Avons-nous perdu le bon sens ?

Dans son article https://www.letemps.ch/sciences/internet-aggravetil-leffet-nocebo-jumeau-malefique-placebo Bruno Lus explique que la recherche d’informations médicales sur Internet renforce l’effet nocebo et donc les effets négatifs des traitements proposés.

N’y a-t’il pas ici un lien à faire entre notre état intérieur et les croyances que nous acquérons au fur et à mesure de notre histoire personnelle? Internet n’étant qu’un outil supplémentaire pour créer notre histoire, nos croyances et nos dogmes sans passer par la case expérience. On lit, on croit, on suit. Le risque est de tout prendre pour argent comptant et de zapper la phase de l’expérimentation constituée par l’enchaînement essai/erreur, essai/réussite qui permet de s’approprier la connaissance, de la modeler à ce que l’on est, de la faire sienne. Au lieu de juste gober.

Chaque personne est unique et pourtant chacun cherche à vivre à travers l’expérience de tous.

On en arrive à des généralisations malheureuses qui créent des castes agrippées à leurs croyances et prêtes à toute violence pour chacune pouvoir prouver qu’elle détient la vérité vraie.

Alors il y a les pro-homéopathie et les contres. Les pro-statines et les contres. Les pro-hormonothérapie et les contre, les pro-sans gluten et les contres. La liste pourrait remplir un article tout entier rien que pour parler de santé. Et tous les domaines de la vie sont englués dans cette guerre larvée des pro et contre.

Finalement, à l’heure où les avancées technologiques pourraient nous permettre de croire que l’humanité évolue, je regrette de constater que ces querelles enfantines nous maintiennent dans le même dilemme guerrier depuis la nuit des temps.

Dans son article https://www.ecoutetoncorps.com/fr/ressources-en-ligne/chroniques-articles/croyances-dogmes/ Lise Boubeau nous interpelle sur les conséquences de nos croyances qui se transforment en dogmes et qui nous maintiennent à distance de nos facultés de discerner ce qui est bon pour nous et uniquement pour nous.

J’entends régulièrement des personnes qui se disent bien informées et qui me parlent de manière affirmée que ce traitement est le seul possible pour ceci ou cela. Que tout le reste est n’importe quoi. Alors je pose des questions pour en savoir plus. Les réponses sont toutes sur le même modèle. Aucune connaissance profonde de la pathologie, des mécanismes intimes du fonctionnement corporel, pas de vision globale du corps et de la psyché et aucune prise en considération de l’histoire de la personne. Et c’est normal. Personne ne détient la connaissance de l’humain que nous sommes dans ses moindres recoins.

Alors pourquoi être si péremptoire et affirmé ?

Pitié, cessons de généraliser et d’asséner nos propres croyances, même acquises via un grand diplôme, pour chercher à convaincre l’autre. Soyons simplement le témoin vivant de ce qui fonctionne pour nous en écoutant notre sentiment intérieur. Cessons de croire à ce qu’il faut faire en général et allons chercher le savoir de ce qui est bon pour nous et uniquement pour nous. Proposons des chemins à parcourir plutôt que de diriger l’autre où nous croyons qu’il doit aller. Mais laissons lui toute liberté de poursuivre ou de rebrousser chemin. Arrêtons de jouer avec ses peurs pour l’amener à faire ce que l’on veut qu’il fasse. Juste pour nous permettre d’accéder au sentiment d’avoir raison.

Ce sont les peurs qui ont un effet nocebo. Pas la substance elle-même. Tout comme l’espoir et l’enthousiasme ont un effet placebo. Pas le produit ou la technique.

C’est ce que j’appelle le bon sens. Accepter le sens de chacun. Et surtout, accepter en soi l’idée que ce qui a du sens pour l’autre n’en n’a aucun pour soi.

Le  » point final  » en matière de santé n’existe que lorsque la vie est partie. Rien ne devrait vous pousser à croire que la messe est dite et qu’il n’y a plus d’espoir. Rien n’est immuable tant que la vie est en vous car la Vie sait bien plus que vous ce qui est bon pour elle. Ouvrez lui les portes de l’inattendu et de tous les possibles en cessant de croire aux dogmes de ce qui se fait en général. Laissez-vous guider par le bon sens qui vous habite et laissez à ceux qui croient que tout est dit, que tout est statistique et que tout est normé, le plaisir de se croire savant. Ne perdez jamais votre espoir, votre enthousiasme, votre liberté d’avoir une chance de guérir malgré les statistiques et la croyance négative des autres. Cherchez toujours votre solution, celle qui est totalement en phase avec vos valeurs personnelles.

Votre plus grande force face à l’adversité et votre plus grande sécurité ne se trouvent pas en dehors de vous, sur internet ou dans les codes sociaux. Mais en vous, lovées au sein de votre bon sens et de votre psyché.

Votre plus bel outil est la connaissance que vous allez acquérir sur vous-même, votre fonctionnement personnel en tant qu’humain individualisé et la connaissance que vous allez chercher le plus loin possible de ce qui fait le genre humain.

Ne vous en tenez pas au superficiel, creusez toujours plus et plus loin, devenez l’expert de votre santé, de votre bien-être et le leader incontournable de votre vitalité. Personne n’a le droit, par ses croyances ou son titre en société de prendre une décision à votre place pour ce qui concerne votre vitalité. Soyez acteur et non patient de votre santé.

Êtes-vous maître en votre royaume?

Un obstacle ? Une difficulté ? Un contre-temps ?

Si oui, je vous vois déjà vous arc-bouter à l’intérieur de vous-même pour résister, supporter ou lutter contre. Parfois même vous tremblez de rage ou vous êtes totalement paralysé par l’angoisse.

D’un seul coup votre monde se noircit. Tout semble difficile. Un panneau stop vient d’être déposé sur la route de votre quiétude.

A ce stade, les humains choisissent entre les trois options les plus usitées. Soit la lutte, le combat contre l’élément perturbateur. Soit la totale paralysie entraînant une glissade franche et massive dans un état de victime. Soit la fuite ou l’abandon définitif devant l’adversité.

Ces trois options nous sont imposées par notre cerveau archaïque entraîné depuis la nuit des temps à protéger l’humain que nous sommes. Ce cerveau profond, dédié à la survie de l’espèce nous condamne inconsciemment à réagir « contre » ce qui nous déplaît, contre ce qui nous fait peur, contre ce qui nous bouscule.

Se laisser réagir selon la loi de notre cerveau archaïque nous mène tout droit dans une immense dépense d’énergie. Une dépense prioritaire d’énergie physique quand nous partons en lutte. Une dépense prioritaire d’énergie mentale quand nous fuyons car les peurs questionnent. Une dépense prioritairement émotionnelle quand nous nous paralysons car tout se fige à l’intérieur de soi. Bref, cela donne le sentiment de se maintenir en vie, c’est à dire de garder la face, dans l’instant mais détruit à petit feu l’individu qui ancre ses peurs encore plus profondément en leur donnant du corps. D’autre part, cela contribue à limiter l’individu, à lui faire quitter le chemin de la réalisation de ses rêves profonds et lui fait perdre confiance en lui et en la vie.

Le cerveau archaïque devient le plus grand empêcheur de développement personnel et d’auto-réalisation de l’individu. C’est sûrement pour cela que ceux qui veulent renforcer leur pouvoir sur leurs paires mènent une politique basée sur la peur.

Laisser le cerveau archaïque gérer par lui-même nos obstacles, nos difficultés et nos contre-temps est à mon sens la plus grande erreur de l’humain. C’est lui laisser la place du maître dans notre vie et de facto nous reléguer dans un état d’assujettissement à ce qui se présente à nous. Nous devenons les pantomimes de notre vie, les jouets des situations bien souvent créées par d’autres. La vie perd du sens. Une vie sans sens est une vie déprimante.

Alors il reste les distractions stériles et passagères pour oublier les difficultés. On s’amuse à se faire tourner la tête. Les objectifs sincères de départ deviennent des chimères et quand les feux de la fêtes sont éteints, on pleure sa solitude, on s’apitoie sur soi et on accuse la terre entière des regrets que l’on a laissé s’installer au fond de soi.

Je déteste cette sensation d’être interdite d’amélioration, d’être privée de réussite, d’être freinée dans mon élan ou dans ma joie d’être. J’ai testé toutes les options. J’ai commencé par fuir. Mais la fuite oblige à recommencer de zéro, à recréer de toute pièce un autre chemin ailleurs. C’est épuisant et totalement non sécurisant. Au final, d’autres obstacles et d’autres nuisances finissent par nous rattraper. Fuir de nouveau s’avère impossible car l’énergie n’y est plus. Alors j’ai abandonné. Je me suis paralysée, renfermée sur moi et isolée au cœur d’une fortification émotionnelle digne de la solide carapace de nos plus belles tortues.

À ce stade, tout redevient calme en surface. Plus rien ne se passe. La vie n’apporte plus de gros obstacles ou de contre-temps pénibles. En fait dans ces moments, la vie n’apporte plus rien. Très vite, on se sent rongé de l’intérieur par une sensation de gâchis, et d’étroitesse. La vie est étriquée. Tout est réduit. Les relations, les joies, les découvertes, les expériences, les sensations, les possibilités, les enjeux. Tout est devenu petit. Plus rien n’est vibrant. Plus rien n’est enthousiasmant. Tout est pesant.

Pour sortir de ce marasme, il reste la lutte. La lutte contre soi-même surtout. Une lutte épuisante qui nous pousse toujours un peu plus à croire que nous ne sommes jamais à la hauteur et qu’il faut toujours plus donner de sa personne. Il faut se changer pour s’améliorer parce que pour combattre il faut arriver à se faire confiance, à se sentir fort, à être plein d’énergie et enseigné. Il faut se développer, acquérir du savoir et du savoir-faire pour affronter les autres, les affaires, le monde et les lois naturelles. Il faut savoir se discipliner, ne pas s’arrêter, continuer et continuer encore à poser des actions, à prendre des décisions.

Tiens donc? Prendre des décisions!

Et si, dès la rencontre du premier obstacle on décidait de décider ? Et si on décidait de prendre la main sur notre cerveau archaïque au lieu de nous laisser réagir selon son bon vouloir.

L’idée a germé en moi.

Le cerveau archaïque est informé de l’apparition des obstacles non pas par nos yeux mais via nos ressentis. Ce sont nos émotions, la peur en premier, qui déclenchent un fusible : l’amygdale cérébrale.

Cette minuscule petite chose est en capacité de nous préserver dans l’instant mais également de nous détruire sur le long terme. Sous l’émotion causée par l’adversité elle stoppe littéralement notre cerveau pensant, ce qui nous rend inapte à toute réflexion juste et laisse une autoroute bien dégagée au cerveau archaïque pour faire sa loi.

Pour sortir de cet enfer délétère, il existe une voie. Cette voie est simple mais pas toujours évidente à appliquer. Elle nécessite de l’entraînement mais elle change la vie.

À partir de ce jour, je décide de choisir mes émotions.

Si si. C’est tout à fait possible.

En utilisant une routine à émotions positives l’être humain entraîné a la capacité de créer en lui, sur commande, l’émotion ad hoc. La routine à émotions positives est en fait une succession de choses à faire d’urgence en cas de coup dur pour changer d’état émotionnel rapidement. C’est à chacun de trouver la sienne. Un parfum à respirer, un sport à pratiquer, des affirmations à lire, une vidéo spéciale à regarder.

J’ai appliqué. C’est bluffant de voir comment en stimulant son corps et ses sens, il est possible de modeler son mode émotionnel pour bluffer le cerveau archaïque et garder le focus sur ce que l’on souhaite réellement vivre, être ce que l’on a envie d’être.

Cette technique m’a permis de changer positivement ma vie de manière assez radicale. J’ai touché du doigt un sentiment nouveau de maîtrise. J’avais enfin le pouvoir de concrétiser certains rêves et de mettre un ordre heureux au sein de ma vie. Une certaine clarté a fait surface en moi. J’ai eu le sentiment très fort d’enfin sortir d’un long tunnel glauque et glacé.

Alors j’ai voulu plus. Heureuse de ce que j’avais déjà et beaucoup plus confiante en la vie et en moi, j’ai voulu accéder à mes rêves d’enfant.

Je n’avais pas mesuré l’ampleur du palier à franchir. J’ai continué à appliquer la même méthode avec enthousiasme et discipline. La stabilité émotionnelle comme priorité et la surveillance constante de mon niveau d’énergie physique pour maintenir cette stabilité me paraissaient être les deux piliers nécessaires à mon épanouissement.

Contre toute attente, la vie m’a mise face à des obstacles insidieux. Des difficultés de l’ordre de la loyauté, de la légitimité. Des choix cornéliens entre mon cœur et ma raison ont fait surface. Devoir choisir entre ce qu’il faut faire, ce que je dois faire, ce que j’aimerais être et mes doutes. Qu’est-ce qui est juste pour moi et pour les autres.

Alors j’ai recommencé à lutter. Non plus à lutter pour vivre mais à lutter pour ce qui me tient à cœur, pour mes valeurs.

C’était de nouveau épuisant, d’autant que pour maintenir une stabilité émotionnelle il est nécessaire de quotidiennement passer à l’action car seul agir dissipe la peur.

Plus je prenais à cœur et plus je ramais !

En revanche, les domaines qui, dans ma vie, n’avaient pas plus d’importance que ça se développaient à merveille. J’avais l’impression d’être un jardinier luttant pour la survie de ses plants de tomates en temps de sécheresse pendant que les mauvaises herbes continuent à proliférer !

Importance. Voilà le mot clé.

J’ai réalisé que plus les choses me tiennent à cœur et plus je leur donne de l’importance. Plus je leur donne de l’importance et plus je crée en moi des excès de tension. Plus je crée des excès de tension et plus je déséquilibre l’énergie autour de moi. L’univers tout entier déteste ça.

Un enfant qui braille dans un spa aura beau être mignon et rempli de joie de vivre, la totalité des clients sera contre lui et personne ne lui facilitera la vie.

J’étais pour l’univers le gamin qui braille dans le salon de relaxation.

Tout est question d’équilibre dans la vie. Si je place trop d’importance sur le plateau de la balance, il faudra un gros poids bien costaud posé sur l’autre plateau pour ramener l’équilibre. Prendre à cœur, sans recul mène à être confronté à des obstacles paraissant insurmontables et au sentiment d’être en permanence face à des difficultés.

Alors j’ai lâché l’importance. Je n’ai pas lâché le désir ardent d’être ce que j’ai envie d’être. J’ai juste lâché l’aspect dramatique et pesant de l’enjeu. L’enjeu est devenu un jeu. La vie n’est peut-être finalement qu’une sorte de jeu?

Le jeu est parfois cruel mais lâcher l’importance le rend supportable.

À force de pratique, une sorte d’insouciance au cœur de l’effort s’installe. L’amygdale cérébrale reste paisible, le cerveau archaïque cesse sa tyrannie pour de bon. Le jeu amène la joie même en cas de défaite car la partie suivante n’en sera que plus gaie. Le corps jubile car il a la paix. Personne ne lui impose la crispation causée par la décharge d’adrénaline que le cerveau archaïque s’emploie à déclencher pour préparer les muscles au combat, à la fuite ou à la paralysie.

Ainsi, votre vie va mieux car vous êtes devenu le maître de votre royaume intérieur. Les autres en profitent également. Tout le monde est content.

Essayez…

Comment gérer le potentiel du « sale con »?

Quelqu’un qui pourrait vous coûter très cher en énergie physique, émotionnelle ou mentale est détenteur d’un potentiel nuisible. C’est ce que j’appelle le potentiel du « sale con ».

Si vous n’êtes pas conscient de ce phénomène vous pouvez rapidement vous retrouver confronté à des personnes qui vous proposent un partage quelconque (relation professionnelle, amicale, rencontre amoureuse, échange avec un vendeur ou un prestataire…) qui ne sont pas prêtes à payer le prix de ce partage. Ce n’est qu’au bout d’un certain temps que vous vous rendrez compte que cette personne vous épuise ou que quelque chose entre vous manque de fluidité. Ce temps certain aura déjà permis que des liens se créent, ne serait-ce qu’une habitude relationnelle.

A ce stade le seul indicateur à votre disposition est une émotion de colère. Quand l’être humain se retrouve de manière inconsciente face à un « sale con » potentiel pour lui-même, c’est la colère qui l’en informe. Malheureusement, vous avez trop souvent tendance à ne pas écouter cette colère monter en vous car depuis tout petit vous avez appris que la colère n’est pas bonne conseillère. Si la colère n’est pas immédiate, elle peut prendre plusieurs jours ou semaines à apparaître. Au fur et à mesure des partages avec cette personnes quelque chose au fond de vous se met progressivement à bouillir.

Sous la colère se cache la tristesse. Si vous maintenez votre inconfort émotionnel sous silence parce que vous avez du mal à exprimer vos sentiments ou parce que vous avez appris qu’il ne faut pas vous fier à vos émotions, un fond de tristesse peut vous envahir. Dans tous les cas, vous vous sentez de moins en moins à l’aise et quelque chose au fond de vous dit que vous devez rester en alerte sans vous laisser aller à être pleinement vous.

Sans être conscient de ce qui se joue ici, vous pouvez ressentir la culpabilité de ne pas réussir à vraiment apprécier l’autre, ou de voir « le mal partout ». Cette culpabilité peut vous pousser à prendre sur vous et à faire comme si tout allait bien. Sans ressentir de la culpabilité, vous pouvez tout simplement subir cette relation qui ne vous fait pas du bien car vous êtes tellement habitué à manquer d’affirmation de vous dans vos relations que ce sentiment de malaise et d’impuissance face à l’autre est ce qui représente la norme relationnelle chez vous. Bien malgré vous, vous accumulez des relations et des échanges toxiques dans votre quotidien.

A ce stade, certains perdent leur énergie et deviennent dépressifs sans vraiment comprendre pourquoi. Certains deviennent irritables sans raison et peuvent laisser éclater une énorme colère pour des peccadilles. Et d’autres s’éloignent en criant au « sale con » sans pouvoir expliquer pourquoi ils ne supportent pas cette personne.

En fait, nous sommes tous le « sale con » de quelqu’un. Et sans un minimum de travail personnel, nous sommes tous le « sale con » de nous-même. Nous avons tous un potentiel nuisible pour autrui et pour nous même tant que nous ne sommes pas conscient de ce qui se joue dans nos échanges interpersonnels, c’est à dire tant que nous ne sommes pas conscient qu’il y a toujours un prix à payer pour obtenir quelque chose.

En effet, si vous voulez obtenir un corps musclé, vous devez dépenser des heures chaque semaine à faire du sport. Si vous voulez un corps sain, vous devez payer le prix en « dépensant » les moments de votre quotidien où vous avez des activités non saines. C’est à dire que vous devez retirer de votre « porte-feuille d’activités quotidiennes » les moments où vous fumez, où vous buvez de l’alcool, où vous êtes sédentaire, où vous manger du sucre… Vous « payez le prix » en arrêtant de faire des activités qui vous plaisent à court terme mais qui vous abîment à long terme. Si vous voulez surveiller votre poids, vous devez payer pour garder un poids sain en sortant de votre vie, en « dépensant », en retirant de votre « porte-feuille corporel » les aliments, les quantités et les mauvaises habitudes qui vous font grossir.

C’est la même chose pour une situation donnée. Si vous souhaitez voir un film au cinéma pour vous amuser vous devez accepter de payer le prix. Ne croyez pas qu’il s’agisse uniquement du prix de l’entrée du cinéma. Vous devrez vous habiller, prendre votre voiture et trouver une place pour vous garer. Si vous prenez les transports en commun, il vous faudra patienter en attendant le train ou le bus et marcher pour atteindre votre destination. Vous devrez de toute manière garder en tête qu’il faut arriver à l’heure et donc vous organiser pour respecter les horaires. Vous passerez 3 h loin de chez vous. Vous côtoierez de nombreux inconnus. Cela vous paraît évident et facile. Mais pour des personnes qui ont un faible niveau d’énergie, aller au cinéma pour s’amuser peut vite être une épreuve difficile.

En effet, pour payer le prix en énergie mentale, émotionnelle ou physique il faut un niveau d’énergie mentale, émotionnelle ou physique assez élevé. C’est comme avec votre compte bancaire. Pour payer le prix en argent, il faut un compte bancaire approvisionné. Et plus vous allez vouloir sortir de votre zone d’habitudes et gérer des situations encore inconnues et plus le prix à payer en énergie sera élevé.

De la même manière, si vous souhaitez fréquenter une personne brillante, sportive et financièrement confortable qui à un sentiment de valeur personnelle élevé, il vous sera nécessaire de pouvoir échanger et partager sur les mêmes bases. Vous ne serez pas attirant pour cette personne si vous vous laissez aller physiquement, intellectuellement, émotionnellement et professionnellement. Le prix à payer pour obtenir dans votre vie ce genre de relation est de développer en vous ce que vous attendez de rencontrer chez les autres.

Si vous ne souhaitez pas payer le prix, vous serez apprécié par des gens qui se laissent aller, qui ne sont pas trop regardant et qui n’attendent pas grand chose de la vie, de vous, d’eux-mêmes. Vous serez confortables avec eux car ils seront tolérants et laxistes. Mais là aussi, vous aurez un coût à payer. Et ce coût peut être bien plus élevé que ce que vous croyez. Vous pourrez devoir payer le coût de sombrer physiquement, socialement ou émotionnellement. Ils vous feront payer le prix de leur manque de stabilité émotionnelle, de leur manque d’énergie, de leur mauvaise santé et leur incapacité à prendre des décisions saines.

Rien ne stagne dans la vie. Soit vous progressez, soit vous régressez.

Si vous refusez de payer le prix du développement, vous payerez le prix de la chute. Votre capital santé va baisser, vous aurez de moins en moins d’énergie, d’envies, de projets. Votre sentiment de valeur personnelle et votre confiance iront vers la ruine et votre équilibre émotionnel se réduira comme une peau de chagrin. (sautes d’humeur, apitoiement sur soi, victimisation…)

Si vous refusez de payer le prix de l’engagement, vous payerez le prix l’abandon. Votre propre abandon. Vous irez au plus facile instant après instant sans possibilité de mettre en place dans votre vie une stratégie gagnante pour construire une relation harmonieuse avec votre corps, avec votre environnement, avec les autres. Pas de relation suivie, pas de construction de vie et de partage sincère. Le coût à payer est celui du chaos, de la solitude à deux car chacun est creux, vide. Tout est instable, remis en question en fonction de la versatilité des évènements. L’incapacité à avancer règne.

Si vous avez un capital énergie et un sentiment de valeur personnelle élevés parce que vous avez accepté de payer le prix du développement et de l’engagement, vous avez des projets, des envies, vous rayonnez.

Et c’est malheureusement ce rayonnement qui risque d’attirer à vous les papillons de nuit qui veulent tout gratuitement. Les détenteurs de hauts potentiels « sale con ».

Ils veulent bénéficier de votre énergie, de vos idées, de votre image, de votre capacité à vous apporter le meilleur, sans rien faire, sans rien vous donner en échange. Ils ne développent rien et ne s’engagent que dans la facilité et ce qui coule de source. Que voulez-vous qu’ils vous donnent? Ils profitent!

Dans tout partage relationnel, la relation possède une valeur de 100%. Si vous donnez 50%, l’autre donnera 50%. Si vous donnez 80%, l’autre donnera 20%. C’est ainsi. Si vous faites partie de ceux qui ont compris que pour obtenir quelque chose il faut accepter d’en payer le prix et que vous tolérez dans vos partages relationnels que la personne en face de vous ne paye pas le prix de ce qu’elle veut obtenir, sachez que c’est vous qui payerez à sa place. Soit, vous serez inconsciemment obligé de diminuer vos envies, vos projets, vos rêves et vos critères de vie pour que l’autre n’ait pas d’effort à fournir. Soit, lors de chaque interaction vous devrez supporter d’être en présence de quelqu’un qui ne s’investit pas, qui attend que vous fassiez à sa place, quelqu’un qu’il vous faudra motiver, convaincre, stimuler, raisonner, coacher. Bref, vous vous épuiserez gratuitement et vous n’arriverez jamais à rien. Toute cette énergie dépensée aurait pu vous servir à mener à bien vos propres projets. Soyez conscients que ceux qui ne veulent pas payer le prix donnent toujours à croire aux âmes sensibles qu’ils ont besoin d’être sauvés. Ne tombez pas dans ce piège. Dans tous les cas, vous devrez supporter tôt ou tard, un feed-back négatif de leur part car « ceux qui n’acceptent pas de payer le prix » critiquent, sont envieux, abandonnent dès qu’une difficulté se présente, manipulent pour obtenir à moindre coût et considèrent les autres comme de simples objets à leur service pour assouvir quasiment gratuitement leurs besoins et leurs envies immédiates d’enfants gâtés.

Avoir conscience de cela peut vous aider à ne plus payer de votre énergie le coût de la passivité des autres.

Dans un magasin, un vendeur passif qui refuse de payer le coût que représente l’engagement qu’il doit avoir envers son client pour lui apporter les meilleurs informations et le meilleur service possible vous fera perdre votre temps et vous risquez d’acheter un bien qui ne correspond pas parfaitement à vos besoins.

Un enseignant qui refuse de payer le coût que représente l’engagement qu’il doit avoir envers son élève pour lui apporter la meilleure connaissance possible avec la meilleur pédagogie dont il est capable pourra si vous manquez de conscience et de vigilance, dégouter à jamais vos enfants de l’apprentissage et du dépassement de soi.

Un ami qui refuse de payer le coût que représente l’engagement amical qu’il doit avoir envers vous risque bien de vous utiliser pour son service personnel et de retirer un bénéfice systématique non réciproque sur ce que vous possédez.

La liste est longue. Mais si dans chaque situation de votre vie vous êtes conscient de ce que vous voulez obtenir et que vous connaissez le prix que cela va vous coûter pour l’obtenir, vous pouvez y adhérer ou non et agir en conséquence.

C’est là que vous comprenez que vous avez aussi le potentiel du « sale con » pour vous-même. Vous pouvez vous nuire à vous-même tout seul en refusant de payer le prix des relations équilibrées qui consiste à prendre le temps d’évaluer une situation et de se poser les bonnes questions face à cette situation. C’est à dire, en laissant les choses se dérouler selon le bon vouloir de l’humanité toute entière en ne vous engageant pas clairement envers vous-même. Vous êtes votre propre « sale con » à chaque fois que vous ne faites pas la clarté en vous pour définir ce que vous voulez être, que vous n’agissez pas de manière stratégique, ou que vous abandonnez en cours de route vos projets parce que vous vous êtes trouvé des vraies fausses-excuses.

Je vous invite à vous poser ces quelques questions régulièrement pour vous-même:

  • Qu’est-ce que je souhaite obtenir?
  • Combien cela va-t-il me coûter en énergie? En sacrifices? En confort? En effort?
  • Suis-je OK ou non de payer ce prix?
  • Si oui, quel est mon plan d’action?
  • Si non, qu’est-ce que j’accepte de payer comme prix et quels résultats vais-je obtenir ainsi? Est-ce que c’est ce que je veux vraiment? Quelles conséquences cela aura-t-il dans 5 ans? 10 ans? 20 ans?Pourquoi?

Face à une autre personne ou à une situation, pouvez-vous répondre intérieurement à ces questions?

  • Quels sont ses valeurs face aux miennes? Qu’est-ce que cette situation véhicule comme valeur?
  • Est-ce quelqu’un qui accepte de payer le prix pour obtenir ce qu’il veut? Est-ce que cette personne est déjà en train de payer le prix à la place de quelqu’un d’autre (emprise, manipulation)? Est-ce que tous les acteurs de cette situation acceptent de payer le prix?
  • Si non:
    • Combien cela va-t-il me coûter de continuer dans cette voie?
    • Ai-je envie de payer ce prix? A vie? Combien de temps?
    • Quelle est la limite à ne pas dépasser?
      • Puis-je l’exprimer à l’autre (ou aux acteurs de la situation) et le laisser valider par lui-même si cela lui convient ou non?
      • Puis-je avoir une conversation honnête avec l’autre pour lui exprimer ce qui est inacceptable pour moi. Quelles sont mes règles.
  • Qu’est-ce que l’autre ou cette situation me fait miroiter dans ma vie?
  • Où se situe-t-il par ses actes dans ce qu’il me propose de vivre par ses paroles? Beau parleur? Manipulateur? Victime chronique?
  • Est-ce en adéquation avec mes valeurs personnelles?
  • Quelle distance relationnelle je dois appliquer avec cette personne pour que la relation soit équilibrée à 50/50.
  • Quelle attitude dois-je adopter avec cette personne pour que la relation soit gagnante/gagnante? Quelle attitude dois-je adopter face à cette situation?
  • Puis-je encore entretenir la relation (la situation) ou la stopper?

Quand vous êtes conscient qu’il y a toujours un prix à payer pour obtenir ce que vous voulez, vous pouvez plus facilement mettre à vous-même des limites claires et en poser également aux autres.

Cela vous permet de rester honnête avec vous. Vous acceptez davantage les choses telles quelles sont sans chercher à les changer et sans chercher à convaincre l’autre de changer. Vous donnez à l’autre un feed-back clair de ce qu’il représente pour vous. Il peut évoluer et faire avancer la relation en connaissance de cause. Il peut se contenter de ce qu’il a et de ce qu’il vit et de facto créer une plus grande distance physique et émotionnelle entre vous. Il peut vous rejeter car il n’aime pas l’image de lui que vous lui renvoyez. Vous serez resté honnête et intègre. C’est son choix de refuser de faire évoluer la relation et c’est votre choix de refuser de végéter ou de vous diminuer.

Communion sensuelle ou passionnelle?

Allongée sur le sable, le vent caresse ma peau délicatement, le soleil me touche et me réchauffe jusqu’à la profondeur de mon âme, la mer me berce en chantant ce doux son des vagues qui arrivent et repartent. Les mouettes accompagnent cette mélodie par leurs cris si caractéristiques.

Je suis bien.

Même mes voisins de plage qui jouent et qui crient ne me dérangent pas tellement je suis en lien. Ils font simplement partie du tableau et je les aime pour cela.

Être en lien via mes sens!

Voilà ce qui me fait du bien et panse les restes cicatriciels de mes combats et de mes épreuves passées. Je sens que pendant que je suis là, à ne rien faire, juste posée sur le sable face à l’immensité de cette mer apaisante, je me soigne. Pardon, je suis soignée. Je suis soignée et dorlotée par cette petite partie du monde, cette nature qui prend soin de moi à cet instant comme jamais personne n’a su me dorloter.

Ce soupir mélodieux, cette caresse, cette chaleur douce sont l’expression de l’intensité d’un lien qui vient de mon environnement et qui traverse mes sens en me faisant oublier tout le reste… serait-ce une sorte de relation d’amour idéale avec ce qui m’entoure reposant sur la sensualité qui vient du plus profond de la vie? La sensualité du vivant.

Aucun besoin de personnalisation, la nature dans sa globalité sait flirter avec tous mes sens en étant ce qu’elle est face à ce que je suis. C’est naturel, simple, efficace. Ça fait du bien. Nul besoin de jeux de séduction et de sentiments pour que ce flirt me fasse vibrer. Cette spontanéité dans l’exaltation des sens dont la nature a le secret est nourrissante et ressourçante.

Cette prise de conscience a eu lieu dans un instant ridiculement petit face à la durée de toute ma vie. Mais ces quelques millisecondes de conscience resteront gravées dans mon cœur pour l’éternité.

C’est cela que je veux vivre pour chaque jour qui me reste à vivre. La sensualité du vivant. Le plaisir de mes sens dans ce que la vie me propose de vivre.

Alors je commence à m’entraîner pour ne plus perdre ce fil de bonheur qui m’a été donné en ce jour de grosse paresse au bord de la mer. Je ne cherche plus à apprécier une situation avec ma tête mais avec mes sens.

Tout peut alors devenir source de plaisir. La couleur, le parfum des légumes que j’achète au marché tout en projetant avec ma mémoire sensorielle leur goût quand ils seront cuisinés. Cela remplace avantageusement mes gestes d’avant où je plaçais les légumes les uns derrière les autres dans des sacs pour être pesés tout en suivant scrupuleusement la liste des courses.

La moindre balade n’a plus pour but de me mener quelque part. Juste celui de me faire vivre des sensations différentes. À pied, en vélo, à moto, même en voiture, le trajet peut être exactement le même mais l’expérience radicalement différente. Rien que cela m’enrichit en m’ouvrant à d’autres points de vue sur une même situation. Conduire prend une autre densité dans ma vie. Je ressens cette conduite vécue de l’intérieur. Ça change tout.

Pareil pour le sport. Faire du sport n’a plus pour objectif de me faire perdre des calories, transpirer ou prendre de la masse musculaire. Faire du sport me permet de sentir mon corps bouger, parfois grincer, ou d’autres fois être comme allégé, heureux et dynamisé, comme prêt à tous les exploits. J’aime ce dialogue avec lui à travers mes sens. C’est une communication intime, profonde et sans mots.

Quand on a découvert qu’il est possible de communiquer passionnément et profondément avec tout ce qui nous entoure et tout ce qui nous habite, sans utiliser les mots, juste avec les sens, on a envie d’être dans ce lien sensuel avec d’autres êtres humains.

Croyez le ou non, c’est bien plus simple de créer ce lien avec les animaux, les fleurs et les éléments naturels qu’avec un autre humain.

Les animaux vous regardent droit dans les yeux avec toute la tendresse dont ils savent faire preuve dès le premier regard échangé. Ils posent la patte sur votre bras pour réclamer votre présence sans s’inquiéter de ce que vous pouvez penser et sans craindre d’être rejeté. Ils sont excellents de spontanéité. L’être humain a des convenances, des retenues et il faut du temps pour laisser l’autre accéder à ses sens sans malaise.

L’être humain peut parfois, si l’autre s’en approche trop, s’attacher à lui comme si cet autre était sa seule raison de vivre. Un élan passionné qui vient paraît-il du cœur. Un lien sentimental qui semble plutôt limiter, interdire, ligoter l’autre dans l’expression de son plein potentiel. Pourquoi ce lien soit disant sentimental génère autant de tristesse, de douleur et de malheur à plus ou moins long terme ?

La passion amoureuse n’a pas le moindre sens pour moi car elle a tendance à nier l’intégrité de qui je suis au bénéfice de l’autre ou de la relation.

En revanche, je comprends que cette communion sensuelle me parle. Je la souhaite et je la recherche sans avoir su la décrire jusqu’à présent. Elle me demande d’être pleinement connectée à qui je suis pour pleinement ressentir l’autre. Elle est donc une mine de développement personnel.

Si je suis connectée à l’autre via ma tête, mon mental et ses jeux de pouvoir, je suis dans l’incapacité de le percevoir dans son essence profonde à travers mes sens. Je pourrais même finir par en conclure que lui ou un autre… c’est la même chose. C’est à dire à une généralisation limitante et rabaissante.

Quand je parviens à ressentir l’autre via ce qui émane de lui comme je peux percevoir le vent, la chaleur du soleil et l’odeur marine, il me fait vibrer d’une manière caractérisée, par sa façon à lui d’activer mes sens, de les stimuler. Si la réciproque existe car la pudeur est partie et que l’autre est éveillé sur ce point, qu’il possède cette sensualité du vivant, alors c’est beau comme un feu d’artifice. Ça fait vibrer le corps et les émotions. Le plus difficile est sûrement d’oser. Oser laisser aller ses sens guider qui on est.

Il est alors aisé de s’imprégner de la présence de l’autre sans discours ni paroles, sans fausses coquetteries, sans manipulation. C’est ce qui me semble être la vraie intimité. Reconnaître l’autre et le ressentir par ce qu’il dégage comme empreinte sensorielle au lieu de le penser, de le mentaliser.

Découvrir l’autre par ce qu’il fait vibrer en soi dans l’espace ténu entre nos sphères physique et émotionnelle est à mon avis un des plus beaux voyages intérieurs que nous pouvons vivre à deux. Le sentiment n’y est pas nécessaire comme cela est le cas pour la passion. Ici, seule l’écoute active et la présence à l’autre sans jugement est nécessaire. La passion s’altère avec le temps. La communion sensuelle sincère s’amplifie et s’enrichit avec le temps. Dans la passion le sentiment peut passer d’un extrême à l’autre et aller jusqu’à la haine. De la communion sensuelle peut naître un sentiment profond ou simplement du plaisir. Cela reste positif. La passion dévore. La communion sensuelle apaise et nourrit.

Finalement mes voisins de plage se sont eux aussi allongés sur le sable, fatigués d’avoir nagé et joué. Finalement tout comme moi ils ont passé un bon moment. Ils vous diront qu’ils aiment la mer et que cette journée leur a fait du bien. Aucune différence avec moi. Sauf peut-être que je suis maintenant consciente du « pourquoi » j’ai eu autant de plaisir et que je sais maintenant reproduire cet état loin de la mer, du sable et des mouettes. Juste en me connectant avec mes sens à tout ce que je suis en train de vivre maintenant, en pleine conscience.

La relation passionnelle est une relation d’emprise où chacun des partenaires perd la pleine conscience de qui il est.

Une relation harmonieuse ne serait elle pas cette relation sensuelle et sensorielle en pleine conscience de ce qui se joue dans l’instant avec ce qui nous entoure ?

La communion sensuelle ne pourrait elle pas devenir, en raison de la puissance des vibrations émises, une relation d’une telle intensité que l’élan passionnel serait relégué au rang des pâles reflets ?

Je vous laisse expérimenter et trouver la meilleure réponse pour vous.

Genèse d’une vie moche et dangereuse.

Un grand esprit, fait de pure énergie et promis à un avenir serein vivait une vie riche d’amour et de valeurs fortes. Tout était grandiose autour de lui. Les sons, les couleurs, les formes et les parfums dans lesquels il était baigné le comblaient plus que tout. Il vivait en harmonie avec d’autres esprits qui comme lui se sentaient connectés au cœur des choses. Leur vie avait du sens. Le sens qu’ils souhaitaient percevoir. Le sens de ce qu’ils aimaient.

Un jour de pur bonheur, comme tous les jours écoulés jusque-là, un ami vint le visiter. Cet ami n’eut juste que quelques mots à prononcer pour qu’une cascade d’émotions désagréables remplisse son monde si doux. Ces mots sont « il est l’heure ».

Notre grand esprit le savait que ce temps viendrait. Même s’il est fier d’avoir été choisi pour ce qui dans le monde des esprits est une opportunité rêvée, lui n’a pas envie d’entreprendre ce voyage. Ça lui paraît être tellement peu en accord avec le ressenti de paix qui l’habite depuis qu’il est rentré de son dernier voyage.

Il garde encore des mémoires douloureuses de ce sentiment d’être étriqué, incompris, rejeté, et totalement ignoré. Pouah… la galère va recommencer.

Il n’a pourtant pas le choix. Il doit y aller. Il traîne, tourne en rond, prends son temps. Son ami le soutien et l’invite doucement à se préparer. Il s’avance lentement, tout lentement vers l’aire de départ. L’aire de préparation à l’incarnation. Le plan de route de son nouveau voyage est prêt depuis longtemps déjà. En année humaine cela fait 10 ans qu’il est attendu. Dans le monde des esprits il n’a traîné que quelques heures….

Après on s’étonne de pourquoi un enfant met tant de temps à arriver ! Il faut croire qu’il n’avait pas très envie. Ça n’a rien à voir avec les parents. Ça n’a rien à voir avec l’époque. Et finalement tout cela fait déjà partie du plan.

Bref, voilà notre esprit en route. Le temps de la conception a été bien long. Mais une fois en route, le temps de la fécondation et de l’incarnation ne présente pour lui aucun problème particulier.

Sauf que vu le temps qu’il a mis à se présenter sur l’aire de départ, la maman a déjà sérieusement modifié ses plans à elle. Pas d’enfant et une vie adaptée à cela. Donc quand maman apprend qu’elle est enceinte, l’accueil n’est pas des plus chaleureux ! Notre esprit déjà convaincu qu’il entre dans une galère n’est pas surpris par l’accueil peu enthousiaste et garde vissée au fond de lui la certitude que ça va être compliqué.

Alors il s’incarne tout en se gardant de donner la totalité de lui-même. Il donne le strict nécessaire pour que ça fonctionne. Pour lui, la matière c’est grossier et inerte. On y est mal à l’aise. C’est totalement impossible d’y créer quoi que ce soit et il va falloir subir cela un bout de temps.

Le voilà fin prêt pour subir une existence avec une structure émotionnelle de défense de type évitante qui lui fera considérer son corps et les autres comme des dangers publics. Il ne peut pour s’en sortir que se condamner à vivre « perché » loin du monde réel. Un spectateur sur le bord de sa route de vie qui considère le concret comme une idiotie et les grandes idées comme juste bonnes à être pensées, jamais expérimentées. D’ailleurs il a en stock un paquet d’excuses pour justifier son incapacité à réaliser ses rêves dans ce monde si hostile.

Pour peu que pendant sa gestation, sa mère vive un événement qui lui procure de la peur, notre esprit, « bébé en devenir », s’imprègnera des substances chimiques de la peur qui remplissent le liquide amniotique. Il sera donc non seulement persuadé que la vie est moche, mais en plus dangereuse. Il construira son avenir sur ce fond d’angoisse existentielle qui sera le terreau de son mental affolé qui, lui, a pour mission d’assurer coûte que coûte la survie de l’humain qu’il sera.

Et voilà notre esprit embourbé dans une histoire compliquée, où règne l’insécurité et les échecs à répétition. Il naît ainsi. La vie lui servira la totalité de ce qu’il est, c’est à dire le reflet très concret de ce qu’il croit. Complexité, insécurité, incapacité à concrétiser, rejet et négation de l’humain qu’il est. Bref une vie assez moche et difficile. Il peut s’y laisser détruire en restant une éternelle victime. Pour s’en sortir il peut aussi développer ses qualités de guerrier ce qui le rendra par la force des choses sélectif, structuré, hautement discipliné mais froid et distant. Difficilement abordable au cœur de son être, à peine supportable dans sa périphérie. Son succès durement acquis restera une source d’inquiétude car tout pourrait s’effondrer à chaque instant. Bref il s’épuise.

Jusqu’à ce qu’il en ait plus que marre de cette vie sans chaleur et sans bienveillance envers lui. Alors il cherche pourquoi. Il développe ses talents, ses valeurs, sa richesse intérieure mais rien n’y fait. Sa vie s’adoucit en superficie mais son cœur reste immergé dans la solitude et la froideur de la vie qu’il perçoit au fond de lui. Il a appris au cours de ses lectures et autres prises de conscience que ce qu’il vit n’est que le reflet de ce qu’il est. Mais il reste dans l’incompréhension car il a développé en lui tellement d’amour, tellement de gratitude envers cette humanité qu’il a appris à aimer et qu’il souhaite aider. Pourquoi rien ne semble évoluer ? L’ennui et la lassitude le guettent.

Alors son mental dédié à sa survie est au bord de l’asphyxie. Ses émotions qu’il a contenu tel un valeureux guerrier ne peuvent qu’exploser. Son corps est au bord de la rupture malgré tous les efforts qu’il fait pour le maintenir à flot.

Faut il encore creuser pour comprendre?

Non. Il est temps d’écouter, d’abandonner et de tout lâcher. La guerre contre la vie doit cesser. Il est temps d’accepter ce qui est tel que c’est. Franck Lopvet, clairvoyant reconnu, exprime à merveille dans son livre « l’homme debout », ce temps d’armistice, en nous invitant à prendre pour maxime « Je suis heureux d’être moi » et il invite les débutants à rajouter « et je vous emmerde. »

Essayez! Ça ouvre les portes de nombreuses zones non conscientes.

C’est là que « l’informaticien en chef de l’humain en galère » peut sortir de sa réserve et trouver le bug qui pourrit le système. Franck Lopvet parle de clés vibratoires que la vie nous donne quand on arrête de vouloir avoir raison et de garder le contrôle.

Une première clé peut permettre à notre cher esprit cité ci-dessus de comprendre que le ressenti de peur de maman pendant la gestation n’appartient qu’à maman. C’est elle qui a eu peur et qui a interprété la situation comme digne de peur. Bébé en devenir n’avait aucune raison d’être concerné sauf si il se laissait influencer. Le seul moyen de ne pas être influencé ou manipulé est d’avoir une autorité sur soi-même. C’est à dire d’être pleinement incarné, et rempli de soi. Quand l’esprit n’a pas envie d’être là c’est compliqué d’y arriver. Cette manipulation émotionnelle effective crée un précédent qui pourra expliquer pourquoi ce bébé devenu grand sera en permanence confronté et séduit par des manipulateurs en tout genre. L’empreinte de l’emprise émotionnelle se marque là.

Première leçon, je suis ce que je ressens. Et finalement rien ne m’oblige à ressentir la même chose que les autres et ce qui semble normal et usuel de ressentir. Je peux même en conscience décider de ce que j’ai envie de ressentir et donc de comment je vais vivre telle ou telle situation. Je peux également ressentir une émotion sans justification situationnelle. La vie n’est finalement peut-être pas si dangereuse que ça. C’est juste une perception mal placée d’une expérience malheureuse qui n’est en fait pas représentative de tout le reste. Mais pour bébé, à ce moment là, ça à pris la couleur d’une généralité.

Une seconde clé pourrait être la compréhension au fur et à mesure que la vie se déroule que le vivant est une intelligence pure. Quand on s’intéresse aux algorithmes du vivant, quand on prend le temps de comprendre la perfection mathématique de la création, les prouesses techniques et technologiques du corps humain, du moindre brin d’herbe ou de la cohérence planétaire, on tombe à la renverse devant tant d’intelligence au nanomètre carré ! Sans aller si loin, un simple regard sur l’éclosion d’une fleur ou la réparation d’une plaie nous fait prendre conscience de la magnificence du vivant, de l’organisation de la matière.

Et quoi? Voilà que cet esprit si grand et si peu confiant réalise enfin qu’il a une chance indescriptible non pas de s’incarner dans la crotte immonde qu’il croyait être la matière mais au cœur d’une intelligence indicible ! Il réalise qu’au cours de sa gestation de « bébé en cours » au lieu de subir cette matière mal perçue il peut s’immiscer au cœur de la plus grande intelligence qui soit sur cette terre, faire l’amour avec ( y adhérer pleinement et la faire vivre de l’intention qu’il est) et la toucher au cœur. WoW! La vie est belle finalement ! Non? C’est génial d’être là et de pouvoir expérimenter le vivant !

Deuxième leçon, au moment de l’incarnation l’intelligence du vivant fait le don à l’esprit de tout ce qu’elle est et lui remet le total pouvoir de l’animer par l’entièreté de ce qu’il est! Si ce n’est pas le grand amour ça, qu’est-ce que c’est? Tout est donc possible pour l’esprit qui accepte le cadeau et l’amour de l’intelligence de la matière en étant ce qu’il a envie d’être sans tenir compte de ce qu’on lui a fait croire qu’il devrait être.

Alors on corrige le bug. On remplace la peur existentielle par l’amour. On vit la vie qu’on a envie de vivre en choisissant ce qu’on a envie d’être. That’s it!

Aucune erreur possible car tout est de la vie. La seule erreur est de croire que le bug est vrai et que la vie se subit.

La vie n’est que le reflet de ce que mon esprit pense être et de mes croyances sur moi. Si dès le départ mon esprit est persuadé qu’être un humain est une épreuve, alors cela le sera. Quelque soit le travail de développement personnel que j’aurais fait pour essayer de me sortir de ça.

L’humain que je suis est à la fois un bijou d’intelligence et un énorme paquet d’idioties. C’est ainsi qu’est l’humain et personne n’y changera rien. Autant apprendre à s’aimer ainsi.

Si je n’aime pas ce que je vis, il me faut accepter d’en être le créateur inconscient. La matière a dédié à mon esprit toutes ses caractéristiques qu’il doit maintenant lui-même animer par ses propres intentions. C’est le privilège et la joie d’être un être humain. En bref, cela revient à vivre ce qu’il y a à vivre en posant clairement l’intention de ce que l’on a envie d’être. Je décide maintenant de « qui j’ai envie d’être » et je crois sincèrement que je le suis déjà, tout en balayant mon territoire intérieur de ce que je ne comprends pas et ne comprendrais sûrement jamais par « je suis heureux d’être moi ».

Et vous? Qui avez-vous envie d’être ? Ce sont les situations qui vous définissent ou vous qui décidez de ressentir la vie telle que vous avez envie de la vivre?

L’art de transformer une toxicité en bain de Jouvence.

Dans toute situation toxique traîne un ou des individus toxiques. Mais souvent cette toxicité est au départ tapie en nous, dans notre champ inconscient. Prendre conscience de cela et faire un retour à soi peut être une excellente source de développement de soi. Regarder le toxique extérieur comme une projection inconsciente de la faille qui nous habite est la voie de l’amour pour soi. Rejeter la situation toxique et ses protagonistes c’est la voie de la peur et le rejet de soi.

On parle beaucoup des toxiques non pathologiques comme les dépendants affectifs, les narcissiques, les manipulateurs en tout genre et autres passifs-agressifs. On les perçoit à l’extérieur de soi et il est tellement facile de les rendre responsables de nos mauvaises récoltes. Stop! On a tous un toxique intérieur qui attire nos toxiques extérieurs. Il est bon d’éviter d’entretenir des relations avec des personnes toxiques pour nous. C’est vrai. Mais parfois, ce n’est pas si simple car même si la tête sait, le cœur refuse la distanciation. Un petit quelque chose nous empêche de lâcher la relation et on ne sait pas pourquoi, on y retourne. C’est notre faille à nous qui s’exprime.

Dans une relation ou une situation toxique, adopter la solution de la fuite peut être nécessaire et indispensable lorsqu’on est cruellement en danger. Mais il faut garder à l’esprit que dans ces conditions la leçon de vie ne pourra pas être apprise et intégrée totalement. Aussi, une situation moins toxique mais assez désagréable à vivre pourrait se représenter ultérieurement. Gardez ça en tête. Tôt ou tard la faille qui nous habite devra être regardée et corrigée car elle nous fragilise. Et la vie le sait ! La vie nous poussera toujours à trouver le moyen de remplacer la peur par l’amour.

La souffrance provient de la lutte. D’où l’idée d’arrêter de se blâmer d’avoir un cœur attiré par la toxicité et décider en conscience de lâcher prise sur ce qui est. « J’accepte de ne pas savoir pourquoi je vis cela et quelle leçon va en sortir et je décide en conscience d’expérimenter cet état de fait en me plaçant dans la vie tel un étudiant face à une leçon. »

Personne ne peut souiller votre vie sans votre accord tacite. Point n’est question ici de dire qu’à la première attitude désagréable d’un tiers il est nécessaire de couper court. Ne pas savoir faire preuve de compréhension et de patience nous rendrait rigide et même malveillant. La maladresse existe et n’est pas forcément intentionnelle. En revanche, se laisser embourber dans la frustration et le sentiment récurrent d’être sali et saccagé dans son estime de soi de manière quasi systématique par l’autre nécessite une action ferme et irrévocable. Le cœur doit être parfois mis sous la protection de la rationalité.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, adopter une attitude réactive de reproche teintée d’agressivité, se mettre en colère et crier fort est à mon sens une solution de « survie » émotionnelle qui n’apporte qu’un soulagement à court terme et qui est la porte ouverte à beaucoup de gaspillage d’énergie pour rien. Rien ni personne ne mérite qu’on dilapide sa propre énergie chèrement capitalisée dont on a cruellement besoin pour être en bonne santé et créatif. Et surtout pas un pollueur de bien être et d’instants heureux. Même si c’est notre enfant ou un parent.

En revanche, je vous invite à utiliser la présence de cette relation ou de cette situation toxique pour apprendre à renforcer votre capital vitalité et affûter vos outils intérieurs. Comme j’aime à le dire, ce qui ne tue pas renforce. Rester paisible et zen dans le métro parisien aux heures de pointe permet d’accéder a bien plus de maîtrise de soi que de trouver la zen attitude au bord d’une plage de Bali en regardant le soleil se coucher. De la même manière il est plus favorable à un jeune enfant de booster son système immunitaire en lui permettant de se rouler parfois dans la boue plutôt que de le nourrir aux antibiotiques. Savoir stimuler ses défenses et renforcer sa capacité à surmonter les problèmes est préférable à la fuite et à l’esquive. C’est une porte ouverte vers la pleine liberté d’être quelque soit l’environnement.

Donc, quand un toxique quelconque s’infiltre dans votre champ de vision, une personne ou une situation, ça peut être un bel exercice que propose la vie pour apprendre à développer sa force intérieure et sa puissance émotionnelle.

Des éléments toxiques il y en aura toujours autour de nous. Et on peut aussi se révéler être toxique pour quelqu’un à un moment de notre vie quand on n’a pas appris à cultiver en soi l’art de la maturité.

Aussi, en adoptant volontairement une attitude d’apprenant pour décupler sa survie face à une situation remplie de toxicité on fait d’une pierre deux coups. On se renforce face aux éventuelles situations délicates futures et en même temps au lieu de se laisser détruire par le gêneur on utilise son énergie à lui pour renforcer notre propre valeur. Être dans un état d’esprit apprenant signifie être bien informé que ce qui se joue est une scène de théâtre qu’on accepte de vivre en conscience dans un but précis. Se renforcer. Cela signifie très clairement que chaque pas doit donner lieu à une leçon apprise sur soi et surtout que cette situation doit un jour prendre fin de manière ferme. Quand on a le diplôme, il faut quitter l’école pour se réaliser fort de cet enseignement reçu. Le toxique peut être une excellente école si on joue le jeu en conscience mais on ne fait pas sa vie en restant à l’école.

Ce serait nier la beauté de la vie et tout le potentiel dont elle regorge qui est en permanence à notre portée pour nous épanouir.

Devenir apprenant c’est accepter de vivre une situation inconfortable momentanément pour vivre une expérience riche d’enseignements sans jamais s’identifier à la situation. Vous n’êtes pas une personne en difficulté mais une personne qui a choisi d’apprendre face à une difficulté. C’est un choix à faire. Une décision à prendre. Ce point est crucial pour ne pas vous sentir nul et malheureux face aux difficultés de la matière à apprendre.

Attention, quand vous allez à l’école vous n’y restez que quelques heures par jours et vous rentrez chez vous étudier et vous détendre. Vous n’êtes pas en classe 24h sur 24! Assurez vous que face à votre toxique vous avez toute latitude pour vous replier régulièrement dans vos pénates pour digérer les leçons. Si ce n’est pas encore le cas, ne vous lancez pas dans l’expérience. Prenez d’abord vos distances.

De la même manière, si vous avez trop d’intérêts en jeux et que vous mettez trop de critères d’importance dans la situation vous êtes sûrement dans un stade où la toxicité risque d’être trop forte et même dangereuse. Vous devez vous protéger avant tout car une dose toxique massive tue sur le champ. Récupérez avant tout vos billes, mettez vous en sécurité, prenez de la distance. Si vous ne l’avez pas fait avant c’est que quelque chose en vous a déjà été vampirisé par cet élément toxique. Ce qui peut vous rendre également très toxique pour vous-même car vous ne possédez plus qu’une partie de vous-même. Un travail en profondeur avec un thérapeute peut être nécessaire pour retrouver de la sécurité.

L’idée ici, c’est d’apprendre de la toxicité d’autrui ou d’une situation sans être en danger.

Et ce qu’on apprend d’une relation ou d’une situation toxique peut être un véritable bain de Jouvence. Une sorte de révélateur de nos trésors cachés et une libération de nos pleins potentiels. La leçon une fois que vous l’aurez apprise, vous comprendrez que vous ne pourrez jamais assez remercier ce toxique de vous avoir autant permis de vous révéler à vous-même.

En revanche vous pourrez vous remercier tous les jours d’avoir su utiliser le challenge pour acquérir cette belle liberté que vous possédez maintenant.

C’est d’ailleurs à cela que vous saurez naturellement que la leçon est terminée. Vous rayonnerez. Votre toxique se sentira de moins en moins confortable à vos côtés. Il finira peut-être même par vous maintenir à distance. La situation toxique disparaîtra sans explication de votre champ de vision car vous vous y positionnez maintenant en permanence et sans le vouloir en pleine possession de votre propre bien être et de vos réussites. Une personne toxique est incapable de modéliser cela pour elle même. Et une situation toxique ne peut exister quand elle n’est plus nourrie par tous les protagonistes. C’est là qu’il est temps de quitter la scène. Vous êtes devenu un individu tout terrain, qui ne confond plus tracas et problème, qui sait garder un haut niveau d’énergie quelque soit l’environnement et qui a confiance en ses talents puisqu’ils ont été découverts et mis en pratique. Bref, vous êtes libre avec les deux yeux bien ouverts. En pleine conscience.

Comment apprendre d’une situation ou d’une relation toxique ? En apprenant à ne pas adhérer à l’état du toxique pour sortir du jeu, en développant en soi les qualités anti-toxicité, en enrichissant sa connaissance de soi et de l’humain, en acceptant de vivre toutes les émotions que l’élément toxique nous pousse à vivre sans les rejeter ni pleurer sur son sort, pour libérer des émotions cachées en nous et souvent liées à des blessures passées et en se rappelant tous les jours que le soleil radieux est toujours là, au dessus de nous, même quand les nuages le cache. C’est à dire, garder la foi en nos capacités à rayonner même dans l’épreuve.

L’état toxique est de nos jours bien identifié. À vous d’y prendre garde pour ne pas le reproduire chez vous.

Les toxiques vivent en groupe. Ils ont toujours dans leur entourage des alliés conscients ou inconscients qui entretiennent des liens douloureux avec eux. Impossible pour les toxiques de créer des liens équilibrés et harmonieux. C’est obligatoire puisqu’un toxique a toujours besoin d’une bonne excuse pour dire qu’il est victime et que sa vie est moche à cause des autres. Ou qu’il doit se battre contre la bêtise humaine. Ou qu’il doit se comporter ainsi parce qu’il le faut. Pas le choix, il n’y est pour rien et il ne peut rien y faire. C’est ainsi. Ce statut de victime ou de va-t-en-guerre ou même de gentil-sacrifié le place systématiquement dans une incapacité à être en joie. Il ramène cela dans votre champ de vision et pourquoi pas vous intègre également dans ses misères en vous rendant responsable d’une souffrance supplémentaire parce que vous ne comprenez pas à quel point il n’a aucun choix autre dans sa vie. En plus vous ne l’acceptez pas tel qu’il est surtout quand il se montre être le pire des lâches et qu’il vous fait les pires vacheries. Et ça, il n’aime pas car s’il acceptait d’entendre vos ressentis il devrait se remettre en question. Parfois il peut même s’auto-humilier pour vous montrer à quel point il passe sa vie à devoir choisir entre la peste et le choléra et c’est ainsi… il faudra bien que vous l’acceptiez tel qu’il est. Il n’a pas d’efforts à fournir pour considérer vos besoins. Ça jamais. C’est un bon moyen très positif pour vous permettre d’apprendre à combler vos besoins par vous-même. Une belle leçon pour cultiver votre indépendance. Mais ne poussez pas le bouchon trop loin pour développer le stade ultime de l’interdépendance heureuse avec lui. Pour cela il vous faudra vous entourer de personnes plus matures émotionnellement.

En sa présence, soit vous perdez votre joie de vivre, vous vous étiolez, soit encore plus grave vous accédez à la croyance que vous êtes méchant, vous doutez de votre bienveillance qui vous a pourtant toujours caractérisée . Vous cherchez à redoubler de patience, d’écoute et de compréhension pour l’autre. Voilà des excellentes qualités que vous êtes en train de développer qui vous serviront pour le reste de votre vie. Appréciez ! Mais c’est maigre récompense face à votre joie de vivre qui s’éloigne.

La magnifique leçon ici, c’est qu’avec un peu d’entraînement vous allez découvrir que face à une situation glauque vous pouvez choisir en conscience de rester tel que vous êtes. Gai et enthousiaste à l’intérieur de vous. Vous arriverez à écouter les gérémiades d’autrui et à avaler leurs excuses bidons et prétextes en tout genre sans être dupe et sans souffrir, vous arriverez à comprendre pourquoi ils en sont arrivés là sans vous impliquer émotionnellement parce que vous avez compris que votre survie dépend de votre manière de rester centré sur votre bonheur intérieur d’être en vie et d’avoir su faire les bons choix pour vous-même. Car tout comme en temps de disette la moindre miette de pain est une aubaine, dans une ambiance glauque le moindre rayon de soleil qui vient vous chatouiller la peau est une caresse de la vie. Face à cette glauque attitude, tous les petits instants de bonheur, toutes les petites réussites que vous avez su obtenir, le sourire de la boulangère, l’oiseau qui vient sur votre rebord de fenêtre et le parfum de votre rosier sur le balcon auront enfin une importance dans votre vie. Vous saurez apprécier les petits bonheurs de tous les jours. Et ça c’est une grande richesse. Bingo!

Les toxiques sont toujours fatigués, malades de quelque part , et nécessitent une énergie terrible pour les bouger, les intéresser à prendre soin d’eux. Ils sont épuisants physiquement. Quand tout va plutôt bien, ils vous font (sans faire exprès !) le coup de crasse du siècle qui se répète 10 fois par mois. Avec eux vos émotions prennent à longueur de temps l’ascenseur. Un coup en haut, un coup en bas. C’est le sport favori du toxique. Semer la confusion en vous pour vous déstabiliser et obtenir de vous selon ses seuls intérêts. Ça aussi c’est nerveusement épuisant.

Alors, vous allez tout d’abord apprendre à devenir de plus en plus conscient de vos émotions parce que pour survivre vous devrez apprendre la stabilité émotionnelle. C’est extrêmement utile dans la vie. Une bonne émotion permet une bonne décision ! Mais pour y arriver, vous devrez être rempli d’énergie afin de garder la tête hors de l’eau. La leçon magnifique ici c’est que vous allez réaliser que vous pouvez par vous-même augmenter votre niveau d’énergie. Parce que vous n’avez pas le choix sinon vous sombrez. Comment ? En faisant très attention à votre alimentation, en ayant des heures de sommeil régulières, en faisant un peu de sport tous les jours et en buvant beaucoup d’eau . Vous n’imaginez pas les bénéfices collatéraux ! Plus d’énergie c’est plus de réussite professionnelle, une meilleure santé, la capacité de découvrir de nouvelles activités enrichissantes ! Tout bénéfice ! Sans ce toxique l’auriez-vous découvert ?

De part ses actes incompréhensibles et souvent blessants, le toxique pousse votre cerveau dans ses derniers retranchements. Il creuse, dissèque, tourne et retourne les informations verbales et non verbales que votre toxique vous livre car on a tous besoin de trouver du sens pour ne pas exploser de souffrance. C’est une magnifique méthode de développement de soi car le cerveau ayant besoin de réponses il nous pousse à nous instruire sur le thème des sciences humaines. Qu’est-ce qu’un manipulateur ? Qu’est-ce qu’un dépendant? Qu’est-ce que les blessures d’âme, les mécanismes de survie qui y font face et donc les croyances limitantes associées. Quels sont les différents profils amoureux liés à ces blessures . Passionnant ! Jamais vous n’auriez eu ce courage et cette motivation pour plonger dans le développement personnel si vous n’aviez pas eu cet empêcheur de tourner en rond dans les pieds! Vous voilà finalement en possession de la troisième grande richesse de l’expérience. En cherchant le sens de toutes ces absurdités toxiques vous avez trouvé le sens de vous-même, vous avez touché du doigt ce qui vous habite et comment vous fonctionnez. Vous avez appris à vous connaître. Ou du moins vous avez mis le doigt dans un engrenage positif de développement de soi et de créativité. Bravo!

C’est un dur labeur, je le sais! Mais rassurez-vous, il existe aussi quelques avantages secondaires et passagers avec les toxiques. Sautez dessus quand ils se présentent! C’est la petite friandise qui permet de se redonner le cœur aux études ! Mais j’espère que vous-même vous n’agissez pas ainsi!

Leur faible estime d’eux-mêmes les poussent à séduire. Aussi, en public ils ont l’art d’être avenants, gentils et beaux parleurs. Ils savent s’exprimer sur beaucoup de sujets et plaisent à l’auditoire. Tout cela reste au stade très superficiel. Ça peut être flatteur de faire partie de leur cercle social en étant considéré comme leur proche. On brille un peu par procuration ! Mais cela reste de la procuration…. D’autre part ils aiment ne pas être considérés comme tout le monde. Ils savent réclamer un petit service supplémentaire, un sur-classement ou des réductions de prix avantageuses. En tant que proche vous en bénéficiez également. Si vous y regardez bien, c’est quand même un peu cher payé pour vous en terme d’énergie dépensée ! Pour finir, ils se veulent être plus attractifs que les autres pour vous garder sous la main. Vue leur incapacité à rayonner, ils préfèreront soit vous faire jouir plus que quelqu’un d’autre soit vous couvrir de cadeaux, de gentillesse et d’attentions pour se rendre merveilleux à vos yeux ! Ou les deux à la fois! Profitez ! C’est unique ! Mais ne soyez pas dupe ! Ça ne durera que le temps d’obtenir de vous ce dont ils veulent profiter. Tachez de profiter aussi. Vous le méritez bien. Mais gardez en tête que tout geste vide d’amour vous retire plus de vous-même que cela vous apporte. Ça laisse toujours un goût amer… et l’amertume crée la grimace qui rend moche.

Bon, plaisanteries misent à part, il y a un chemin nettement moins compliqué pour apprendre tout cela! Trouver tout seul la motivation pour mieux se connaître et décupler son énergie. Prendre soin de soi, croquer la vie à pleine dent et poser des limites claires à ceux qui font ressentir du désagrément.

Mais parfois, ce n’est pas le chemin le plus simple que l’on arrive à emprunter parce que c’est seulement dans l’adversité qu’on a le courage de faire face. Nous sommes humains. Alors si c’est le cas, pardonnez vous, remerciez la vie pour ce si bon professeur qu’elle vous livre et apprenez avec beaucoup de tendresse pour vous-même à sortir rayonnant de cette leçon de vie si nécessaire.

Au final, votre toxique vous aura bien malgré lui, permis de vous libérer de vos propres blessures. Vous ne vous rejetterez plus puisque vous avez pris le temps de vous découvrir. Vous ne vous abandonnerez plus puisque maintenant vous savez que vous pouvez être votre plus grand soutien dans l’adversité. Vous ne vous humilierez plus puisque vous savez à quel point vous pouvez être fier de vous de ne pas avoir fuit et d’avoir réussi à devenir rayonnant. Vous ne vous trahirez plus puisque vous savez maintenant être conscient de vos émotions et décider en fonction de qui vous êtes et non plus en fonction de votre environnement. Et vous ne souffrirez plus du sentiment d’injustice puisque vous savez maintenant que la puissance est en vous et pas dans la situation qui se présente.

Vous serez donc débarrassé de vos peurs d’être rejeté, abandonné, humilié, trahit et de vivre des injustices pour démarrer vos nouvelles relations ou projets ! En plus de votre gain de confiance en vous et votre nouvelle estime pour vous, vous voilà fin prêt pour vivre le plus grand amour de votre vie. Celui avec vous-même.

Vous voilà donc rayonnant et fermement décidé à le rester. C’est ce « fermement décidé  » qui attirera à vous des personnes engagées sur la notion de relations équilibrées et harmonieuses et qui fera fuir d’autres toxiques qui verront très vite que vous ne laisserez pas leur attitude de clochard émotionnel faire de l’ombre à votre soleil ! Enjoy!

Et si votre nouvelle attitude et votre bonheur rayonnant permettent aux toxiques qui vous entourent d’avoir envie de vous ressembler au lieu de vous détruire, ils monteront peut-être eux aussi dans le train qui fait voyager dans la vie en première classe. C’est le plus beau cadeau que vous pouvez leur faire mais ils ne sont pas obligés de l’accepter. Chacun doit choisir par lui-même ce qu’il a envie d’être.

Sophie