisions!

Et si, dès la rencontre du premier obstacle on décidait de décider ? Et si on décidait de prendre la main sur notre cerveau archaïque au lieu de nous laisser réagir selon son bon vouloir.

L’idée a germé en moi.

Le cerveau archaïque est informé de l’apparition des obstacles non pas par nos yeux mais via nos ressentis. Ce sont nos émotions, la peur en premier, qui déclenchent un fusible : l’amygdale cérébrale.

Cette minuscule petite chose est en capacité de nous préserver dans l’instant mais également de nous détruire sur le long terme. Sous l’émotion causée par l’adversité elle stoppe littéralement notre cerveau pensant, ce qui nous rend inapte à toute réflexion juste et laisse une autoroute bien dégagée au cerveau archaïque pour faire sa loi.

Pour sortir de cet enfer délétère, il existe une voie. Cette voie est simple mais pas toujours évidente à appliquer. Elle nécessite de l’entraînement mais elle change la vie.

À partir de ce jour, je décide de choisir mes émotions.

Si si. C’est tout à fait possible.

En utilisant une routine à émotions positives l’être humain entraîné a la capacité de créer en lui, sur commande, l’émotion ad hoc. La routine à émotions positives est en fait une succession de choses à faire d’urgence en cas de coup dur pour changer d’état émotionnel rapidement. C’est à chacun de trouver la sienne. Un parfum à respirer, un sport à pratiquer, des affirmations à lire, une vidéo spéciale à regarder.

J’ai appliqué. C’est bluffant de voir comment en stimulant son corps et ses sens, il est possible de modeler son mode émotionnel pour bluffer le cerveau archaïque et garder le focus sur ce que l’on souhaite réellement vivre, être ce que l’on a envie d’être.

Cette technique m’a permis de changer positivement ma vie de manière assez radicale. J’ai touché du doigt un sentiment nouveau de maîtrise. J’avais enfin le pouvoir de concrétiser certains rêves et de mettre un ordre heureux au sein de ma vie. Une certaine clarté a fait surface en moi. J’ai eu le sentiment très fort d’enfin sortir d’un long tunnel glauque et glacé.

Alors j’ai voulu plus. Heureuse de ce que j’avais déjà et beaucoup plus confiante en la vie et en moi, j’ai voulu accéder à mes rêves d’enfant.

Je n’avais pas mesuré l’ampleur du palier à franchir. J’ai continué à appliquer la même méthode avec enthousiasme et discipline. La stabilité émotionnelle comme priorité et la surveillance constante de mon niveau d’énergie physique pour maintenir cette stabilité me paraissaient être les deux piliers nécessaires à mon épanouissement.

Contre toute attente, la vie m’a mise face à des obstacles insidieux. Des difficultés de l’ordre de la loyauté, de la légitimité. Des choix cornéliens entre mon cœur et ma raison ont fait surface. Devoir choisir entre ce qu’il faut faire, ce que je dois faire, ce que j’aimerais être et mes doutes. Qu’est-ce qui est juste pour moi et pour les autres.

Alors j’ai recommencé à lutter. Non plus à lutter pour vivre mais à lutter pour ce qui me tient à cœur, pour mes valeurs.

C’était de nouveau épuisant, d’autant que pour maintenir une stabilité émotionnelle il est nécessaire de quotidiennement passer à l’action car seul agir dissipe la peur.

Plus je prenais à cœur et plus je ramais !

En revanche, les domaines qui, dans ma vie, n’avaient pas plus d’importance que ça se développaient à merveille. J’avais l’impression d’être un jardinier luttant pour la survie de ses plants de tomates en temps de sécheresse pendant que les mauvaises herbes continuent à proliférer !

Importance. Voilà le mot clé.

J’ai réalisé que plus les choses me tiennent à cœur et plus je leur donne de l’importance. Plus je leur donne de l’importance et plus je crée en moi des excès de tension. Plus je crée des excès de tension et plus je déséquilibre l’énergie autour de moi. L’univers tout entier déteste ça.

Un enfant qui braille dans un spa aura beau être mignon et rempli de joie de vivre, la totalité des clients sera contre lui et personne ne lui facilitera la vie.

J’étais pour l’univers le gamin qui braille dans le salon de relaxation.

Tout est question d’équilibre dans la vie. Si je place trop d’importance sur le plateau de la balance, il faudra un gros poids bien costaud posé sur l’autre plateau pour ramener l’équilibre. Prendre à cœur, sans recul mène à être confronté à des obstacles paraissant insurmontables et au sentiment d’être en permanence face à des difficultés.

Alors j’ai lâché l’importance. Je n’ai pas lâché le désir ardent d’être ce que j’ai envie d’être. J’ai juste lâché l’aspect dramatique et pesant de l’enjeu. L’enjeu est devenu un jeu. La vie n’est peut-être finalement qu’une sorte de jeu?

Le jeu est parfois cruel mais lâcher l’importance le rend supportable.

À force de pratique, une sorte d’insouciance au cœur de l’effort s’installe. L’amygdale cérébrale reste paisible, le cerveau archaïque cesse sa tyrannie pour de bon. Le jeu amène la joie même en cas de défaite car la partie suivante n’en sera que plus gaie. Le corps jubile car il a la paix. Personne ne lui impose la crispation causée par la décharge d’adrénaline que le cerveau archaïque s’emploie à déclencher pour préparer les muscles au combat, à la fuite ou à la paralysie.

Ainsi, votre vie va mieux car vous êtes devenu le maître de votre royaume intérieur. Les autres en profitent également. Tout le monde est content.

Essayez…

Comment gérer le potentiel du « sale con »?

Quelqu’un qui pourrait vous coûter très cher en énergie physique, émotionnelle ou mentale est détenteur d’un potentiel nuisible. C’est ce que j’appelle le potentiel du « sale con ».

Si vous n’êtes pas conscient de ce phénomène vous pouvez rapidement vous retrouver confronté à des personnes qui vous proposent un partage quelconque (relation professionnelle, amicale, rencontre amoureuse, échange avec un vendeur ou un prestataire…) qui ne sont pas prêtes à payer le prix de ce partage. Ce n’est qu’au bout d’un certain temps que vous vous rendrez compte que cette personne vous épuise ou que quelque chose entre vous manque de fluidité. Ce temps certain aura déjà permis que des liens se créent, ne serait-ce qu’une habitude relationnelle.

A ce stade le seul indicateur à votre disposition est une émotion de colère. Quand l’être humain se retrouve de manière inconsciente face à un « sale con » potentiel pour lui-même, c’est la colère qui l’en informe. Malheureusement, vous avez trop souvent tendance à ne pas écouter cette colère monter en vous car depuis tout petit vous avez appris que la colère n’est pas bonne conseillère. Si la colère n’est pas immédiate, elle peut prendre plusieurs jours ou semaines à apparaître. Au fur et à mesure des partages avec cette personnes quelque chose au fond de vous se met progressivement à bouillir.

Sous la colère se cache la tristesse. Si vous maintenez votre inconfort émotionnel sous silence parce que vous avez du mal à exprimer vos sentiments ou parce que vous avez appris qu’il ne faut pas vous fier à vos émotions, un fond de tristesse peut vous envahir. Dans tous les cas, vous vous sentez de moins en moins à l’aise et quelque chose au fond de vous dit que vous devez rester en alerte sans vous laisser aller à être pleinement vous.

Sans être conscient de ce qui se joue ici, vous pouvez ressentir la culpabilité de ne pas réussir à vraiment apprécier l’autre, ou de voir « le mal partout ». Cette culpabilité peut vous pousser à prendre sur vous et à faire comme si tout allait bien. Sans ressentir de la culpabilité, vous pouvez tout simplement subir cette relation qui ne vous fait pas du bien car vous êtes tellement habitué à manquer d’affirmation de vous dans vos relations que ce sentiment de malaise et d’impuissance face à l’autre est ce qui représente la norme relationnelle chez vous. Bien malgré vous, vous accumulez des relations et des échanges toxiques dans votre quotidien.

A ce stade, certains perdent leur énergie et deviennent dépressifs sans vraiment comprendre pourquoi. Certains deviennent irritables sans raison et peuvent laisser éclater une énorme colère pour des peccadilles. Et d’autres s’éloignent en criant au « sale con » sans pouvoir expliquer pourquoi ils ne supportent pas cette personne.

En fait, nous sommes tous le « sale con » de quelqu’un. Et sans un minimum de travail personnel, nous sommes tous le « sale con » de nous-même. Nous avons tous un potentiel nuisible pour autrui et pour nous même tant que nous ne sommes pas conscient de ce qui se joue dans nos échanges interpersonnels, c’est à dire tant que nous ne sommes pas conscient qu’il y a toujours un prix à payer pour obtenir quelque chose.

En effet, si vous voulez obtenir un corps musclé, vous devez dépenser des heures chaque semaine à faire du sport. Si vous voulez un corps sain, vous devez payer le prix en « dépensant » les moments de votre quotidien où vous avez des activités non saines. C’est à dire que vous devez retirer de votre « porte-feuille d’activités quotidiennes » les moments où vous fumez, où vous buvez de l’alcool, où vous êtes sédentaire, où vous manger du sucre… Vous « payez le prix » en arrêtant de faire des activités qui vous plaisent à court terme mais qui vous abîment à long terme. Si vous voulez surveiller votre poids, vous devez payer pour garder un poids sain en sortant de votre vie, en « dépensant », en retirant de votre « porte-feuille corporel » les aliments, les quantités et les mauvaises habitudes qui vous font grossir.

C’est la même chose pour une situation donnée. Si vous souhaitez voir un film au cinéma pour vous amuser vous devez accepter de payer le prix. Ne croyez pas qu’il s’agisse uniquement du prix de l’entrée du cinéma. Vous devrez vous habiller, prendre votre voiture et trouver une place pour vous garer. Si vous prenez les transports en commun, il vous faudra patienter en attendant le train ou le bus et marcher pour atteindre votre destination. Vous devrez de toute manière garder en tête qu’il faut arriver à l’heure et donc vous organiser pour respecter les horaires. Vous passerez 3 h loin de chez vous. Vous côtoierez de nombreux inconnus. Cela vous paraît évident et facile. Mais pour des personnes qui ont un faible niveau d’énergie, aller au cinéma pour s’amuser peut vite être une épreuve difficile.

En effet, pour payer le prix en énergie mentale, émotionnelle ou physique il faut un niveau d’énergie mentale, émotionnelle ou physique assez élevé. C’est comme avec votre compte bancaire. Pour payer le prix en argent, il faut un compte bancaire approvisionné. Et plus vous allez vouloir sortir de votre zone d’habitudes et gérer des situations encore inconnues et plus le prix à payer en énergie sera élevé.

De la même manière, si vous souhaitez fréquenter une personne brillante, sportive et financièrement confortable qui à un sentiment de valeur personnelle élevé, il vous sera nécessaire de pouvoir échanger et partager sur les mêmes bases. Vous ne serez pas attirant pour cette personne si vous vous laissez aller physiquement, intellectuellement, émotionnellement et professionnellement. Le prix à payer pour obtenir dans votre vie ce genre de relation est de développer en vous ce que vous attendez de rencontrer chez les autres.

Si vous ne souhaitez pas payer le prix, vous serez apprécié par des gens qui se laissent aller, qui ne sont pas trop regardant et qui n’attendent pas grand chose de la vie, de vous, d’eux-mêmes. Vous serez confortables avec eux car ils seront tolérants et laxistes. Mais là aussi, vous aurez un coût à payer. Et ce coût peut être bien plus élevé que ce que vous croyez. Vous pourrez devoir payer le coût de sombrer physiquement, socialement ou émotionnellement. Ils vous feront payer le prix de leur manque de stabilité émotionnelle, de leur manque d’énergie, de leur mauvaise santé et leur incapacité à prendre des décisions saines.

Rien ne stagne dans la vie. Soit vous progressez, soit vous régressez.

Si vous refusez de payer le prix du développement, vous payerez le prix de la chute. Votre capital santé va baisser, vous aurez de moins en moins d’énergie, d’envies, de projets. Votre sentiment de valeur personnelle et votre confiance iront vers la ruine et votre équilibre émotionnel se réduira comme une peau de chagrin. (sautes d’humeur, apitoiement sur soi, victimisation…)

Si vous refusez de payer le prix de l’engagement, vous payerez le prix l’abandon. Votre propre abandon. Vous irez au plus facile instant après instant sans possibilité de mettre en place dans votre vie une stratégie gagnante pour construire une relation harmonieuse avec votre corps, avec votre environnement, avec les autres. Pas de relation suivie, pas de construction de vie et de partage sincère. Le coût à payer est celui du chaos, de la solitude à deux car chacun est creux, vide. Tout est instable, remis en question en fonction de la versatilité des évènements. L’incapacité à avancer règne.

Si vous avez un capital énergie et un sentiment de valeur personnelle élevés parce que vous avez accepté de payer le prix du développement et de l’engagement, vous avez des projets, des envies, vous rayonnez.

Et c’est malheureusement ce rayonnement qui risque d’attirer à vous les papillons de nuit qui veulent tout gratuitement. Les détenteurs de hauts potentiels « sale con ».

Ils veulent bénéficier de votre énergie, de vos idées, de votre image, de votre capacité à vous apporter le meilleur, sans rien faire, sans rien vous donner en échange. Ils ne développent rien et ne s’engagent que dans la facilité et ce qui coule de source. Que voulez-vous qu’ils vous donnent? Ils profitent!

Dans tout partage relationnel, la relation possède une valeur de 100%. Si vous donnez 50%, l’autre donnera 50%. Si vous donnez 80%, l’autre donnera 20%. C’est ainsi. Si vous faites partie de ceux qui ont compris que pour obtenir quelque chose il faut accepter d’en payer le prix et que vous tolérez dans vos partages relationnels que la personne en face de vous ne paye pas le prix de ce qu’elle veut obtenir, sachez que c’est vous qui payerez à sa place. Soit, vous serez inconsciemment obligé de diminuer vos envies, vos projets, vos rêves et vos critères de vie pour que l’autre n’ait pas d’effort à fournir. Soit, lors de chaque interaction vous devrez supporter d’être en présence de quelqu’un qui ne s’investit pas, qui attend que vous fassiez à sa place, quelqu’un qu’il vous faudra motiver, convaincre, stimuler, raisonner, coacher. Bref, vous vous épuiserez gratuitement et vous n’arriverez jamais à rien. Toute cette énergie dépensée aurait pu vous servir à mener à bien vos propres projets. Soyez conscients que ceux qui ne veulent pas payer le prix donnent toujours à croire aux âmes sensibles qu’ils ont besoin d’être sauvés. Ne tombez pas dans ce piège. Dans tous les cas, vous devrez supporter tôt ou tard, un feed-back négatif de leur part car « ceux qui n’acceptent pas de payer le prix » critiquent, sont envieux, abandonnent dès qu’une difficulté se présente, manipulent pour obtenir à moindre coût et considèrent les autres comme de simples objets à leur service pour assouvir quasiment gratuitement leurs besoins et leurs envies immédiates d’enfants gâtés.

Avoir conscience de cela peut vous aider à ne plus payer de votre énergie le coût de la passivité des autres.

Dans un magasin, un vendeur passif qui refuse de payer le coût que représente l’engagement qu’il doit avoir envers son client pour lui apporter les meilleurs informations et le meilleur service possible vous fera perdre votre temps et vous risquez d’acheter un bien qui ne correspond pas parfaitement à vos besoins.

Un enseignant qui refuse de payer le coût que représente l’engagement qu’il doit avoir envers son élève pour lui apporter la meilleure connaissance possible avec la meilleur pédagogie dont il est capable pourra si vous manquez de conscience et de vigilance, dégouter à jamais vos enfants de l’apprentissage et du dépassement de soi.

Un ami qui refuse de payer le coût que représente l’engagement amical qu’il doit avoir envers vous risque bien de vous utiliser pour son service personnel et de retirer un bénéfice systématique non réciproque sur ce que vous possédez.

La liste est longue. Mais si dans chaque situation de votre vie vous êtes conscient de ce que vous voulez obtenir et que vous connaissez le prix que cela va vous coûter pour l’obtenir, vous pouvez y adhérer ou non et agir en conséquence.

C’est là que vous comprenez que vous avez aussi le potentiel du « sale con » pour vous-même. Vous pouvez vous nuire à vous-même tout seul en refusant de payer le prix des relations équilibrées qui consiste à prendre le temps d’évaluer une situation et de se poser les bonnes questions face à cette situation. C’est à dire, en laissant les choses se dérouler selon le bon vouloir de l’humanité toute entière en ne vous engageant pas clairement envers vous-même. Vous êtes votre propre « sale con » à chaque fois que vous ne faites pas la clarté en vous pour définir ce que vous voulez être, que vous n’agissez pas de manière stratégique, ou que vous abandonnez en cours de route vos projets parce que vous vous êtes trouvé des vraies fausses-excuses.

Je vous invite à vous poser ces quelques questions régulièrement pour vous-même:

  • Qu’est-ce que je souhaite obtenir?
  • Combien cela va-t-il me coûter en énergie? En sacrifices? En confort? En effort?
  • Suis-je OK ou non de payer ce prix?
  • Si oui, quel est mon plan d’action?
  • Si non, qu’est-ce que j’accepte de payer comme prix et quels résultats vais-je obtenir ainsi? Est-ce que c’est ce que je veux vraiment? Quelles conséquences cela aura-t-il dans 5 ans? 10 ans? 20 ans?Pourquoi?

Face à une autre personne ou à une situation, pouvez-vous répondre intérieurement à ces questions?

  • Quels sont ses valeurs face aux miennes? Qu’est-ce que cette situation véhicule comme valeur?
  • Est-ce quelqu’un qui accepte de payer le prix pour obtenir ce qu’il veut? Est-ce que cette personne est déjà en train de payer le prix à la place de quelqu’un d’autre (emprise, manipulation)? Est-ce que tous les acteurs de cette situation acceptent de payer le prix?
  • Si non:
    • Combien cela va-t-il me coûter de continuer dans cette voie?
    • Ai-je envie de payer ce prix? A vie? Combien de temps?
    • Quelle est la limite à ne pas dépasser?
      • Puis-je l’exprimer à l’autre (ou aux acteurs de la situation) et le laisser valider par lui-même si cela lui convient ou non?
      • Puis-je avoir une conversation honnête avec l’autre pour lui exprimer ce qui est inacceptable pour moi. Quelles sont mes règles.
  • Qu’est-ce que l’autre ou cette situation me fait miroiter dans ma vie?
  • Où se situe-t-il par ses actes dans ce qu’il me propose de vivre par ses paroles? Beau parleur? Manipulateur? Victime chronique?
  • Est-ce en adéquation avec mes valeurs personnelles?
  • Quelle distance relationnelle je dois appliquer avec cette personne pour que la relation soit équilibrée à 50/50.
  • Quelle attitude dois-je adopter avec cette personne pour que la relation soit gagnante/gagnante? Quelle attitude dois-je adopter face à cette situation?
  • Puis-je encore entretenir la relation (la situation) ou la stopper?

Quand vous êtes conscient qu’il y a toujours un prix à payer pour obtenir ce que vous voulez, vous pouvez plus facilement mettre à vous-même des limites claires et en poser également aux autres.

Cela vous permet de rester honnête avec vous. Vous acceptez davantage les choses telles quelles sont sans chercher à les changer et sans chercher à convaincre l’autre de changer. Vous donnez à l’autre un feed-back clair de ce qu’il représente pour vous. Il peut évoluer et faire avancer la relation en connaissance de cause. Il peut se contenter de ce qu’il a et de ce qu’il vit et de facto créer une plus grande distance physique et émotionnelle entre vous. Il peut vous rejeter car il n’aime pas l’image de lui que vous lui renvoyez. Vous serez resté honnête et intègre. C’est son choix de refuser de faire évoluer la relation et c’est votre choix de refuser de végéter ou de vous diminuer.